Commune de la Loire.
L'acte de vente de la terre de Bourg-Argental en l'an 844, au profit du comte de Vienne, évoque une "basilique" en l'honneur de la Sainte Vierge. C'est à peu près tout ce qui semble être connu de la première église de Bourg-Argental.
Dans la première moitié du XIIe siècle, des nefs latérales furent ajoutées autour de la nef centrale. L'édifice, orienté à l'Est, vers la Palestine, avait alors la forme d'une croix avec une tour octogonale couronnée d'une aiguille pyramidale qui s'élevait à la croisée des transepts.
Le portail est un vestige du bâtiment du XIIe, de type roman provençal.
Il se distingue par sa riche ornementation qui appartient au roman de la vallée du Rhône et relèverait de l'Ecole d'Arles.
La porte carrée est surmontée d'un tympan semi-circulaire, coupé horizontalement en deux registres dont celui du bas est divisé en sept compartiments encadrés, excepté celui du milieu, par des arcades en plein cintre.
Au dessus de la porte et du tympan, deux archivoltes retombent chacune sur deux colonnes auxquelles sont adossées des figures en ronde bosse faisant corps avec le fût. L'archivolte intérieure a sa face décorée de rosaces portant en leur centre des bustes humains. Il s'agit des 24 vieillards de l'Apocalypse. Sur le claveau central, le roi David a été sculpté jouant du violon. Au dessus de lui, sur la façade de l'archivolte externe, sept autres musiciens, des anges probablement, forment un orchestre céleste. On remarque en particulier celui qui manie ce qui semble être un tambourin. Les douze signes du zodiaque les encadrent.