L’enquête sur les vols présumés est menée à Temploux, Thisnes. On fait même avertir trois fois par la gazette de Bruxelles « qu’il y avoit au château dudit Jauche deux chevaux qu’on subconnoit estre volés en détaillant la grandeur, ages, poils etc. avertissant ceux a qui ils appartenèrent de les venir répeter ». Des témoins, venant de Noville-sur Méhaigne, Orp-le-Petit, Jauche, Namur, Huy, etc., sont entendus. Lors de cette enquête, on apprend que Colon avait voituré des pierres à la chaussée de Namur à Louvain, ce qui confirme son métier de charretier.
Son épouse Marie Tirion proteste contre la vente totale des biens de son époux, affirmant qu’elle en est propriétaire de la moitié, dont elle a besoin pour nourrir ses quatre enfants. Cette demande est acceptée.
Finalement, sans doute faute de preuves, les échevins de la Haute Cour de Folx‑les‑Caves rendent leur sentence le 28 septembre 1759. Ils acquittent Pierre Colon mais le condamnent quand même aux dépens. Le même jour, cette sentence est acceptée par Marie Tirion.
Le 5 novembre 1759, Pierre Colon, réapparu, déclare « avoir levé l’état des frais engendrés dans la cause que le Sr mayeur a eut contre luy. »
Le 26 juillet 1763. Chassereau[1] d'Autre-Eglise et ses dépendances. Au village de « Foolx », Pierre Colon paie l'impôt sur un terrain de 13 verges.
[1] AELLN, GSN 3309, Autre-Eglise. Il s'agit de la répartition d'un impôt levé au niveau du Brabant.