La douceur de l’aube se glisse au travers des persiennes Et vient se poser sur ton épaule offerte à sa caresse Sous ton front, les rêves batifolent avant qu’ils ne s’éveillent La brise du jour nouveau sème des souffles de tendresse
Une mèche soyeuse chatouille le velours des paupières Malicieuse, un filet d’ombre illumine l’innocence des lèvres La chair nue sous le drap au sein de l’abandon Me laisse, tel un secret, des fils parsemés d’émotions
Ta présence endormie, à la fois si forte et si fragile Ce tableau émouvant d’une beauté inconscience Me comble d’un sentiment d’une incroyable chance Aux rives de mon cœur, la pureté d’un désir se profile |