Heureuse que vous soyez là

Un moment pour soi

Mélanie Valiquette
 

Merci de votre visite...

Passez un agréable mois de mai
N'hésitez pas à revenir respirer le parfum des mots. Peu importe le jour et l'heure, la porte est toujours ouverte, c'est le miracle de l'internet.
 
Et si l'envie vous prend de me laisser quelques mots, cela me ferait réellement plaisir
Marybé
 

18jours après
Fête des mères

Aux portes de l'éternel mystère

Aller, tel un arc tendu, vers l'inconnu du monde

Pour étancher sa soif avide d'en boire les lumières.

Pour assouvir sa faim dévorée de mille impatiences

Percer les ombres de l'horizon frontière.

Pas à pas s'étend la passion d'un regard en mouvance,

Goutte à goutte, au travers des jours, s'en diffuse l'essence.

Frémir aux ardeurs d'une nature en fièvre

Contempler ses beautés émouvantes et sereines;

S'opposer à ses maux de cruauté barbare;

Déchirer l'épaisseur de ses tourments et son inacceptable.

Voir la pousse naïve émerger du sol en poussière,

Se vouloir oiseaux en recherche d'infini;

Surprendre l'écho du vent confiant ses secrets à l'arbre sédentaire,

Percevoir sur sa peau l'odeur de l'herbe neuve.

S'endormir confiant sous la voûte d'une pluie en cascade.

Étreindre l'univers et se sentir vivant.

Chair et sang palpitants dansant sur les rives éblouies de la vie,

Au cœur d'un corps à corps unifié, s'y fondre pacifié ;

Laisser le recueillement emplir chaque fibre de l'âme

Glisser au profondeur du silence de soi

Essayer de comprendre et ne le pouvoir pas.

Ne pas savoir prier quelque dieu que ce soit

Et pourtant, sentir une litanie de mots en prière qui s'échappent des lèvres:

Incantations étranges aux murmures dévoilés.

Tous les sens en éveil, tel un gardien vigilant et fidèle

Aux portes de l'insaisissable et éternel mystère.

Marybé 1998