Organologia LX
(Ré-)organisation de la démocratie
(Ré-)organisation de la démocratie
Sur le chemin du retour d’un workshop organisé à la LSE autour du thème « Ordinary democracy in the making »*, je m’interroge plus que jamais sur la démocratie dans nos sociétés et nos organisations. Au terme d’interventions diverses d’experts en études organisationnelles, en système d’information, en philosophie, en anthropologie et en économie, quatre points me semblent ressortir des débats ; Plus précisément, trois présences et une absence ont été au cœur de cet événement riche et intense co-organisé avec l’Université Paris Dauphine-PSL et l’ESSEC.
La première présence est celle d’une nécessaire impossibilité : comme définir la démocratie sans l’enfermer, la prédéterminer, la désambiguïser et donc, devenir anti-démocratique ? Un processus de démocratisation peut-il être conceptualisé, pensé, théorisé ? Faut-il s’en tenir aux conditions de possibilité d’un processus démocratique ? De façon claire, les débats ont fait ressortir une idée déjà bien connue des politologues : la démocratie est une éternelle question davantage qu’une réponse tranchée. Dès lors que des individus ont commencé à cultiver un voisinage, dès lors qu’il a fallu superposer dans un même espace et sur des axes de communications de plus en plus étendus des êtres et des choses dépassant la cellule d’une même famille, les grandes questions politiques et démocratiques se sont imposées. Comment faire cohabiter paisiblement et pacifiquement chacun et chacune ? Comment répartir les pouvoirs au sein de la « Cité » ? Comment ouvrir l’exercice du pouvoir au monde et à la sagesse pratique des citoyens ? Bien sûr, on peut questionner l’occidentalité de cette histoire. La généalogie des pratiques et des doctrines démocratiques est difficilement dissociable du monde grec et notamment d’Athènes. La Grèce antique a été un formidable laboratoire du démocratique.
Avec l'éloignement d'un pouvoir autocratique, celui du tyran ou du roi, dans la rupture avec une théologie ou une mythologie rendant permanente et incontestable le pouvoir d’un seul ou de quelques-uns, les questions démocratiques deviennent incontournables lors de l'Antiquité, du Moyen Age et de la Renaissance. Plus tard, les théoriciens de la démocratie représentative, participative, délibérative, radicale ou sociale, ont souvent été dans la même matrice « occidentale ». Et bien sûr, il faut résoudre bien des questions pratiques pour donner un cadre à la démocratie (voir le chapitre final du Travail déplacé). La question démocratique est indissociable d’une arithmétique et d’une logique du nombre. Il faut à la fois établir la base des votants et le processus du vote. On comprend alors à quel point la démocratie n’a jamais été le pouvoir de tous sur tous. Il a fallu tantôt une capacité foncière, un âge spécifique, des possibilités physiques et des procédures excluant les uns et incluant les autres. D’un point de vue plus technique, il a fallu définir des fonctions, des volumes, des ordres, une sérialité démocratiques. Aujourd’hui, ces dimensions sont toujours l’objet de nouvelles expérimentations et de propositions actives, notamment par des collègues de Paris Dauphine-PSL. Tout cela contribue à l’organisation et la ré-organisation des processus démocratiques.
Dans le plein de cette première présence dans nos débats à la LSE, cette dimension organisationnelle a bien sûr été omniprésente. Au-delà d’institutions garantissant le fonctionnement paisible de nos démocraties, de multiples processus organisationnels sont nécessaires à la santé démocratique de nos sociétés. Au-delà du périmètre de l’Etat et de ses organes politiques, le monde lui-même est de plus en plus organisé. La plupart de nos temps de vie ont lieu dans des espace-temps organisés. Des transports empruntés le matin pour rejoindre notre travail, en passant par nos entreprise ou administration jusqu’à tous nos temps intermédiaires de loisir et de restauration, nous ne quittons jamais des espace-temps organisés. Ceux-ci sont dans la société, intensément producteurs et reproducteurs de celle-ci. Ils constituent par bien des aspects des moments en quête de leur démocratisation. Au travail, le démocratique est ainsi souvent perçu par défaut. C’est quand il manque, quand il s’absente ou s’incomplète, que le démocratique est convoqué. Le silence et l’expérience ordinaire de l’activité collective sont alors suspendus. Les critiques tombent : « On ne m’écoute pas assez ! », « Je n’ai pas voix au chapitre ! », « Il y a un vrai problème d’écoute dans ma boîte ! », « Mon manager n’est pas assez participatif ! », « J’aimerais qu’on nous laisse élaborer nous même les procédures de travail, je connais mon métier ! ».
