Otani Tomoemon VI en Kan Shôjô (Sugawara no Michizane) dans Terakoya (L'école du village) S-537-C
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Natori Shunsen
Otani Tomoemon VI en Kan Shôjô (Sugawara no Michizane) dans Terakoya (L'école du village)
S-537-C
Watanabe
1927
1927. Sceau Watanabe Ko à gauche et "Natori Shunsen en bas à gauche
Oban-Tate
2021 - Yahoo Auctions Japan (Hana_Desu_15)
Estampe un peu abimée
De la série "Sosaku Hanga Shunsen Nigao Shu" (Trente-six portraits d'acteurs kabuki). Ces estampes de luxe étaient vendues par souscription entre 1925 et 1929.
Sugawara denju tenarai kagami (Sugawara et les secrets de la calligraphie) est une longue pièce historique basée sur la vie de Sugawara Michizane (845-903) et les luttes politiques à la cour impériale de Heian au huitième siècle. Sugawara Michizane était un érudit, proche de l’empereur et ministre qui fut victime des machinations de son rival Fujiwara Tokihira, résultant en son exil au nord de Kyushu (aujourd’hui Fukuoka). Après sa mort, il fut réhabilité, devenant le dieu-protecteur des étudiants.
La pièce en cinq actes a été écrite par en 1746, puis modifiée avec l’ajout de trois frères quand des triplés sont nés à Osaka la même année. Elle n'est jamais jouée dans son intégralité, chaque scène étant une pièce séparée. Les plus jouées sont Acte III scène I Kurumabiki (La lutte pour le chariot) et acte IV, scène III Terakoya (L’école du village). Cette dernière est une des scènes les plus émouvantes du répertoire kabuki quand Matsuômaru sacrifie son enfant pour sauver celui de Michizane.
Kan Shûsai, fils unique de Kan Shôjô a été confié à Genzô, un samouraï loyal de Kan Shôjô. Les autorités lui demandent de tuer Kan Shûsai et de leur apporter sa tête. Genzô décide de tuer Kôtarô, fils d'un autre samouraï. Le chef du village vient avec ses assistants vérifier que Kan Shûsai a bien été tué. Kôtarô est le fils de Matsuomaru, allié au chef du village, mais secrètement loyal à Kan Shôjô. C'est à Matsuomaru que l'on demande d'identifier la tête coupée. Il s'aperçoit que c'est celle de son fils, mais confirme qu'il s'agit bien de celle de Kan Shûsai. Le chef du village et ses sbires s'en vont et Matsuomaru pleure devant la dépouille de son fils tout en étant très fier devant son sacrifice.
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