Originaire de Mariembourg, Marcel a fait sa carrière à l'extérieur pour venir terminer sa carrière dans sa cité natale. Un grand merci à sa fille Suzy qui nous a procuré l’historique de son papa.
Marcel Saint-Martin
1900-1992
Capitaine-commandant d'active
Service de Renseignement de l' Armée
Armée Secrète
Natif de Mariembourg, ses parents quittent Mariembourg lors du premier conflit mondial pour se réfugier à Paris. En 1917, âgé de 17 ans, il se porte volontaire de guerre et se fait remarquer. Après la guerre, il rejoint l'Ecole Royale Militaire pour être détaché au Congo. Il revient en Belgique et est affecté au 7ème de Ligne. Il fait la campagne de mai 40 et rejoint rapidement la Résistance en sa qualité d'officier d'active. Il fait partie des services secrets.
Septembre 1942 : Il est chef de section au réseau Bayard du Service de Renseignement de l'Armée. D’une grande importance pour les Britanniques – les informations sur les déplacements de troupes et de matériel, la localisation de cibles potentielles pour des bombardements (aérodromes, usines, nœuds de communication) et la description des résultats obtenus leur sont précieuses –, les 37 réseaux de renseignements officiellement reconnus après guerre sont aussi utiles pour le gouvernement belge qui récolte par leur biais de multiples données économiques et politiques en vue de l’après-guerre. Quatre d’entre eux, Luc-Marc, Zéro, Clarence et Bayard, dépassent les 2.000 agents.
1943: Marcel offre ses services comme officier d'active en sa qualité d'instructeur militaire aux Milices patriotiques.
14 Septembre 1943: Il est arrêté et incarcéré à Saint-Gilles pour espionnage mais remis en liberté en octobre. Il a été dénoncé par un indicateur mais est remis en liberté faute de preuve ou de dénonciation de sa part. Il coupe toute relation avec son groupe par mesure de sécurité mais continue son action pour le Service de Renseignement de l'Armée.
1944: Il devient conseiller militaire auprès des Milices patriotiques de Lessines.
Août 1944, il occupe son PC au maquis à Ollignies.
Septembre 1944, il est grièvement blessé lors de combats.
Octobre 1944, il quitte l’hôpital pour rejoindre l'Etat-Major des Milices Patriotiques.