John Dewey est revenu à plusieurs reprises dans les discussions du workshop OAP 2025, notamment dans le keynote de Mark Coecklebergh et plusieurs présentations des sessions parallèles. Pour le philosophe pragmatiste, la démocratie est une « expérimentation permanente ». Elle est un processus et non une norme prédéfinie. Au fil de re-définitions collectives des problèmes les plus communément rencontrés, il faut d’abord maintenir une certaine ouverture pour que tous les individus, toutes les idées, toutes les techniques puissent faire partie de l’ « enquête » menée ensemble. Ce processus est pour Dewey le mouvement général menant d’une situation indéterminée à une situation déterminée. Il associe le démocratique à l’activité collective. Celle-ci suppose bien sûr un soin permanent, une attention, ce que Mukulika Banerjee a appelé un « gardening » ou une « cultivation » en anglais. Notre seconde conférencière-invitée a ainsi fait un parallèle passionnant entre la culture de champ agricole et les processus démocratiques. Comme tout jardinier le sait bien, il ne suffit pas de semer des graines une fois de temps en temps (notamment en votant…). Dans nos sociétés comme dans nos organisations, il faut continuellement prendre soin de la démocratie. Il faut entretenir le sol de nos débats, le fertiliser parfois, le mettre en jachère de temps à autre, le protéger d’insectes et de parasites nuisibles.
De façon complexe, le management a contribué à la démocratie participative (à sa nécessité pour compléter la logique des experts) et à la démocratie représentative (en systématisant au niveau organisationnelle les questions de mandataires et de gouvernance). Dans le contexte fordiste d’une chaine de montage par exemple, il est évident que l’organisation du travail définit des voisinages tout comme la cité le fait à une autre échelle. Elle nécessite d’ouvrir la discussion tant pour contrôler que pour améliorer les processus. L’espace organisé par le management étend finalement les questionnements démocratiques en démultipliant les espaces publics juxtaposés à ceux de la cité ou posé à ses côtés.
La deuxième présence dans les débats du workshop OAP 2025 est celle du normatif, en particulier du politus. Le keynote de Mukulika Banerjee était également illustratif de ce tropisme. La professeure a mobilisé deux exemples très intéressants pour montrer en quoi l’activité, même la plus ordinaire, pouvait induire des « espaces civiques » et des « processus démocratiques ». Le premier était celui d’une récolte dans un village indien. Pendant trois semaines, les castes, les statuts étaient alors oubliés. Pris par la nécessité de récolter, tous les individus ont finis par s’oublier et sont devenus les rôles divers et parfois interchangeables du travail des champs. Le deuxième cas était celui du métro à Londres. A partir d’une ethnographie fine et passionnante, la conférencière a montré en quoi chacun et chacune arrivait à cohabiter paisiblement dans des situations parfois pénibles. Dans l’expérience des transports en commun, chacun façonne et ajuste sa bulle à celle des autres. Une intimité de postures, d’attitudes, de tactiques sont mobilisés par les usagers pour maintenir la tranquillité dans l’immobilité ou la fluidité dans le mouvement.
