La rondeur blonde de la dune Coquette, se laisse courtiser Par les reflets de poussière de lune Qui rendent hommage à sa beauté.
Un vent léger comme une plume Se risque à la frôler Il prend garde qu’elle ne s’enrhume Il ne fait que passer.
Dentelles mouvantes, vagues d’écume Viennent danser à ses pieds Lui font cadeau, jolie fortune De coquillages nacrés.
Sur sa tête, un tulle de brume Comme une coiffe de mariée Bouquet d’étoiles qui s’allument Une mouette vient de s’envoler
Alors, au creux de ce lit de sable Je me suis couchée, solitaire Couverture de pluie sur l’âme Cœur noyé au fond de la mer. Marybé |