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Arriala, mettez un peu de fourberie dans votre vie !

publié le 4 juin 2010 à 08:11 par Vincent Bonnard   [ mis à jour : 4 juin 2010 à 09:39 ]

Cette fois-ci, c’est vers Arriala que nous vous emmènerons le temps d’un article.

Il s'agit d'un jeu de Florian Fay, illustré par Paul Filippi, édité chez Ludocom.



Arriala, traduction de canal en occitan, fait partie d’une gamme de jeu assez nouveau dans l’espace ludique actuel, les petits jeux assez courts empruntant avec succès les mécanismes des grands. Ce type de jeu gagne en durée de jeu tout en s’affranchissant de grandes lignes stratégiques troquées en vertus tactiques.

Au premier coup d’œil, un charme certain se dégage de cette petite boite. Avec ses traits sortis d’un univers peu commun au jeu de société, Arriala s’apprête à nous emmener sur les bords du canal du midi. Des quartes de qualités, des personnages et des figurines en bois, un plateau graphiquement réussi tout en gardant son coté fonctionnel, voila ce qui se présentera sur la table devant vous.



Prototype du jeu Arriala sur carte IGN, présenté pour le concours de création de jeu de société organisé par l’équipe d’ALORS… JOUONS !, le Festival du Jeu en Tarn-et-Garonne. qui lui a permis d'être édité

A vous maintenant de participer à la construction du canal du midi en procédant par les différentes sections reliant les grandes villes locales. Avec cinq points d’actions, vous pourrez placer vos personnages, déplacer ses personnages mais aussi les ouvriers adverses, autoriser leur demande de mutation vers le vignoble, très intéressant en fin de partie, ou encore construire une écluse . Des cartes permettant de jouer ses mêmes actions sont également disponibles. Elles vous feront gagner quelques points d’action au détriment d’une petite dose de hasard dont il faudra s’arranger.

Seulement voilà, Arriala ne fera de vous un illustre architecte que si vous participez majoritairement aux constructions. Pire que cela, toute égalité se fera en faveur du minoritaire. C’est la que les fourberies de Garonne les plus vicieuses séviront. Il sera parfois profitable d’aller perturber le travail de fourmi de vos gentils voisins de façon à provoquer une égalité dont vous serez le gagnant. Malgré ceci, l’impression de construction demeurera en fil rouge au cours de la partie.

Si pour les joueurs débutants, on assistera à des parties allant à l’essentiel, c'est-à-dire la construction plus ou moins linéaire des différents tronçons, il suffira de montrer une fois ce que l’on peut faire avec une dose d’espièglerie pour que les esprits rusés se dévoilent. Inutile de dire qu’entre joueurs confirmés, la partie sera rythmée par un festival de petites mesquineries.


La première sensation après une partie d’Arriala est un sentiment de partie trop courte, d’avoir souvent manqué d’un point d’action, et d’avoir envie d’en refaire une pour essayer de trouver un coup toujours plus fourbe. Ces trois sensations tendent à confirmer la qualité de ce jeu. Il vous faudra donc optimiser chacun de vos points d’action en fonction du contexte, favorisant avant tout l’opportunisme et le sens tactique.


Arriala se révèle donc une pièce maitresse de toute bonne ludothèque de par ses atouts : des parties courtes, un style de jeu adapté au public, des graphismes au charme certain pouvant même faciliter un moment convivial avec les plus jeunes comme les plus sages.


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