Sortir des constantes ?
Nous nous sommes intéressés aux constantes fondamentales en physique. Une constante en physique résulte de multiples mesures espacées dans le temps et révélant que les paramètres sont justement constants. J-P. Uzan et R. Lehoucq écrivent : "La liste des paramètres physiques non déterminés donne un aperçu de l'état de notre ignorance et fixe ainsi la limite explicative de nos théories : ces paramètres semblent «donnés par la nature» puisqu'on ne peut ni les déduire ni les calculer mais seulement les mesurer. Supposer que ces paramètres sont constants, c'est-à-dire que leurs valeurs ne dépendent ni du lieu ni du moment où elles sont mesurées, revient à accepter notre incapacité à écrire une équation régissant leur évolution. Cette hypothèse peut être contrôlée grâce aux vérifications expérimentales de nos théories. Si les résultats de nos expériences sont reproductibles à divers moments et dans divers laboratoires c'est que, dans la limite des précisions expérimentales et sur les échelles de temps de quelques années à quelques siècles, on peut considérer que l'hypothèse de constance de ces paramètres est valable. Il est possible que certaines de ces constantes ne soient que des reliquats d'une théorie plus générale encore non formulée. Elles seraient alors des quantités dynamiques dont les équations d'évolution seront fournies par le nouveau cadre théorique. Bien sûr, dans une certaine limite, cette nouvelle théorie doit tendre vers les théories préexistantes. On doit retrouver que, dans cette limite, la dynamique de ces paramètres est compatible avec l'hypothèse de constance. Prenons comme exemple la loi de Galilée de la chute des corps faisant intervenir, dans sa formulation moderne, le paramètre g, caractérisant l'intensité de la pesanteur terrestre. Il ne s'agit pas d'une constante puisque g dépend, par exemple, de la position géographique ou de l'altitude. Dans le cadre de la mécanique et de la gravitation newtoniennes, elle peut s'exprimer, en première approximation, en fonction de la constante de gravitation G, de la masse de la Terre, de son rayon, de sa période de rotation et de la distance de l'observateur à son axe de rotation. Le paramètre g devient ainsi un paramètre dérivé, dont la valeur peut être calculée aussi bien pour la Terre que pour toute autre planète. Si le rayon ou la masse de la Terre changent à l'échelle des temps géologiques, il en sera de même pour la valeur de g, bien que sa constance soit vérifiée en laboratoire sur des échelles de temps de l'ordre de quelques années. Ainsi, en signalant la limite du domaine explicatif de nos théories, les constantes offrent une voie vers des théories plus générales et plus fondamentales, et jouent un rôle central dans la structuration des théories physiques" (1).
Plus loin, les auteurs indiquent l'importance du constat des constantes pour l'élaboration d'un modèle cosmologique : "Les constantes d'une théorie sont ses paramètres non déterminés, supposés constants parce que s'ils ne l'étaient pas, il faudrait préciser leur équation d'évolution, ce qui est justement en dehors de la portée explicative de la théorie en question. On peut alors se demander jusqu'à quel point cette hypothèse est valable et avec quelle précision. En particulier, si la théorie des cordes décrit bien la nature, toutes les constantes doivent être variables. Bien sûr, si ces paramètres variaient beaucoup, la théorie où ils sont supposés constants n'aurait pas reçu de validation expérimentale. L'hypothèse que la valeur des paramètres est indépendante de l'espace et du temps semble donc intuitive, et est à la base de toute démarche expérimentale. Si les électrons n'avaient pas la même charge et la même masse en tout point de l'espace et du temps, serait-il possible de reproduire et de comparer des expériences effectuées en des lieux et des époques différentes ? Nous verrons que cette hypothèse a en réalité une portée beaucoup plus profonde. La compréhension de notre Univers et la construction d'un modèle cosmologique reposent sur l'application de lois physiques locales, à l'Univers en tant que système physique. Cependant, l'unicité de l'Univers observable implique qu'il est impossible de distinguer entre conditions initiales et lois physiques locales. Ainsi, ce qui semble être une loi physique «inviolable» ne pourrait en fait refléter que des conditions propres à notre Univers. Malheureusement, cette hypothèse ne peut être testée car nous n'avons pas accès à d'autres univers et nous ne pouvons pas réinitialiser le nôtre. Toutefois, on peut postuler que si l'Univers était différent, certaines lois de la physique seraient différentes. Cette réflexion, sous l'influence de Paul Dirac, a mené à l'idée que l'Univers étant en évolution, les lois de la physique, et en particulier les constantes qui interviennent dans ces lois, pourraient changer avec lui".
