Date de publication : Apr 24, 2016 5:8:15 PM
Vous trouverez ci-dessous dans le chapitre II consacré à la décharge Collet une reprise critique des études fournies qui s'avèrent "optimistes" sinon "orientées"!
1- Les prélèvements de sols donnent des taux très inférieurs à ceux analysés par le CETE, ils deviennent conformes aux normes des "déchets inertes" sauf pour l'antimoine; mais ils ont été pratiqués à petite profondeur au bas du talus; l'inspecteur en réclame de nouvelles sur les points d'analyse du CETE de 2008 et à des profondeurs identiques.
2- Les prélèvements d'eaux ne démontreraient pas d'impact car les taux de métaux lourds se montrent faibles et ne sont pas modifiés entre l'amont et l'aval. Toutefois, le bureau d'étude n'a pas analysé les sédiments au fond de la rivière alors qu'ils étaient très pollués en 2005, en amont comme en aval, et que les taux étaient aggravés en aval pour le chrome, le cuivre, le plomb et le zinc (l'antimoine n'avait pas été recherchée). De plus, les prélèvements 2015 ont été fait dans une période sans précipitations , donc sans que l'on puisse évaluer l'impact des ruissellements ou des infiltrations.
Donc on ne peut pas se satisfaire des conclusions proposées par le bureau d'étude qui assure que la décharge n'a pas d'impact et qu'il n'y a pas danger de pollution puisqu'il n'y a pas d'habitants!
Enfin, nous ne pouvons que regretter que l'échéancier des travaux de stabilisation puisse tenir compte des travaux du barrage prévu en aval à la Roussille: si le barrage etait mis en eau en cas de crue centennale, le bassin de rétention se prolongerait en dessous de la décharge; ce qui imposerait des travaux de soutènement pour éviter l'effondrement de la falaise.
Nous espérons que nos impôts ne se suppléeront pas au financement de la stabilisation due logiquement par l'entreprise Collet.
De plus, le préfet a admis le principe que les travaux soient ainsi reportés à 2020!