La tragédie permet de mettre en scène les grands débats politiques grâce à la mythologie.
À la manière d’Euripide (Les Suppliantes, 422 av JC), rédigez une pièce en un acte où un citoyen et une femme sont jugés par l’Héliée pour avoir voulu associer les métèques à l’exercice de la démocratie.
Voici quatre productions d'élèves : deux relativement longues (colonnes 1 et 2) et deux plus courtes (colonne 3).
CAZAUBON Corentin 2de 5
Acte I
[ Scène 1 ]
Léonidas et Ariane
Léonidas : Je n’en reviens pas de me faire juger à l’Héliée pour avoir voulu introduire des métèques dans la démocratie, moi le chef d’une des plus grandes et riches familles d’Athènes.
Ariane : Et moi pour t’avoir soutenu.
Léonidas : Ne t’inquiète pas, je vais régler ça.
Ariane : Même si je dois en mourir, je veux que tu ailles au bout de notre combat pour qu’il ne soit pas vain.
Léonidas : Non, je ne peux me résoudre à te perdre, je t’aime trop, cela serait la plus pire des tortures pour moi.
Ariane : Mais tu sais très bien que j’ai commis une erreur impardonnable, je n’avais pas le droit de prendre part à la vie politique. Le seul moyen de me faire pardonner est que tu arrêtes de soutenir les métèques, ce que je ne veux pas que tu fasses.
Léonidas : Ne sois pas bête ; il vaut mieux que tu vives plutôt que d’aider les métèques.
Ariane : Tu leur as donné ta parole que tu les aiderais et si tu reviens sur ta parole, tu perdras ton honneur.
Léonidas : Certes, tu as peut-être raison mais je ne peux m’y résoudre.
[ Scène 2 ]
Léonidas, Ariane et Héliée
Héliée : Vous avez osé essayer d’introduire des métèques dans la démocratie, c’est un acte inacceptable. Vous, Léonidas, devez arrêter de vouloir donner une place aux métèques qui ne doivent pas faire partie de la vie politique ou nous tuerons Ariane pour vous avoir aidé et s’être mêlée de ce qui ne la regardait pas.
Léonidas : Non, je vous en supplie, ne tuez pas Ariane, je ferai tout ce que vous voulez mais épargnez-la.
Ariane : Non ; je t’interdis de revenir sur tes promesses ; si tu fais ce qu’ils disent, tu seras maudit.
Héliée : Ariane, taisez-vous, vous n’avez pas la parole. Léonidas, pourquoi avez-vous voulu donner des droits politiques aux métèques ?
Léonidas : Tout simplement car ce sont des humains qui méritent d’avoir autant de droits que les citoyens.
Héliée : C’est impensable.
Léonidas : Et pourquoi ce serait impensable ?
Héliée : Tout simplement parce que si nous donnions les mêmes droits à tout le monde, la cité perdrait l’argent que lui rapportent les étrangers.
Léonidas : C’est surtout parce qu’une minorité de personnes perdrait ses petits privilèges.
Héliée : (très irrité) Je vous interdis de dire ça. Je reporte votre jugement à demain le temps que toutes les personnes qui vont décider de votre sort se concertent.
[ Scène 3 ]
Léonidas et Midas son confident
Léonidas : Toi qui me conseilles depuis de nombreuses années, que puis-je faire ?
Midas : Soit tu arrêtes ton combat inutile et Ariane reste en vie, ce qui est le mieux : même si elle ne te parle plus jamais, elle sera en vie et c’est ça le plus important. Soit tu continues, Ariane meurt et tu es triste jusqu’à la fin de ta vie et tu te morfondras sur ton sort jusqu’à ton dernier jour. Après, c’est ton choix, tu fais ce que tu veux, mais tu connais mon avis.
Léonidas : (ironiquement) Merci, tu m’aides beaucoup, Midas.
Midas : (ironiquement) De rien, c’est avec plaisir.
Léonidas : Non, sérieusement, Ariane ne veut pas que j’abandonne mais je ne peux la laisser mourir.
