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Accroupie sur le sol aux éclats de sang Visage figé, yeux hagards, les pieds nus Sans savoir, sans espoir, Maroukia attend
Sur la terre de sa peau cuivrée Ravinée, meurtrie Sillons creusés par une pluie de larmes De rêves évanouis, d’amours bons marchés Multiples abandons, solitude mortelle.
Maroukia, femme sans âge Pourvoyeuse de plaisir Au corps tant de fois convoité Tant de fois caressé Tant de fois aimé Ne porte plus aujourd’hui Que l’empreinte de sa luxure.
Maudit soit ceux qui n’ont pour toi que dédain et mépris Intolérable intolérance Étroite vue de l’esprit Les méprisables ce sont eux car ils n’ont rien compris. Maroukia, mon amie, ma sœur,
J’aimerais te bercer et te dire que je t’aime Je veux te sortir de ton enfer Confie-moi ta main Fais-moi gardienne de tes secrets Je saurais t’insuffler un tel désir de vivre Qu’il te submergera tel un orgasme fulgurant.
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