Ce moulin est cité en 1242 lorsque Jean de Chanteloup, curé de Saint-Laurent de Paris le reçoit en héritage de son père.
En 1247 Pierre 1er, vingt-septième abbé de Lagny, devint propriétaire du moulin Relief et du moulin Vinay sur la paroisse de Gouvernes. Ce moulin Vinay est probablement le même que le moulin Vinet, l’orthographe des noms propres variait souvent d’un document à l’autre.
En 1661 le moulin Vinet avait comme meunier Jean Monsiau, celui-ci est alors parrain de Catherine Josselin fille du vigneron Denis Josselin de Conches.
Durant près de 100 ans on ne trouve pas mention du moulin Vinet dans les registres de Conches. Il faut attendre 1777 où Nicolas Enguerrand y est noté ancien meunier du moulin Vinet. C'est en 1814 que l'on trouve la première naissance dans ce moulin, Jean-François Lefèvre y est alors meunier. En 1818 Antoine Robin y est meunier[1].
Dès 1834 Louis Depussay marié à Angélique Moutier qui y est meunier, ils ont deux enfants (Eloy Rosalie et Antoine) un domestique Antoine Gelinier.
A partir de 1839 Théodore Chatenet (né en1803) (son nom est orthographié Chatenet, Chatenait ou Chatenay selon les documents…) y est meunier et ce jusqu’en 1846 ; il est marié à Geneviève Désirée Fortier (née en 1808) ils ont trois enfants (Rosalie Victoire, Rosine Françoise et Emile Théodore).
De 1851 à 1861 on y trouve Antoine Germain Gelinier, ancien domestique au moulin, marié à Clémence Morlet.,
En 1866 Ferdinand Cain, manouvrier au moulin, sa femme Stéphanie et leurs six enfants (Léon, Amanda, Léonie, Clémence, Georges et Edouard) y demeurent.
En 1871 c’est Depussay Louis Yves, né à Merouville (Eure et Loir) marié à Moutier Angélique Rosalie qui y logent.
En août 1862 Louis Galoin y demeure, il est éleveur marchand de volailles et produits clapier. Il fonde une société « Galoin et Compagnie » au capital de 6000F.[2]
En 1863 le moulin Vinet est mis en vente par adjudication par Maitre Frédéric Aureau, notaire 9 rue d’Austerlitz à Lagny. Le moulin comprend alors des bâtiments d’habitation et d’exploitation et 2ha 73a 43ca de pré clos planté d’arbres fruitiers et forestiers entourant ce moulin.[3]
En 1876 Victor Breteau demeure au moulin Vinet, il est alors « commis meunier ». On ne sait pas qui est alors meunier.
Dès 1881 c’est l’atelier de petite mécanique de Victor Husson, tourneur sur cuivre, qui utilise la force hydraulique du moulin. L’atelier fonctionnera durant une trentaine d’année.
Pour élargir le chemin rural N°1 dit chemin du moulin Vinet, M. Husson Victor est exproprié d’un pré de 3a 5cent en février 1890.[4]
Puis l’activité du moulin cesse, le bâtiment du moulin étant transformé en habitation.
En 1911 Jean Botte, rentier de 63 ans, y demeure avec sa femme Marie née Garande, sa fille Rose Marie Virginie et son gendre Richard Fischel, commerçant originaire du territoire de Dantzig.
En 1921 seul le couple Richard Fischel - Rose Marie Virginie Botte y demeure. Ils ont une domestique Marie Cléopha Wagner née à Hohendorf en 1897.
De 1933 à 1937 M. Wieckmann élève des chiens danois arlequins géants au moulin Vinet.[5]
En 1931 le couple Fischel y accueille la mère et la sœur de Virginie
Madame Botte Marie Rose Virginie[6] veuve non remarié de Ricardo Fischel en est propriétaire jusqu'au 22 juillet 1938 où elle le vend à Monsieur Louis Jean Richard.
