Le lendemain matin (8 mai), comme il faut aller mettre les voitures aux différents lieux pour ne pas trop se fatiguer, cela se fait avec force cris, klaxons Qui, de notre hôte ou de nous, est le plus excédé ? Je ne sais mais comme nous devons retrouver ce groupe au gîte de ce soir, nous décidons de tenter notre chance, hélas ! sans succès, chez les religieuses de Vaylats.
C’est à Varaire que nous faisons halte pour faire nos courses pour aujourd’hui et demain, téléphoner, et retrouver John l’américain rencontré à Gréalou…
Le Causse est en fleurs et c’est un plaisir olfactif, partagé par les « brebis à lunettes ».
Après Mas de Vers, nous sommes interpellés par un vieux, qui nous demande son âge : 94 ans et tout heureux de discuter avec des pèlerins : La courte halte nous a reposés un peu, et nous pénétrons bientôt sur le camino ferrat en sous-bois, alors que, de nouveau,la pluie menace, assez pour que Claude mette le sur sac.
Nous ne sommes pas trop pressés d’arriver au Pech, l’étape de ce soir, où nous savons retrouver ce groupe pas très sympa. L’accueil est à la mesure de ce que nous avons déjà vécu : « Revoilà la grosse (c’est moi) qui va vouloir se doucher ! Et qui prendra la salle de bain ! comment je fais, moi pour me sécher les cheveux et me maquiller ? » Ces réflexions qui reflètent la bêtise de ces soit-disant marcheurs font quand même mal, quand on a fait 25 km et qu’on souhaite se reposer. Les hôtes, plus sensibles, nous ont, là encore réservé une chambre et, à la table du soir, nous sommes avec un autre couple, qui a fait 3 fois le Chemin (Monsieur est diabétique …). Ils nous parlent de leur expérience, notamment en Espagne et nous réconcilient avec le Chemin, car ce tronçon est surtout marqué par les rencontres avec ces groupes, qui peuvent bien entendu profiter des hébergements situés sur le Chemin, mais oublient – s’ils l’ont jamais su – que la marche avec le sac à dos est fatigante.