Son regard habité par des feux de douleur,
Elle traverse l'opacité de cette nuit d'horreur.
Ses pas, sur le pavé sont échos d'une fuite.
Fuir, quitter à jamais cette violence gratuite,
Ces averses de coups, ces mots aux sons coupants,
Qui ont brisé sa vie, tailladé son serment.
Elle avance encerclée d'une noirceur épaisse,
Encore quelques rues, quelques pas, quelques mètres,
Pour atteindre enfin l'accueil de ce refuge,
Où elle s'abandonnera sans que nul la juge,
Là, où croire en demain appartient au possible,
Où ses lendemains tiendront en équilibre,
Là, où elle rebâtira son estime d'elle même,
Renouant à l'espoir de voir renaître ses rêves.