En guise de prologue
Ce recueil d’anecdotes classées chronologiquement est à considérer comme une succession de souvenirs vécus dans le quotidien mouzonnais des années 1940-1950. Sachant le peu d'intérêt que portent actuellement nos concitoyens à la lecture, je l'ai intentionnellement rédigé sur cette forme très courte. Les anecdotes peuvent être lues séparément sans pour autant perdre le fil des faits indépendants des uns des autres, mais qui, néanmoins, se complètent en séries cohérentes dans les différents chapitres. À chacun sa méthode.
Initialement destiné à mes enfants et avec leur consentement, nous avons jugé utile que ce recueil puisse profiter à un plus large public. Pour cette raison j'ai ajouté quelques passages plus élaborés historiquement qui ont été corroborées, pour l’essentiel, par une étude extraite du quotidien «L'Ardennais». Les autres sources sont aussi mentionnées.
Né le 20 février 1937, j’étais trop jeune pour me souvenir aujourd’hui des évènements de la période précédant l’année 1943. Tous ces récits sont authentiques, évoquant le climat moral d'une époque. Ils sont transcrits avec le regard candide et les impressions ressenties par l'enfant puis par le pré-adolescent que je fus, noyé dans des évènements majeurs de ces années difficiles, mais jamais anodins, qui ont ainsi profondément marqué ma mémoire.
Pour ne porter tort à quiconque, les noms sont volontairement occultés, sauf dans les cas connus du public, en revanche les prénoms sont véridiques, le lecteur de mon âge s'y retrouvera! Mais là n'est pas l'essentiel, ce modeste témoignage d'un passé révolu, rapporté dans son contexte sans la contrainte littéraire, a une valeur d'appréciation pour qui voudra en tirer un enseignement.
Pourquoi cette évocation? Et pourquoi pas! L'histoire se charpente de faits divers, extraits du quotidien qui mis bout à bout, puis associés à d'autres témoignages s’avèrent d’une utilité plus ou moins appréciable. Le futur chroniqueur, avide de détails afin de réaliser avec plus de certitudes une œuvre évacuée des quelques hypothèses sans cesse à reformuler et qui nuisent parfois à la véracité des faits, y trouvera son compte.
Chaque chapitre correspond à des endroits où j’ai habité, dont les deux premiers sont situés dans des quartiers différents, où il a fallu s’intégrer et en adopter les coutumes pour se faire admettre et reconnaître sa nouvelle appartenance. L'école centralisée a été d'un grand recours pour faciliter les contacts et garder les anciens camarades de jeux, l'insouciance a fait le reste. Tous les titres inclus dans le chapitre font partie de l'habitat en question, ils ne sont pas forcément dans un ordre rigoureux à cause du thème choisi qui parfois déborde un peu sur les autres lieux.
Roger LOUIS
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