Le chemin du désert
Après un excellent petit déjeuner bien garni, nous prenons la route vers 8h30. Le ciel tout bleu augure d’une magnifique journée. Petite étape donc dans un milieu très urbanisé et uniquement sur des petites routes.
Mais pourquoi l’hôtelier ne nous a-t-il rien dit de cette journée ? Le 25 avril, les italiens fêtent la République, ce qui veut dire que tout est fermé. Quand nous nous sommes mis en quête de magasins pour déjeuner, rien de rien. Une dame nous explique que ce n’est même pas la peine de chercher. Les italiens seraient très respectueux de cette fête nationale. Dans Porcari, nous trouverons cependant : un magasin qui vend des sandwiches, un marché avec des fruits. La dame m’offre gentiment une demi-orange savoureuse.
L’étape se déroule à plat et les montagnes composent le fond du décor. Beaucoup de maisons comportent des claustras en briques, ce qui les rend très charmantes.
Finalement, à Turchetto, l’hypermarché est ouvert, mais nous n’avons plus besoin de rien. A ceux qui voudraient rejoindre alors l’Abbadia di Pozzeveri, soyez attentifs au balisage. Un monsieur qui passe à vélo nous confirme que c’est bien la trace à peine visible dans les herbes qu’il faut suivre. A l’approche de l’ancienne abbaye, il faut beau et chaud ; nous sommes en pleine nature au pied des vignes. Tous les ingrédients d’une bonne halte sont là. Repas, lecture et sieste.
Il reste peu de chemin à parcourir pour atteindre Altopascio. Ceux qui nous ont promis présence et gîte ce soir avaient-ils conscience que le 25 est férié. Nous verrons bien !
Après quelques demandes, nous trouvons facilement l’adresse indiquée mais personne à l’heure dite. De crainte de devoir dormir dehors, nouvelle plongée dans le Dormifrancigena et l’hôtel Da Paola contacté accepte de nous accueillir.
A défaut d’accueil gratuit au gîte communal, cet hôtel est fort sympathique (même si ce n’est qu’un hôtel sans petit déjeuner et qu’il faut payer en liquide).
Quelques heures plus tard, alors que nous entamons la visite de la ville, Myriam, le contact de la ville nous appelle et s’étonne de ne pas nous trouver à l’accueil. Bon, dommage, mais c’est trop tard !
Il y a peu d’établissements ouverts aujourd’hui ; notre choix se porte sur une trattoria, qu’il faut réserver. Rapide, bonne, pas cher, mais il ne faut pas traîner sur sa chaise car les clients font la queue dehors.
En sortant, la température s’est brusquement rafraîchie. Nous regagnons bien vite notre chambre qui se révèlera silencieuse même si elle donne sur une route très passante.
Hébergement : Hôtel Da Paola
Accueil : très bon
Conditions de logement : très bonnes
Prix : raisonnable