Light As The Breeze

She stands before you naked

You can see it, you can taste it,

And she comes to you light as the breeze.

Now you can drink it or you can nurse it,

It don't matter how you worship

As long as you're

Down on your knees.

So I knelt there at the delta,

At the alpha and the omega,

At the cradle of the river and the seas.

And like a blessing come from heaven

For something like a second

I was healed and my heart

Was at ease.

O baby I waited

So long for your kiss

For something to happen,

Oh something like this.

And you're weak and you're harmless

And you're sleeping in your harness

And the wind going wild

In the trees,

And it ain't exactly prison

But you'll never be forgiven

For whatever you've done

With the keys.

[…]

Ces yeux radieux comme des soleils, ces cheveux qui dansent et caressent, cette bouche qui s’entrouvre et sourit, et ces dents blanches qui mordent la vie…

Cette silhouette svelte qui ondule et se plie, puis bondit et s’éloigne à grands pas…

Ces jambes qui dessinent l’infini, ces pieds qui effleurent le sol…

Ces mains belles comme des ailes, si belles qu’on voudrait qu’elles se posent…

Cette voix, si pure et si douce,

Ce rire si clair et si tendre,

N’est-ce pas la source de l’amour, ce fleuve qui irrigue le cœur, emplit l’âme et tourmente le corps ?

N’est-ce pas la divinité qui subjugue,

Imposant désir et passion, dévotion et adoration.

Exigeant humilité, docilité, servilité.

Refoulant fatigue et raison pour l’espoir d’une guérison ?

Le corps enlace l’esprit et leur étreinte les unit dans la foi et l’espoir d’un regard.

Cette chanson est un de plus beaux exemples de la façon dont Léonard Cohen,par des évocations, citations, consonances et connotations, mêle spiritualité et sexualité, érotisme et religion, comme pour démontrer qu’il ne devrait y avoir d’autre dieu que l’amour.

Comme un Vent Frais

Elle se tient nue devant toi

Tu peux voir ça, tu peux goûter

Elle vient à toi comme un vent frais

Là, tu peux y boire, ou même y téter

Qu’importe ta façon d’adorer

Tant que tu restes

Agenouillé

Je me suis agenouillé là

Au delta, l’alpha et l’oméga

Où le berceau des mers et fleuves a creusé

Et, comme une bénédiction du ciel

Le temps d’un battement d’ailes

Je fus guéri et mon cœur

Apaisé

J’attendais ton baiser

Depuis si longtemps

Chérie, j’espérais un

Tel événement

Tu es faible, inoffensif

Tu dors sous le joug, en captif

Ce n’est pas vraiment la prison

Dans les arbres, le vent fort

Va souffler

Mais n’espère pas de pardon

Pour avoir perdu ton

Jeu de clefs

J’attendais ton baiser…

L’ombre descend et il neige

Chérie, je dois lever le siège

La rivière gèle partout

Je suis las de faire le beau

Et de courber le dos

J’ai trop vécu à genoux

Et elle danse ; c’est si gracieux

Ton cœur est dur et haineux

Et elle est nue

Pour te provoquer

Et tu renonces, dégouté

A ta haine, à ton amour, et

Elle vient à toi

Comme un vent frais

J’attendais ton baiser…

Il y a du sang sur chaque bracelet

Tu peux le voir et le goûter

Et c’est « S’il te plait !

Oh, s’il te plait »

Et elle dit « Bois, pèlerin, bois,

Mais il y a une femme, ne l’oublie pas

Sous ce beau

Chemisier doré »

Je me suis agenouillé là

Au delta, l’alpha et l’oméga

Comme un mystique, prosterné

Et, comme une bénédiction du ciel

Le temps d’un battement d’ailes

Je fus guéri et mon cœur

Apaisé

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)