Heureuse que vous soyez là

Un moment pour soi

Mélanie Valiquette
 

Merci de votre visite...

Passez un agréable mois de mai
N'hésitez pas à revenir respirer le parfum des mots. Peu importe le jour et l'heure, la porte est toujours ouverte, c'est le miracle de l'internet.
 
Et si l'envie vous prend de me laisser quelques mots, cela me ferait réellement plaisir
Marybé
 

18jours après
Fête des mères

Lettres‎ > ‎

À La Liberté

Madame La Liberté, 

Vous avez fière allure, Madame, 
Debout, le bras vers le ciel levé
Sanglée dans un corset de fer
Élégamment drapée dans votre robe cuivrée.
Plus que de l'allure, elle en a de la gueule, 
Diraient, parlant de vous, certains de vos amis français.
Il est vrai qu'ils ont droit d'être fiers 
Car c'est bien l'un des leurs 
Qui vous a mise au monde. 
S'inspirant, peut-être, du visage de sa mère, 
Ce fameux Frédéric-Auguste Bartholdi 
A su vous conférer noblesse et caractère. 
Mais, si vous êtes bien de nationalité française 
Voilà bien des années 
Vous avez immigré en une terre lointaine 
Offerte en cadeau pour marquer un centenaire 
Et témoigner ainsi de l'amitié franco-américaine 
Oui, Madame, 
Indiscutablement vous avez de la gueule!
Impassible, affrontant tous les temps,
Qu'ils soient beaux ou encore moins cléments
Portant à bout de bras le flambeau d'espérance
Dont les lueurs embrasent le ciel de l'univers
Et jettent des reflets sur l'Hudson River.
Vous êtes de surcroît, le visible symbole
Qui, au tréfonds des cœurs de chacun des hommes
Représente le bien le plus précieux qui soit. 

Madame La Liberté, 


Aujourd'hui, pour la première fois
Je suis venue vous visiter.
Si je me sens si bouleversée,
C'est parce que quand j'étais enfant
Il m'arrivait bien souvent d'admirer
Votre image partout où elle se trouvait.
Alors je rêvais en secret
Que je survolais l'océan,
Que j'arrivais enfin sur votre continent.
La vie parfois a un visage étrange
Car c'est un hasard, un jeu de circonstances,
En réalité, une merveilleuse chance
Qui fait que je suis, aujourd'hui, près de vous. 

Madame La Liberté, 

Votre nom, vous le savez
Est encore, de par le monde
Trop souvent galvaudé.
Alors je me questionne et m'interroge, 
Et me permets de vous demander:
Croyez-vous vraiment qu'on puisse espérer
Que demain ou encore un jour prochain 
Ce nom si précieux de Liberté 
Tous les peuples jusqu'à ce jour opprimés 
Tous, les hommes, les femmes, les enfants 
Où qu'ils vivent, où qu'ils soient nés 
Pourront-ils enfin le porter ? 

Marybé