Les deux exemples m’ont troublé (et pas seulement parce que je n’y retrouvais pas toujours mon expérience du métro à Paris…). Avec le recul, je pense qu’ils illustrent davantage des enjeux de politesse que de démocratie. Et je suis convaincu qu’il est absolument nécessaire de bien distinguer ces deux situations socio-politiques. La politesse suppose la suspension ou la neutralisation (temporaire) des différences. « Poli » vient du latin politus signifiant « lisse ». Avec des rituels de politesse, les romains (et beaucoup d’autres), réduisaient temporairement les différences de statuts. Grâce à la politesse, chacun se retrouve à la même hauteur, dans le même moment ordinaire. Mais comme plus tard la « courtoisie » ou la « galanterie », la politesse n’épuise pas les tensions, les divergences, les différences, les dominations. Elle les met de côté temporairement l’espace d’un instant public. Avant et après, les différences et les conflits subsistent. Dans la rue, dans un couloir, lors d’un voyage en train, pendant des courses, des inconnus peuvent être amené à devoir se parler ou se reparler. La politesse règle les interactions. Et le système de règles est souvent le produit d'un dominant maitrisant mieux que les autres les régulations.
La politesse ne met pas en jeu nécessairement un respect (on peut être poli et se limiter à une relation polie avec une personne que l’on déteste ou que l’on méprise). Pour autant, pas de Cité sans une forme de politesse. Et si toute forme de politesse ne mène pas nécessairement à la démocratie, un processus démocratique va souvent induire ses normes de cordialités. Mais sur le fond, comme l’a très bien dit Mary Parker Follett, un processus démocratique a précisément pour enjeu de permettre l’expression des différences, de les rendre productive. La conflictualité n’est pas tassée, mais plutôt canalisée. Loin d’une vision romantique de la démocratie, l'approche pragmatiste ne consiste par à dire qu’il suffirait de multiplier et de superposer les différences pour qu’elles se parlent et avancent ensemble. La trajectoire naturelle est même plutôt l’opposé. Il faut précisément un effort et un soin particulier, récurrent, profond, pour être en permanence sur le chemin de la démocratie ; Le « demos-kratos » est destination jamais atteinte. Et il faut des pratiques démocratiques pour intégrer et rendre productives les différences.
La troisième présence est liée aux sessions ayant abordé la question du numérique, des plateformes, des infrastructures et des techniques (des réseaux sociaux à l’IA en passant par les instrumentations de gestion numérisées). Il existe une « extension », un « changement d’échelle «, une « plasticité » tous particulièrement critiques pour nos sociétés comme nos organisations. Dans sa version originelle et quasi-mythologique, la démocratie est née pour des cités, à l’échelle d’un urbanisme de voisinage et de rencontre**. L’agora est un espace de conversations continues et ordinaires. Il a une immédiateté. Bien sûr, toutes les formes d’urbanisme ont une force politique (cf. notamment l’espace Haussmannien de Paris). Elles sont conçues, entretenues et animées par des dominants. Mais il y a une possibilité de visibilisation de ces processus dont on peut par ailleurs s’éloigner.
Plusieurs présentations d’OAP, le premier panel ainsi que la conférence de Mukulika Banerjee ont insisté sur l’inter-temporalité à l’œuvre dans les processus démocratique. Entre ses grands moments institutionnels (notamment de vote), la démocratie est surtout une conversation ordinaire. Cette conversation s’effectue aujourd’hui fortement sous forme de « posts » ou de « vidéos » sur les réseaux sociaux, de « prompts » sur les IA génératives ou d’ « échanges » sur des plateformes plus spécifiques. Et aujourd’hui, l’essentiel de ces événements ont lieu dans des espaces contrôlés par les « big tech ». Comme le montre Da Empoli dans son livre Les ingénieurs du chaos, une curieuse alliance s’est récemment formée : celle conciliant les populismes et le big business. In fine, c’est l’intérêt d’un certain business que de mettre en place une algorithmie des extrêmes, de favoriser le développement des extrêmes et de casser toutes les possibilités de centres et de continuités démocratiques. Dans ce contexte, l’hyper-individualisation fleurit, elle s’étend, elle infuse. La connectivité prime sur la communauté. Bien sûr, il y a des plateformes alternatives (des coopératives notamment). Mais elles restent minoritaires dans les conversations démocratiques. Bien sûr, des techniques numériques dédiées ont également vu le jour ces deux dernières décennies, des pétitions en lignes aux consultations citoyennes jusqu'aux budgets participatifs électroniques en passant par les votes électroniques. Elles ont parfois contribué à une démocratie plus directe ainsi qu'à une meilleure surveillance de l'action publique et des mobilisations citoyennes sur des périmètres inédits. Cependant, ces conversations démocratiques intenses restent anecdotiques par rapport à la masse ordinaire des conversations numériques.
