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Consigne : laissez libre cours à vos idées les plus débridées afin de pondre un éloge, un compliment, même alambiqué, sur le sujet de votre choix.
Ô toi, Paresse amie Avec qui je suis intimement liée De la racine des tifs Jusqu'au bout de mes pieds Qui m'a envahie, habitée Comme une vigne s'accroche Au mur qui la supporte Imaginer qu'un jour La vie me joue un tour Que soudainement tu viennes à me quitter Perdrais-je alors ma raison d'exister ? L'œil plein de mépris Le regard de travers Certains osent te blâmer Et te faire la guerre Te vaincre à tout prix Ton image si durement malmenée Je me dois de venir ici la rehausser Accepte humblement de te voir louanger Tu fais partie de moi, tu habites ma vie Faisant fi du stress, tu me la rends jolie Tu as des attributs qui ont su me plaire Et ceux qui te houspillent, je saurai les faire taire Surtout, ne rougis pas de te voir encenser Et accepte simplement d'être remerciée Érasme a rédigé l'éloge de la folie Je ne suis pas Érasme, bêtement Marybé Et, mon éloge à moi s'est à toi qu'il s'adresse Toi, mon indécrottable et fidèle Paresse.
Marybé - 7 avril 2010 |