|
Sous l'ombre d'une lune aux berceuses enchantées,
Il y eut un jardin aux fleurs d'innocence Riant sous l'averse curieuse des jours à venir. Il y eut une source joyeuse aux mousseuses caresses, La beauté d'un champ aux épis de tendresse. Il y eut un sous-bois aux frissons complices Où jaillissaient en cascade des fous rires étoilés. Il y eut des nuées de baisers au parfum d'océan, Des marées de comptines, de passionnantes histoires, Des bouquets de coquillages, des gerbes de chansons sages, Des jeux naïfs tressés dans le sable des jours. Il y eut des souffles de papillons sur la magie des rêves Partant à l'aventure sur les ailes de fabuleux désirs. Il y eut du lever jusqu'au coucher des jours Il y eut des regards amoureux sur l'adulte en devenir Il y eut tout cela, Il y eut plus encore, Il y eut le bonheur qui se vit et qui ne peut se dire ; Tracés indélébiles imprégnés sur la peau tendre du cœur Il y eut le trésor d'une enfance auréolée d'amour. Marybé |