Les Taö-Dan-Shi sont des figures aussi respectées que redoutées. Ni moines, ni guérisseurs, ni alchimistes au sens strict, ils incarnent un art ancien où l’Orhen est utilisé pour divers bienfaits. Souvent spécialisé dans un des deux domaines — le Taö ou le Dan-Shi —, la maîtrise des deux est nécessaire pour obtenir ce titre honorifique.
Leur but est l’harmonisation — entre le corps, l’esprit, et la nature. Ils sont capables de soigner par le simple toucher, d’équilibrer des flux internes par des gestes précis, ou encore de condenser leur Orhen dans des pilules aux vertus multiples. Leur art dépasse largement les soins produits par le reiki, le qi gong ou des médicaments usuels.
Devenir Taö-Dan-Shi n'est vraiment pas une voie que l'on choisit et atteint facilement : c'est un chemin sinueux où l'écoute du vivant et une compréhension parfaite de l'Orhen sont fondamentales. S'il est nécessaire d'avoir une affinité avec l'Orhen et être capable d'en ressentir les flux, ce n'est pas seulement ça. Il s'agit aussi d'un état d'esprit, où le « soi » n'existe plus tout à fait.
En effet, pour être capable de manipuler l'Orhen à ce niveau, les maîtres Taö-Dan-Shi enseignent aux disciples d'oublier de nombreuses notions passées, et de laisser derrière toutes les idées toxiques de la société actuelle. Des années d'études pour maîtriser les deux aspects de cet art — le Taö et le Dan-Shi — sont donc demandées, en plus de faire preuve d'une patience qui n'est pas commune à la plupart des mortels.
Le Taö est l’art du vivant, de l'organique, de l'instinct. Le practicien est capable de percevoir directement le flux de l'Orhen chez d'autres individus, en ressentant les vibrations de l'énergie qu'il fait circuler chez eux. Il ne s’agit pas d’un pouvoir spectaculaire, mais d’un affinement extrême de la perception, de la respiration et de l’intention de ces maîtres.
Après avoir procédé à cet examen, un maître Taö pourra procéder à différentes techniques pour aider la personne à se sentir mieux. Pour cela, il peut utiliser une technique basée sur les points de pression de l'individu (à l'image de l'acuponcture), ou bien tenter de refaire circuler l'Orhen de l'individu dans l'ensemble de son corps pour redynamiser son organisme.
Dans tous les cas, le praticien fera en sorte d'éliminer les résidus d'énergie négatives, les toxines faibles (tel que l'alcool) ainsi que les mauvaises pensées pour que la personne puisse se sentir mieux, et surtout, apaisée.
Le Dan-Shi est l'art de la transformation, et de la Vie. Un maître du Dan-Shi collecte, traite et assemble divers ingrédients (herbes, minéraux, organes rares, spores, fluides et même poussières) pour fabriquer des pilules imprégnées d'Orhen.
Ces concentrés peuvent avoir des effets variés : soins, éveil, poison, amplification des sens ou même altération de la réalité perçue. Les pilules sont extrêmement efficaces, prennent peu de place, et surtout, elles ne sont pas périssables.
Pour fabriquer une de ces pilules, le maître Dan-Shi doit être capable de produire une matrice d'Orhen stable qui agira comme cœur du produit. Ensuite, les ingrédients doivent être mélangés selon une recette, leur type, et leur dosage, tout en variant la température de la flamme qui permet la fusion des ingrédients.
En d'autres termes, il s'agit d'un processus complexe qui nécessite de nombreuses années d'études pour connaître les caractéristiques de chaque ingrédient, car si une pilule peut empêcher la mort suite à une hémorragie, une mauvaise manipulation du Taö-Dan-Shi, et elle devient le pire poison qui soit.
Les pilules d'un maître Dan-Shi sont classées selon leur qualité et le type d'effet, mais aussi en fonction de l'énergie fournie par le créateur, en différents niveaux.
Je me dois de préciser que seules les pilules Chü et Shan peuvent être trouvées dans le commerce courant. Quelques Ling peuvent être obtenues si l'on a des connaissances dans les bonnes sphères. Pour les Zhen, seuls d'excellents Taö-Dan-Shi peuvent les faire sur demande, et c'est souvent très onéreux. Enfin, les Xian, personne n'a réussi à en produire depuis bien des décennies, alors tomber sur l'une d'elle...
Chü ; Pilule commune, qui permet généralement de soigner de petites blessures, récupérer de sa fatigue, ou soigner des maux bénins comme une diarrhée ou un mal de gorge.
Shan ; Pilule généralement plus rare, elle est bien plus stable et permet, par exemple, de rééquilibrer le flux d'Orhen d'une personne (empêche les effets négatifs).
Ling ; Pilule qui démontre de la maîtrise du maître Dan-Shi, elle peut largement augmenter les perceptions des sens d'un individu, ou bien réduire la consommation d'un Essem pendant l'utilisation de la magie.
Zhen ; Pilule d'exception capable de restaurer un état mental brisé, ou bien de dépasser temporairement les limites de l'individu.
Xian ; Considéré comme le niveau qui touche au quasi-divin, ces pilules pourraient apparemment sauver une personne sur le point de mourir, ou même libérer une énergie absolue dans le corps de celui qui l'ingère afin qu'il devienne un demi-dieu pendant quelques minutes.