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Ouvre grand ta fenêtre et laisse entrer le vent; Laisse-le habiter le vide de ta chambre Bercer de son souffle les soupirs du silence; Vois comme il se rit de l'inertie des choses, Et balaye d'un seul coup les ombres des instants Où ta vie s'est dissoute dans l'eau trouble du doute. Laisse-le apaiser les flammes des souvenirs échus Qui logent au grenier de ta mémoire empoussiérée; Vent douceur qui effleure la peau lisse des jours qui passent Et pose sa tendresse sur le visage de tes nuits. Inlassable voyageur, son odeur est miroir de tous les horizons Et l'écho de son chant porte les beautés du monde. Laisse-le te surprendre et t'insuffler sa force, Laisse-le détourner tes révoltes, apaiser tes colères Confie-lui tes secrets et offre-lui tes craintes; Comme il accompagne le marin vers le port salutaire Laisse le vent se prendre dans la voile de tes peurs Marybé Laisse le vent se prendre dans la voile de tes peurs.
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