Le certif.
C'est en curieux que j'assistai à cette journée mémorable, car je n'avais pas encore l'âge requis pour passer ce premier examen, outre le concours d'entrée en 6ème qui nous a préparé sérieusement à ce genre de sanction et qui donnera un avantage certain par rapport aux exclus du concours.
C'est la deuxième année que l'on attribuait des prix à l'échelon cantonal et au titre des écoles de Mouzon. J'avoue que peu de candidats étaient concernés par l'attrait d'un prix, plus attachés à l'attribution du certif, mais ils en tireraient une fierté certaine lors de la distribution des prix. Cette 1ère année-là, ce furent : Jean-claude Stolz et Jacqueline Florent qui obtinrent chacun 300 francs attribués par la caisse des écoles. Le premier prix du canton revint à mademoiselle Thérèse Jacques, d'Oeuilly-Lombut. Qu'importe la gloire pour Michel Gérard, Claude Gonsalvez, pour Ginette Génin, Aline Ossivala, Simone Jacquet et bien d'autres encore, heureux de recevoir ce papier certifiant, pour les uns la fin d'une aventure scolaire ou pour les autres la poursuite des études.
L'année de 1950 est un bon cru, tous les candidats présentés ont été reçus. Il fallait lire la joie sur les visages enfin radieux. La délégation du canton offrait leur 1er prix à René Zysk et à Marie-Thérèse Lambert, tandis que le Comité des parents d'élèves de Mouzon récompensait Henry Wisierski et Arlette Fayon devant Jean-Marie Chabert et Jeanne Raguet.
1951, cette fois j’étais de la partie, je ne brillais guère, connaissant mon handicap en arithmétique, j'affrontais néanmoins les examinateurs à l’oral et les contrôleurs à l'écrit avec résolution, comptant bien me rattraper sur des sujets plus appropriés à ma personnalité. J'eus raison car le succès était au bout, sans doute pas très brillant, car je n'obtins aucun prix. Mais j'avais le droit au papier certifiant ma réussite comme Serge Arnould ( 1er de l'école des garçons), Pierre Bonarini, Michel Charlot, Jean-Claude Herment, Maurice Mathieu ( 1er du CC mixte), Marc Nonnon, François Paglia et les filles de l'école publique : Chantal Damoiseau , Jeannine Giachetti, (1ère du canton, elle obtint 500 fr), Pierrette Waty; les filles de l'école Privée: Huguette Dufrêne, Alberte Gonord, Arlette Gourmet, Françoise Lepage, Simone Mazy etc. j'allais oublier les filles de CC, les deux Nicole, Grégoire et Melot. Et bien autres encore dont je n'ai pas retenu le nom.
Lors de la remise des prix, Herment et Arnould s’étaient empressés de participer au concours de pêche qui eut lieu le même jour en obtenant modestement un prix et abondamment l'eau d'un ciel chagrin. Ils avaient vite retrouvé leur joie de vivre dans la sérénité et l'humidité.
À noter que 1950 est l’année de départ de madame Perrin, directrice de l'école des filles, mutée à Rethel avec son mari, instituteur lui aussi à Mouzon. Grâce à son impulsion, elle obtint la qualification de sa classe pour concourir sur le plan national à l'occasion d'un concours de poupées organisée par la Croix-rouge. Marie-Thérèse Zendzian et Nicole Schul, élèves de sa classe, remportèrent le 1er prix départemental des figurines habillées par de bien jolies poupées.