Heureuse que vous soyez là

Un moment pour soi

Mélanie Valiquette
 

Merci de votre visite...

Passez un agréable mois de mai
N'hésitez pas à revenir respirer le parfum des mots. Peu importe le jour et l'heure, la porte est toujours ouverte, c'est le miracle de l'internet.
 
Et si l'envie vous prend de me laisser quelques mots, cela me ferait réellement plaisir
Marybé
 

18jours après
Fête des mères

Hommages‎ > ‎

À Marcel Marceau

Avec l'impétuosité de son immense talent,

Son être tout entier jongle ses expressions

Livrant la confidence de ses rêves muets.

Il parle le précieux langage de l'infini du geste,

Et les mots, mal dans leur peau étriquée,

Restent prisonniers d'un silence gêné.

Habilement dessiné le masque surprend dans sa blancheur de craie;

Des traits de cendre marquent sa bouche et son regard;

Au fil de la trame de l'histoire racontée,

On voit se répandre des expressions variées;

Des élans de surprise,

Des touches de tristesse

Des explosions de joie.

Marcel le mime,

Marcel, le génial artiste

Confie la sincérité de son âme habillée d'une éternelle jeunesse,

Courant de par le monde

Pour conter, avec fougue, sa passion de la vie.

Le public envoûté le suit éperdument au sein de sa magie

Où les mots devenus dérisoires n'occupent aucune place.

Seule la musique discrète a le droit d'être là,

Fidèle compagne de l'émotion qui se lit, se devine et qui passe

Comme un long frisson chaleureux.

Solitaire, prisonnier volontaire sous le feu de la rampe,

Amoureux du silence au centre de la scène,

Il aime entendre jaillir l'écho des cascades rieuses,

Et accueille l'hommage des larmes fugitives.

Après avoir laissé son art faire la fête

Il quitte le cerceau éclatant de lumière.

Pour un dernier salut, un geste élégant de son chapeau à fleur,

Puis, il s'en va heureux vers les coulisses de l'ombre

Débarrassé du fardeau d'un bonheur offert et partagé,

Des ailes à l'orée de son cœur généreux qui s'envole léger.

Marybé 1997