Et comprenons-nous bien : le problème n’est pas l’extension et le passage à l’échelle en tant quel tels. Après le monde grec, toute la philosophie politique s’est interrogée et a montré les chemins possibles d’une démocratisation au-delà de la cité comme lieu unique. Elle a proposé et expérimenté un contrat social étendu. Le problème contemporain est la médiation (biaisée) mobilisée pour le passage à l’échelle : les plateformes. Cette médiation, sous couvert de libéralité, est un devenue un espace violent, extrême, objet par ailleurs de stratégies d’influences à la fois managériales et géopolitiques. Le vrai travail démocratique ne se fait certainement pas là. On peut contester à partir des espaces numériques habituelles, mais on peut difficilement construire un cadre participatif ou délibératif, et il est très difficile d’y mener une enquête réellement ouverte.
Il est alors tentant de limiter le problème et l’espace des solutions à un politus. La réaction devient : « Ils sont impolis, violents, vulgaires… et bien définissons des règles et appliquons-les ! ». Mais comme l'a montré en son temps Gille Deleuze, cette focalisation sur de l’exprimé, sur l’activité (au cœur de nos sociétés de contrôle), ne résout rien. En remplaçant automatiquement un propos vulgaire par des smileys sur Meta, en installant un système de « social credit » dans un pays, en veillant à des réponses correctives à des prompts politiquement incorrects, on n’éduque plus vraiment l’individu (comme le faisait cyniquement le panoptique). On régule de façon cybernétique l’exprimé, et on abandonne tout espoir dans un Homme meilleur. Surtout, on abandonne la discussion collective des règles et même pire que cela, on invisibilise les règles toutes noyées dans des lignes de codes et des médiations anthropomorphisées.
Pour terminer, j’aimerais évoquer une absence dans nos discussions de Londres. Celle d’un imaginaire institutionnel alternatif. Je pense que ce quatrième point est tout à fait clé et qu’il complète le propos concret de John Dewey mais en redonnant un rôle possible aux universitaires et aux scientifiques dans le cadre d'une vaste expérimentation collective.
En son temps, l’émergence des idéaux démocratiques en Europe a été intimement liée aux Lumières écossaises puis françaises. La démocratie est possible quand on abandonne les autorités essentielles, transcendantales, divinisées. La démocratie est une possibilité ouverte par l’exploration et l’extension de la raison et des capacités raisonnables nourries et appliquées à des connaissances. Dans ce mouvement sont nées les sciences. On l’oublie souvent, les sciences sont largement postérieures aux universités. Les universités (en occident en tous cas car il existe bien sûr une histoire non-occidentale des universitas), étaient des phénomènes au cœur de la Cité. Elles en ont accompagné le développement. Pour certaines, elles sont devenues tout l’espace de leur propre ville. Les professeurs du Moyen Age portaient la tonsure. Ils travaillaient et enseignaient dans un espace ouvert : sur des places publiques, dans des appartements privés, en mouvement, dans des bâtiments non-dédiés à une faculté… La plupart des grandes universités européennes ont mis du temps avant d’avoir des bâtiments et un campus intégré. Les méthodes scolastiques ne favorisaient pas une dichotomie entre l’enseignant et la recherche. La disputatio était autant un moyen de diffusion que de co-construction d’un savoir. Si bien sûr l’université ne s’adressait pas à tous et à toutes, elle faisait partie d’une expérience (religieuse) largement commune. La théologie, les arts, le droit, et plus tard, la médecine, étaient au cœur de la vie des femmes et des hommes du Moyen Age.
