L’été s’en est allé, voilà que je frissonne,
Sous un ciel pesant de rêves inachevés ;
Le murmure du vent vient me parler d’automne.
Dans une ultime valse, les feuilles tourbillonnent,
Se déposent en douceur, sur le gazon mouillé ;
Et l’arbre dépouillé, généreux, leur pardonne.
La clarté se mêlant aux mailles de fils d’ombre,
Les outardes s’assemblent en vue du long voyage
Qui les mènera très loin, à l’autre bout du monde.
Du regard, je les suis, je les vois s’éloigner,
Symphonie de cris comme message d’adieu.
Au ballet de leurs ailes me laissant envoûter,
Alors, résonne, en moi, le mot de liberté.