Midas : Il faut que tu essayes de la raisonner.
Léonidas : J’ai déjà essayé maintes et maintes fois, mais elle ne veut pas changer d’avis.
Midas : Si tu veux, j’irai la voir ; peut être qu’elle m’écoutera.
Léonidas : Comme tu veux, au point où j’en suis, je n’ai plus rien à perdre. Merci d’essayer.
Midas : Je suis sûr que tu ferais la même chose pour moi.
[ Scène 4 ]
Midas et Ariane
Ariane : Bonjour, Midas.
Midas : Bonjour, Ariane, vous êtes resplendissante.
Ariane : Merci. Qu'est-ce qui me vaut l’honneur de votre visite ?
Midas : Je suis venu vous raisonner, vous ne pouvez ainsi faire souffrir Léonidas, il tient à vous plus qu’à tout au monde.
Ariane : Je sais que je le fais souffrir mais je ne vois pas comment lui dire autrement qu’il ne peut abandonner les métèques.
Midas : Mais lui dire que vous préférez mourir plutôt que de laisser les métèques, n’est-ce pas excessif ?
Ariane : J’ai bien peur que non.
Midas : Vous êtes vraiment prête à mourir ?
Ariane : S’il le faut, oui.
Midas : Je vous en conjure, revenez sur votre décision, si vous mourez, je crains bien que cela sera inutile car Léonidas mourra de chagrin.
Ariane : Non, il se battra en ma mémoire, j’en suis persuadée.
Midas : (il s’emporte) Et moi je vous dis non. Arrêtez vos sottises.
Ariane : (elle crie) Il suffit, laissez-moi, partez.
[ Scène 5 ]
Ariane et Bérénice
Ariane : (elle est perdue) Bérénice, qu’ai-je fait ?
Bérénice : Depuis que vous êtes toute petite je vous aime, je vous ai même élevée, mais jamais je ne vous ai vue dans cet état, que vous arrive-t-il ?
Ariane : J’ai dit que je préférais mourir plutôt que d’abandonner les métèques et que j’étais prête à mourir.
Bérénice : (elle est emportée jusqu’à la fin de la scène) Que vous est-il passé par la tête, jeune sotte ?
Ariane : Je ne sais pas ; je suis désolée.
Bérénice : Ce n’est pas à moi qu’il faut s’excuser mais auprès du pauvre Léonidas qui a entendu ça.
Ariane : Mais si je fais ça, il va me prendre pour une idiote de lui avoir dit que je préférais mourir et de revenir sur ce que j’avais dit.
Bérénice : Voyons, il n’est pas bête à ce point et de toute façon, idiote, vous l’avez été. Dépêchez-vous, le procès va reprendre et s’il fait ce que vous lui avez dit, il ne sera plus temps de dire que vous ne le pensiez pas.
Ariane : J’y cours.
[ Scène 6 ]
Léonidas, Héliée et Ariane
Ariane : Léonidas, écoute, je ne pensais pas ce que je t’ai dit ; je ne veux pas mourir, je t’aime.
Léonidas : Moi aussi, je t’aime. Je vais laisser tomber les métèques, tant pis.
Ariane : Oui, c’est ce qu’il faut faire.
Héliée : Nous nous sommes concertés et avons décidé qu’au moins un de vous devrait mourir.
Léonidas : Non ! tout sauf ça.
Héliée : Malheureusement nous devons vous punir même si vous revenez sur votre parole et laissez les métèques, nous ne pouvons laisser passer ça, sinon d’autres personnes pourraient vous prendre en exemple et se rebeller. Un de vous doit mourir.
Ariane : (elle est bouleversée) Tuez-moi, je ne veux pas que Léonidas meure, je l’aime trop pour ça.
Léonidas : Non, c’est à moi d’assumer les conséquences de notre choix.
Héliée : L’exécution aura lieu demain sur l’agora. Vous n’êtes pas autorisé à voir qui que ce soit jusqu’à votre exécution. Si vous voulez faire des adieux, faites-les maintenant.
Léonidas : Ariane, je t’aime, nous nous retrouverons un jour, adieu.
