Probabilités négatives et paradoxe EPR,
par A. Khélif
Conférence CLE du 10 décembre 2025
Conférence CLE du 10 décembre 2025
prise de vue et mise en page : S. Dugowson
Je propose une description mathématique du paradoxe EPR avec généralisation, issue de la théorie des « degrés ludiques » de Christophe Chalons.
Anatole Khélif
En accord avec les perspectives de la théorie des degrés ludiques de Christophe Chalons, on classe un vaste ensemble de distributions de probabilités associées à un dispositif interactif partagé entre deux joueurs, Alice et Bob, selon la possibilité qu'elles laissent ou non d'une transmission (probabilisée) d'information entre les deux joueurs ("Bob peut-il déduire avec une certaine probabilité le bouton sur lequel Alice aura appuyé ?") dans un cadre classique, dans un cadre quantique ou de façon plus générale.
Alice (1) et Bob (2) disposent donc chacun d'une console, constituant un dispositif global. Chaque console comporte un ensemble fini de boutons de couleurs (inputs) et d'un ensemble fini de lampes de couleurs (outputs). Alice et Bob partagent une connaissance commune : un tableau donnant la distribution de probabilité des couleurs de lampe sachant les couleurs des boutons sur lesquelles ils peuvent appuyer librement.
Les distributions de probabilité dont la connaissance permet une transmission classique (locale) d'information vérifient l'inégalité de Bell.
A contrario, celles qui ne la satisfont pas ne permettent pas une telle transmission classique (et c'est notamment le cas de l'intrication quantique et du paradoxe EPR).
Ref : théorème de Bell (1964) dans la version CHSH (Clauser–Horne–Shimony–Holt, 1969).