Lorsque la science se développe au 17ème et surtout 18ème et 19ème siècle, elle le fait d’abord et avant tout en dehors des sphères universitaires. Des curés désœuvrés, des aristocrates ennuyés et bientôt, des bourgeois et des industriels ambitieux, contribuent au développement de cabinets de curiosité, de salons de discussions et de sociétés savantes. Partout en Europe, la science se montre autant qu’elle se démontre. Elle est tout entière une expérience sensorielle, dont l’un des objets n’est pas sans lien avec un certain ennui de quelques privilégiés.
Tout cela se fait en rupture avec le sens commun, les superstitions communes, les idées préconçues, les schémas dominants. L’imaginaire de cette « modernité » (une notion revenue elle aussi à plusieurs reprises dans nos débats) est un imaginaire de rupture. Sur le long terme, je pense qu’il est devenu une distance infinie avec le peuple et par bien des aspects, avec les processus démocratiques. L’université elle-même a bifurqué (c’est bien sûr très heureux). Elle s’est à son tour « scientificisée ». Mais sur ce chemin, elle s’est éloignée tant de l’ordinaire que du mystère. La machine à connaissances née à ce moment-là (et toujours en cours d’extension) est devenue un curieux monde parallèle (européen ?) auquel le pragmatisme (en particulier celui de Dewey) propose de réagir.
Deux pièces sont essentielles à cette machinerie moderne : l’encyclopédie, et la conversation scientifique. Le savoir encyclopédique a été fortement encouragé par les philosophes des lumières. C’est une utopie reprise par Wikipédia puis plus récemment, par les IA génératives. Il s’agit de mettre le savoir tout entier à la portée de chacun et de chacune. Les conversations sont surtout des moments mentorés. Pour être éclairé ou éveillé, il faut d’abord passer par les mains d’un autre. Je ne souhaite pas ici me faire démagogue. Je pense que la figure de l’expert-éclairant peut souvent avoir une utilité. Cependant, les espaces et les imaginaires de cet accompagnement sont aujourd’hui tragiquement tronqués. Ils supposent un politus qui vous infériorise. Ils maintiennent une vérité ultime dans les mains de celui ou celle qui maitrise le code du jeu. Il favorise les bons élèves au détriment des personnes intelligentes (ensemble).
Aujourd’hui, les murs de l’université définissent le champ d’un jeu seulement étendu par les espaces de certaines plateformes (et je ne pense pas que les infrastructures citoyennes ou open sources aient véritablement changé les choses). Les « université populaires » ou « ouvertes » existent bel et bien. Mais elles sont seulement des instants de suspension du jeu, une forme de politesse permettant à un expert de parler plus simplement. Au-delà de l’encyclopédie et des conversations éclairantes, quelles nouvelles pratiques et quels nouveaux espaces pourraient donner un rôle nouveau aux universitaires dans les processus démocratiques ? Avec quelles continuités au-delà des simples cours ou processus de publication ?
Ce quatrième constat, fait bien au chaud et protégé par les murs d’une des institutions universitaires les plus prestigieuses du monde, me semble le plus lié à mon propos dans Organologia. Les organologues pourraient contribuer à réorganiser l’action publique et l’enseignement supérieur dans cette direction. Cette réorientation est urgente. Sous peine de devenir de simples spectateurs condamnés à observer du haut de leur tour d’ivoire la fin d’un soin démocratique dont ils ont peut-être été les premiers à se détacher pour exister chacun individuellement.
* Le 15ème Organization, Artifacts & Practices (OAP) workshop, organisé les 4, 5 et 6 juin par la London School of Economics & Political Sciences. L’événement a regroupé 85 participants issus des sciences humaines et sociales, sur le thème « Ordinary democracy in the making ».
*A l'origine, des dèmes, c'est-à-dire des unités villageoises d'une dizaine de personnes.