Ariane : (elle fond en larmes) Je vous en supplie, non.
[ Scène 7 ]
Ariane et Bérénice
Ariane : (elle pleure durant toute la scène) Je ne peux vivre sans lui.
Bérénice : (elle pleure durant toute la scène) Non, ne fais pas l’irréparable, j’en mourrai de chagrin.
Ariane : Bérénice, je t’en supplie, vis ta vie et ne t’en fais pas pour moi, je serai plus heureuse dans la mort que dans la vie.
Bérénice : Si cela est votre dernière volonté, je la respecterai.
Ariane : Merci, je partirai plus libre ainsi. Maintenant, laisse-moi, s’il te plaît.
Bérénice : Bien, adieu, nous nous retrouverons à ma mort.
[ Scène 8 ]
Ariane
Ariane : (elle pleure durant toute la scène) Mon amour, je ne peux vivre sans toi et te quitte dans ce monde pour te rejoindre dans l’autre, nous nous retrouverons vite. J’espère que ma mort ne fera souffrir personne. J’ai pensé au poignard mais m’en sentant incapable, j’ai préféré opter pour le poison, celui que j’ai choisi ne devrait pas me faire souffrir et devrait agir rapidement. Tous, je vous quitte et vous dis au revoir. (Elle avale le poison et meurt quasi instantanément)
[ Scène 9 ]
Léonidas et l’Héliée
Héliée : Après mûre réflexion, nous avons décidé de vous épargner. Mais si jamais vous refaisiez la même erreur, c’est la mort qui vous attendrait.
Léonidas : Merci profondément d’être revenus sur votre verdict, je vous en serais reconnaissant jusqu’à la fin de ma vie.
Héliée : Nous sommes là pour rendre la justice et non pour tuer les citoyens. C’est notre devoir.
Léonidas : Je tiens quand même à vous dire ma plus sincère gratitude.
Héliée : A une prochaine fois et je n’espère pas dans ces conditions.
Léonidas : Au revoir.
[ Scène 10 ]
Léonidas et Midas
Midas : Je viens t’annoncer de funestes nouvelles, Ariane a mis fin à ses jours croyant que tu allais mourir.
Léonidas : (en pleurs) Non, ce n’est pas possible, je ne peux vivre sans elle.
Midas : Je suis navré.
Léonidas : Il faut que je la rejoigne.
Midas : je te comprends, veux-que je reste avec toi ?
Léonidas : Oui s’il te plaît, je t’en serai reconnaissant. Merci.
Midas : C’est normal, on se connait depuis l’enfance, même si ça me fait mal, je te comprends.
Léonidas : Mon Ariane, je te rejoins. (Il se poignarde avec un poignard qu’il portait à la ceinture et meurt.)
MAYEUL Maury, Seconde 5
Personnages :
-Mélènaque : citoyen athénien et mari d'Ismène
-Aristoï : grand propriétaire
-Oreste : Président du tribunal
-Garde 1
-Garde 2
-Messager
Oreste: Garde, faites rentrer les accusés.
(Le Garde 1 s’exécute.)
Ismène : Un scandale! C’est un scandale !
Garde 2: Taisez-vous !
Mélènaque: Ce procès est truqué !
Aristoï: Regardez-les! Ils disent que ce procès est truqué, ils pensent que la démocratie est corrompue. Ils veulent détruire notre Démocratie si durement construite. Tuons-les! Tuons ces tyrans, ces traîtres…
Oreste: Taisez-vous! Rappelez-vous que nous sommes en démocratie donc…
Aristoï: Et les femmes! Elles ne sont pas égales à nous. Tuons-la !
Oreste: Silence! Ou je vous arrête. Je récapitule les faits…
Aristoï (d'une voix forte): Tuons-les, mort aux traîtres...
Oreste (en criant) : Garde, sortez-le !
Aristoï: C'est injuste, c'est un scandale ! (La voix s'éloigne.)
Oreste: Bien, nous sommes ici pour juger Ismène et Mélènaque pour avoir voulu associer les métèques à l'exercice de la démocratie.