M. Jean Richard décède le 7 novembre 1962 léguant le moulin à son épouse Françoise Orélie Jeanne Jumelle[7] ; cette dernière en fait donation à leur fils Louis Marie Georges Richard[8].
Le 16 décembre 1963 M. Richard Louis rachète les parts de ses frères Jacques Marie François Richard[9] et Marcel Marie Octave Richard.
Le 19 février 1965, M. Richard Louis fait un échange de terrains avec M. Mme Fraenkel [10] permettant de corriger les morcellements existants sur la propriété.
Louis Marie Georges Richard achète un terrain le 8/11/1965 à son frère[11]
Le 19/11/1968 Louis Marie Georges Richard est considéré comme ayant acquis par prescription un terrain au lieudit « le pré des forges », terrain de 161m2 qui faisait sailli dans sa propriété.
Le bâtiment, sis 37 rue du Châtelet est vendu en 2006 par Monsieur Richard Louis à M et Mme Roulin., qui en sont actuellement (2022) propriétaires.
Actuellement on peut suivre le bief du moulin entre le rû Gondoire et la rue du Châtelet, depuis le pont de la rue du fort du bois jusqu'au réservoir encore en eau.
Annexes
Victor Frumence Husson, tourneur sur cuivre (né le 6/12/1840 à Saint-Germain-sur-Morin, hameau de Montguillon[12]) épouse Mathilde Angèle Coursinault, couturière, (née le 29/11/1840 à Brou, Eure-et-Loir) le 10 octobre 1863 à Saint-Germain-sur-Morin. A cette date il est noté demeurant 80, rue de la Paix à Paris.[13] [14]
Lors de la naissance de leur fils Victor le 22/07/1867 ils demeurent 55 boulevard de Belleville, Paris XIe (vue 125/135)
Lors de la naissance de leur fils Victor Léon le 16/08/1868 ils demeurent 40 rue Bichet, Paris Xe. Trois ans plus tard ils demeurent à Montévrain, puis à Chessy à partir de 1872 à 1878.
[1] Il est l’époux de Marie Véronique Chevance, ils ont une fille Véronique Elvina le 25/02/1818, qui décède à l’âge de 8 jours.
[2] Journal de Seine-et-Marne du 9/08/1862
[3] Journal de Seine-et-Marne du 20/12/1862
[4] Journal de Seine-et-Marne du 2/02/1890
[5] Nombreuses petites annonces dans les journaux de cette période.
[6] Madame Botte Marie Rose Virginie demeure, en 1938, 37 rue Saint-Laurent à Lagny (Seine-et-Marne) ; née à Saint-Aignan (Creuse) le 6/05/1880.
[7] Mme Françoise Orélie Jeanne Jumelle demeure 1 ter, rue Chanez à Paris 16ème
[8] Louis Marie Georges Richard (° 4/12/1910 à Neuilly-sur-Seine) représentant demeurant à Paris 30, rue Bonaparte, époux de Mme Jacqueline Marie Hélène Perillat (° 4/12/1919 à Neuilly-sur-Seine)
[9] Jacques Marie François Richard (°21/10/1911 à Paris VIème) époux de Mme Marguerite Potier, demeurant à Chinon (Indre-et-Loire) boulevard Paul Louis Courrier.
[10] M. Frankel Vladimir Michel docteur en médecine et sa femme Mme Dubart Madeleine Jeanne demeurant ensemble 14, rue de Bucarest à Paris VIIIème.
[11] Marcel Marie Octave Richard. (°17/12/1913 à Paris VIème) représentant, époux de Mme Gabrielle Marie Georgette Seure, demeurant 79, rue Madame à Paris. Ce dernier a acquis ce terrain lors d’une vente aux enchères publiques le 1/04/1948 (lot N°20)
[12] Acte N° 33 (vue 119/ ) - Document 5MI5752 Naissances, mariages, décès. (1833-1844)
[13] Acte N° 22 (vue 50/285) - Document 5MI8171 Naissances, mariages, décès. (1861-1880)
[14] Ils ont un fils Adrien né à Chessy né le 28/02/1878 qui décède le 8/10/1952.