De la nuit sombre de ses yeux
S’évade le profil d’un reflet lumineux
Étincelant comme un feu de passion.
Dans ses veines coule une chaleur de miel
Fluide et brûlante pareille à un langoureux frisson.
Une fraction d’instant, suspendue,
Perdue au sein d’un vide qui l’affole,
Son souffle l’abandonne
Se perd au loin,
Si loin, dans l’infini troublant de ce besoin intense
De vibrer à nouveau au plaisir de ses jeux partagés.
Tout son être frémit et tressaille du désir
De se fondre et se perdre sous un flot de caresses ;
Emportée, au fil du courant d’une fougueuse tendresse
Abandonner au cœur d’une fusion intime,
Son corps avec le sien.
Pourquoi n’est il plus là,
Lui, près de qui elle se savait femme.
Pourquoi n’est il plus là, son amour, sa passion
Son corps, son cœur, tous ses sens le réclament,
Pourquoi n’est il plus là son si tendre amant ?
Marybé 25 août 1997