Comme un oiseau blessé dont l'aile cherche le repos
J'ai déposé mes larmes à la brunante de ton regard
Glissé sous les paupières du vent l'embrun de mes sanglots.
Tu m'as entraînée loin, hors des murs de cette gare
Loin de tous ces adieux aux aurores des départs
De ces ultimes étreintes où rien n'existe plus
Que la plaie d'un chagrin où l'on se sent perdu.
La tendresse de ton bras s'imprime sur mes épaules
Diffuse sa chaleur qui se veut réconfort
Je ressens ta présence qui doucement me frôle
Le souffle de ton silence est complice d'un partage
Toi l'ami de toujours
Toi qui m'aide à franchir l'horizon des orages.
Vois, un soupir apaisé s'évade de mon sourire frileux
Demain je te promets, demain ça ira mieux
Demain, je renouerai les fils de sa petite enfance
Demain je ferai mienne l'idée de son absence
Je veux croire en ses rêves, je veux croire en sa chance,
Qui luit dans l'éclatante ardeur de ses vingt ans
Je veux que l'élan de ses yeux s'accroche à ses désirs
Libre sur ce chemin qui l'éloigne de moi
Je veux que ma fille si tendrement chérie
Réalise ce en quoi elle croit.
Marybé 6 septembre 1998