Cité moderne pour les vieillards
Le 2 mai 1958, un important chantier s’ouvrait au centre d’un vaste terrain situé entre la Route de Warcq et le bord de Meuse. C’est sur cet emplacement que le Conseil d’administration de l’Hôpital-Hospice de Mézières avait décidé de construire une cité moderne pour les vieillards. Elle offrira à ses 150 pensionnaires, un confort que pourront envier de nombreux hôtels aussi bien que des établissements hospitaliers. (lit-on dans l’Ardennais du 29 juillet 1959). Jean-Paul et Jean Robert Dupré et monsieur Armel, architectes chargés de cette réalisation l’ont en effet conçu selon les dernières techniques du progrès en matière de construction collective et surtout avec le souci majeur d’apporter aux gens, le maximum de confort.
A l’extrémité ouest, une petite chapelle de conception très originale a été implantée. Sa forme circulaire rompt utilement avec la rigidité de l’ensemble qui a été dressé suivant les principes modernes en béton armé sur une trame large permettant une souplesse plus grande dans la distribution.
Cet établissement modèle qui ne ressemble en rien aux asiles tristes et sans confort que l’on offrait jadis. Toute la partie habitation (chambres, salles de lecture, salle d’attente ainsi que la terrasse) est disposée au sud, sud ouest afin de bénéficier du maximum d’ensoleillement.
Les services sanitaires et des soins donnent sur la face nord ainsi que les salles à manger et de séjour, la salle des fêtes prévue pour contenir 250 personnes, pourvue d’une cabine de projection, d’une cinémathèque et de loges d’artistes.
Elu, en mars 1959, maire de Mézières, monsieur Miquel s’inquiète de l’état d’avancement des travaux et de leur financement et avec le nouveau directeur de l’hospice, monsieur Chantegrel, ils évaluent de concert ce qu’allait coûter l’équipement, l’ameublement, la finition de cet immeuble. Une lourde dépense était nécessaire, il a fallu recourir à la fois à l’aliénation et à l’emprunt ce qui retarda quelque peu l’ouverture de la maison. » (L’A du 29 décembre 1960).
Inauguration
Le mercredi 28 décembre 1960, après avoir été accueilli par le maire, monsieur Miquel, monsieur Aujaleu, directeur général de la Santé publique, représentant le ministre, a sectionné le ruban symbolique qui barrait l’entrée du vaste hall d’accueil de la nouvelle maison de retraite de Mézières. Puis sous la conduite de mademoiselle Lalouette, surveillante générale, les personnalités ont parcouru les 4 étages et visité les chambres coquettes. La visite s’est terminé par un vin d’honneur servi dans l’une des salles à manger et au cours duquel trois allocutions ont été prononcées dont voici les extraits de celle du maire :
« C’est le 14 mars 1956 que la commission administrative de l’hospice de Mézières décide de la construction d’une maison de retraite, profitant du report d’une subvention primitivement destinée à l’édification d’une nouvelle maternité. Par lettre du 3 décembre 1956, le secrétaire d’Etat à la Santé publique et à la population donnait son accord au projet. Au cours de l’année 1956, la Commission administrative sous la présidence de Raymond Hanus alors maire de Mézières, aliénait une partie du patrimoine afin de se procurer les fonds nécessaires et achetait les terrains visés pour l’édification. C’est en mars 1957 que le périmètre de protection de la nouvelle maison de retraite fut défini. C’est le 25 avril 1958 que les résultats de l’adjudication des travaux furent publiés. Une nouvelle subvention de l’Etat fut nécessaire».