Mélénaque: Et alors ? On a le droit de proposer ses idées, on est en démocratie, je vous rappelle.
Oreste: Avec une femme ! Vous avez proposé cette idée, moi je pense qu'elle vous a corrompu, une femme ne peut avoir d'idée pour notre démocratie.
Mélénaque: Faux! Vous vous trompez gravement, les femmes peuvent gouverner. De même, vous croyez bêtement que les métèques ne peuvent devenir citoyens ou plutôt je devrais dire que vous ne pouvez accepter une idée fabuleuse qui permettrait l'élargissement de la démocratie. Mais, hélas !, comme je vous le disais, vous refusez et vous nous jugez car ma femme a eu cette idée.
Oreste: Je commence à regretter Aristoï. (En s'adressant à Ismène) : Bien que je connaisse d'avance la réponse, ceci est-il vrai ?
Ismène (d'un ton sec): Bien sûr, seul un esprit ouvert et intelligent peut avoir cette idée.
Oreste: Oh !
Aristoï (essoufflé) : Je vous l'avais dit, ils cherchent la destruction de notre belle démocratie, tuons-les avant qu'il ne soit trop tard.
Garde 1 (en s'adressant à Oreste):Il nous a échappé, ne vous en faites pas, on le punira.
Oreste (aux gardes): Non, ça ne sera pas nécessaire, je pense qu'il a raison. Reprenons…
Ismène: Pourquoi ? Pourquoi refuser la citoyenneté aux femmes? Pourquoi nous juger alors qu'on propose une idée pour le bien de tous? Pourquoi refuser la citoyenneté aux métèques alors qu'ils viennent ici pour demander asile : ils souffrent dans leur pays d'origine, ils fuient leur pays dans l'espoir qu'à Athènes, ils deviennent citoyens, qu'ils trouvent du travail, qu'on soit solidaire avec eux. Mais non, lorsqu'ils arrivent à Athènes, ils se retrouvent face à des citoyens égoïstes et jaloux de leur statut.
Aristoï: Mensonge ! Tout ceci n'est qu'un mensonge, un complot contre nous, contre notre démocratie chérie. Tuons-les !
Oreste (d'une voix forte et puissante) : Silence! Votre sort sera rendu par les citoyens.
Ismène (à Mélénaque et en chuchotant): Nous sommes perdus.
Mélénaque (à Isméne et en chuchotant) : Je sais, on est tombés sur un groupe d'incapables…
Oreste: Bien! Voici les résultats, l'assemblée est favorable à votre mort.
Ismène: Stupides sont vos âmes ! La démocratie à Athènes ? Une tyrannie camouflée !
Oreste (en criant) : Gardes, emmenez-les !
Garde 1 et Garde 2 : Oui! (ils s'exécutent.)
Aristoi: Bien joué, Oreste, nous voilà débarrassés de deux gêneurs.
Oreste : N’empêche qu'ils ont raison : pourquoi refuser la citoyenneté aux métèques ?
Aristoi : Ne fais pas l'imbécile, tiens, voilà tes dix-mille drachmes.
Messager : Excusez-moi. Je vous apporte la nouvelle de la mort d'Ismène et de Mélénaque. Lorsque les gardes les amenèrent, Ismène s'échappa mais notre valeureux garde lui transperça le cœur par sa lance. L'homme prit l'épée du garde et de chagrin il se transperça le ventre et il mourut aux côtés de sa femme.
Oreste (après un petit moment de réflexion) : Bien, la pièce est finie, les accusés sont morts; ma foi, il ne reste plus qu'à partir.
MILLET Juliette 2de 5
Les personnages :
-Un magistrat
-Une femme nommée Eurydice
-Un citoyen nommé Hygin
Magistrat
Nous sommes réunis à l'Héliée afin de remettre en cause les propos déplacés d'un citoyen, Hygin, et d'une femme, prénommée Eurydice, envers la démocratie. En effet, ces derniers ont eu l'imprudence et l'audace d'associer les métèques à notre régime politique. Laissons les accusés plaider. Hygin, veuillez commencer.
