Rat de bibliothèque
La saga des favorites
Jean des Cars
Perrin
Qu’est-ce qu’une favorite ? Le mot, sans doute d’origine italienne, signifie qu’une femme « a les faveurs » d’une personne de haut rang. Elle ne se contente pas d’être une maîtresse, elle dispose de moyens, a une influence politique, économique ou artistique ; elle obtient des résultats, heureux ou calamiteux. Rien ne se fait ou se défait sans elle. Elle joue un rôle – qu’elle ne devrait pas jouer – en raison de son emprise sur le monarque, prince, roi, empereur, qu’il soit marié, veuf ou célibataire. Jean des Cars en a sélectionné seize, qui sont autant de célébrités, dans l’histoire de l’Europe :
Agnès Sorel, la « Dame de beauté » de Charles VII
Diane de Poitiers, amante d’Henri II jusqu’à sa mort
Gabrielle d’Estrées, favorite du « Vert Galant » Henri IV
La duchesse de La Vallière, La Montespan et La Maintenon, trois femmes qui ont marqué le règne de Louis XIV
La Pompadour et La Du Barry, favorites du « bien-aimé » Louis XV
Zoé du Cayla / Louis XVIII
Lola Montès, une aventurière dont s’éprend Louis Ier de Bavière
Anne-Elizabeth Howard et La Castiglione qui se glissent dans les draps de Napoléon III
Katia Dogorouki, maîtresse officielle du Tsar Alexandre II
Blanche Delacroix, Baronne de Vaughan, la « très belle » du « très vieux » roi Léopold II
Magda Lupescu / Carol II de Roumanie
Wallis Simpson, duchesse de Windsor, la plus célèbre des favorites du XXe siècle
Un excellent livre comme Jean des Cars sait si bien les faire. J’ai redécouvert des femmes que je connaissais déjà, ce qui est toujours sympathique, et j’ai découvert des favorites dont j’ignorais l’existence ou que je connaissais mal, notamment toutes celles après les favorites de Louis XV. Un joli tour d’horizon de ces femmes qui ont marqué l’histoire, très souvent pour le pire des hommes qui les ont aimées ! Seul petit bémol, parfois Jean des Cars manque un poil d’objectivité. On sent s’il a de l’affection ou non pour les favorites dont il parle.