Quand nous quittons le gîte de O’Cebreiro, ce 11 août, il fait encore nuit noire : ce sont les loupiotes des autres marcheurs qui nous guident.
Pendant que le jour se lève nous cheminons en ligne de crête, mais bientôt, nous allons descendre en jouant au yoyo : on descend, on remonte, on descend, on remonte…. A une bonne heure de O’Cebreiro, un col déjà : l’alto San Roque, dont la statue de pèlerin regarde avec envie le bâton de pèlerin( préparé pour Claude par Jean-Pierre)
Une heure et demie plus loin, l’Alto de Poio, où l’on accède par un raidillon bordé de murets, nous attend pour un café bien mérité.
Jusqu’à Triacastela, nous allons marcher dans des chemins creux qui me font plus penser au Massif Central qu’à la Bretagne (annoncée dans les guides) avec nos premières vaches depuis longtemps et perdues dans des hameaux écartés, des églises chapelles remarquables : Padornelo, Fonfria, Biduedo, As Pasantes (où nous avons acheté des framboises) Dans ce dernier village nous avons croisé une espèce qui se multiplie, paraît-il, ces derniers temps sur le Chemin : des Témoins de Jéhovah, mais ils ont dû nous entendre parler français et ne s’adressent pas à nous.
A Triacastella, nous avons réservé dans un gîte privé (Aïtzanea). Nous sommes dans les premiers, et j’en profite pour faire une lessive (dans une machine). Pendant notre sieste, notre dortoir sera complété par des Français que nous n’entendons même pas arriver.
Au goûter, nous apprenons que le jeune du groupe fête ses 20 ans : en allant faire des courses, nous lui achetons des sucettes !!! Nous décidons d’aller à la prière organisée pour les Pèlerins, en l’absence du prêtre de la paroisse parti se faire opérer, ce sont des jeunes qui animent la prière !
Repas pèlerin dans un des restaurants de ce village très touristique et dodo, alors que l’orage gronde.