Le citoyen
En tant qu'homme libre, que dis-je, en tant que citoyen de cette cité, je pense que nous devons vivre dans le progrès, oublier les limites que nos origines nous imposent. Pourquoi un homme qui n'est pas fils de citoyen et qui réside dans notre cité ne pourrait pas lui aussi profiter de ce titre si précieux qui lui offrirait la liberté ? Ne trouvez-vous donc point absurde le fait que par ce que nous sommes, nous ne puissions devenir citoyens ? Je suis seulement un homme qui défend ce pour quoi la démocratie existe : l'égalité. Et si je dois être puni pour oser défendre un principe de notre régime politique , alors, soit ! Je suis prêt à l'accepter.
Magistrat
Laissons maintenant le second accusé plaider. Vous allez nous expliquer de quel droit une femme se permet de porter un jugement futile sur la démocratie. Sachant qu'étant ce que vous êtes, vous n'avez pas votre mot à dire politiquement parlant.
La femme
Sachez que c'est en étant ce que je suis que j'assume mes propos, aussi absurdes qu'ils puissent vous paraître. Une femme n'existe pas seulement pour satisfaire son mari, elle n'est pas là pour faire vivre son foyer. C'est dans cette injustice que nous, femmes, vivons. C'est dans cette privation de droit de titres que nous existons. Peut-être que nous sommes des êtres inférieurs, nous ne pourrons sûrement jamais participer à la vie politique de notre aimée cité. Nous ne pourrons jamais dire fièrement que nous sommes citoyennes. Mais pourquoi priver les métèques d'un si grand privilège ?
Magistrat
Bien. Je m'adresse maintenant aux héliastes et leur demande de déterminer le sort des accusés.
Héliaste
Un citoyen et une femme ont profané la démocratie en y associant les métèques, prétendant qu'il serait juste de leur offrir la citoyenneté. Que décidons-nous de faire pour les punir ?
(Après concertation des héliastes)
Héliastes
Nous déclarons les accusés coupables.
Magistrat
Hygin et Eurydice sont condamnés à mort et seront exécutés demain à la première heure pour avoir associé les métèques à la démocratie. Je retire aussi le titre de citoyen à leur descendance.
METRAL Corentin 2de 5
ACTE I scène 1
Brocos : Quelle est cette société qui n'honore pas l'exercice de la démocratie pour tous ?
L'Héliée : Voilà qui est curieusement parlé pour un citoyen jugé pour avoir porté tort à cette société et aux lois mises en place.
Brocos : Vous parlez de justice mais est-ce là la justice ? Depuis quand dans cette cité vouloir être juste et bon envers autrui est puni par la justice ?!?
L'Héliée : Vous confondez vos idées personnelles avec la démocratie de cette cité.
Brocos : Mais comment osez-vous parler de démocratie ? Vous punissez tout homme essayant d'aider les métèques à intégrer cette société, donc ne parlez pas de démocratie, je vous prie.
L'Héliée : Mesurez vos paroles ! Vous vous adressez à un membre de l'Héliée, montrez un peu plus de respect .
ACTE I scène 2
Eurésia : Je soutiens Brocos, vous agissez comme des tyrans ! Nous sommes tous égaux, métèques ou Athéniens. Où est-il écrit que les métèques ne peuvent être associés à l'exercice de la démocratie ? Condamnez-moi, exilez-moi ! Mieux vaut cela que l'infamie. Et les métèques sont des hommes de chair et de sang comme vous et moi? Non ?
L'Héliée .La loi est la loi, vous pouvez implorer les dieux de changer nos actes, nous agissons selon les lois de notre cité.
Eurésia : Vous parlez de cité ? Une cité où règne l'inégalité avec des Hommes traités comme des moins que rien. Je ne veux pas vivre ni appartenir à une telle cité.
L'Héliée: Misérable femme, j'en ai assez de ces discours inutiles, vous serez bannis et conduits en exil en Perse avec vos idéaux d’égalité , et ne revenez plus jamais dans cette cité !