L’étape de ce jeudi 11 août laissera peu de souvenirs dans notre mémoire. Il fait encore nuit quand nous franchissons le pont sur la rivière Oja (pas celui de Sto Domingo bien entendu). Un jour gris se lève, mais pas forcément frais !…Nous marchons souvent le long de la N. 120, avec le bruit…. 2 heures de marche pour arriver à Grañon, où un pèlerin figé dans la pierre nous salue, mais comment est Grañon ? Curieux ! cette amnésie passagère !
Avec la dissipation de la brume, se dissipent aussi mes brumes cérébrales et la mémoire me revient devant le tracé du chemin en Castilla y Leon, et à Redecilla del Camino, le chemin écrasé de soleil est fixé dans le pavé.
Nous arrivons assez tôt au gîte de Villamayor del Rio : situé hors du chemin et hors du village, le gîte est désert, quand nous y arrivons et ne sera pas plein ce soir.
Claude a depuis quelques jours, mal à un pied (qui est d’ailleurs gonflé) sans pour autant savoir si la douleur est d’origine musculaire ou circulatoire… Nous partageons notre chambre avec une allemande que nous avons rencontrée à plusieurs reprises. Elle propose à Claude une « Wunderkreme », qui aura un effet effectivement miraculeux (au moins pour quelques heures).