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Je crois en cette terre qui colle à mes souliers
Sûre de son passé, rêvant son avenir Au travers des rires de mes petits enfants. Je les regarde vivre sans jamais me lasser, Imagine leur chemin quand je ne serai plus là. Je voudrais tant qu'ils aillent au-delà de mes pas Vivant intensément le moindre des soupirs Portée par ma tendresse devenue souvenir S'il fallait qu'un nuage fasse ombre à leur vie Je veux qu'un vent complice le prenne en otage. Puissent-ils porter toujours l'éclat de leur regard Par-dessus les barrières, par-dessus les grillages Alors, comme en secret, aux rives de leur cœur Fleurira une étoile au parfum de bonheur
Marybé |