Dans l’ébauche d’un geste ou le plis d’un regard
Dans le souffle d’un rire que l’on croit reconnaître
On ose l’interdit des mots qui engagent
Et le corps qui frisonne dans ce regain d’espoir
Se laisse dériver au malice des sens.
Renouant aux parfums des saisons dont on n’a plus l’âge
Esquissant du doigt nos rêves un peu fous
Comme au temps de l’enfance
Sur un grand tableau noir
De malhabiles traits au bout d’une craie blanche
Dévoilaient leur mystère à ceux qui savaient voir.
Aux points clairs du jour
Aux broderies des heures
Quand les chemins de nuit se réveillent au partage
Quand le cœur se surprend et se remet à croire
Se mêlent et se démêlent au courant des hasards
Des fils de joie d’or dans la vie des regards.
Marybé le 20 avril 1999