Les constantes sont-elles invariantes ? Nous citons J-P.Uzan et B.Leclercq : " Les valeurs de nombreuses constantes fondamentales sont mesurées en laboratoire depuis un siècle ou deux. Si l'une d'elles avait varié significativement dans le temps, on peut naïvement penser que cette variation aurait déjà été détectée ! La reproductibilité des expériences de laboratoire, à la base de toute la démarche scientifique, implique que, si variation il y a eu, celle-ci reste très faible, en deçà de ce qui est mesurable. La vérification expérimentale de la «constance des constantes» exige donc l'élaboration de techniques de métrologie de haute précision, à la limite des techniques actuelles. De fait, l'étude des constantes fondamentales mobilise toujours plus de chercheurs, aussi bien expérimentateurs que théoriciens. Au point qu'elle pourrait constituer une discipline à part entière : on la nommerait la «constantologie »… Le programme est vaste, car la constantologie apparaît transversale à toutes les disciplines de la physique"(2).
Comme l'indiquent les auteurs, dans l'Univers considéré sortir des constantes paraît bien improbable. On n'en verrait par ailleurs pas l'intérêt puisqu'elles contribuent à élaborer des bases cosmologiques fiables.
Nous nous sommes intéressés à un autre univers, celui qui nous constitue. Les constantes vitales sont des valeurs fixes évaluant l’état des paramètres vitaux physiologiques des patients. Il s’agit de mesures objectives utilisées lors d’un examen clinique médical. "Une anomalie dans la mesure des constantes peut signifier la nécessité de mettre en place une prise en charge spécifique ou des examens complémentaires pour préciser un diagnostic… L’état clinique d’un patient s’évalue d’abord par le recueil des principales constantes analysées par rapport à des normes établies… La fréquence cardiaque correspond au nombre de pulsations pendant une minute. Il s’agit du pouls, perçu au niveau des grosses artères (fémorale et carotidienne) et des artères superficielles. Pour mesurer le pouls, il faut compter le nombre de battements du cœur par minute… La pression artérielle correspond à la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est aussi communément appelée la tension. La pression artérielle est exprimée en millimètres de mercure (mmHg). Elle indique deux chiffres : la pression systolique ou maximale (lors de la contraction du myocarde) et la pression diastolique ou minimale (lors du relâchement du myocarde)… La température correspond au degré de chaleur de l’organisme. Elle est exprimée en degré Celsius à l’aide d’un thermomètre qui permet de mesurer la température centrale de l’organisme, c’est-à-dire non influencée par le milieu ambiant… La fréquence respiratoire correspond au nombre de respirations (soulèvements du thorax) par minute. Elle varie selon l’âge… L’indice de masse corporelle ou IMC se calcule en divisant le poids en kg par le carré de la taille en mètre. L’IMC est exprimé en kg/m²… La diurèse correspond à la mesure de la quantité d’urine produite par le patient sur un temps donné (généralement 24 heures). Un adulte sans problème de diurèse produit entre 1 à 2 litres d’urine par jour. Par exemple, une personne de 60 kg mesurant 1m62 aura un IMC de 22.8 (60/1.62²)(3).
La physique nous dit que si les valeurs des constantes avaient été différentes sans doute l'Univers aurait-il été différent ou n'aurait pas existé sous sa forme actuelle. On voit qu'il en est de même des constantes vitales, si elles différent au point de sortir des valeurs définies, l'organisme court un danger.
Nous nous interrogerons à présent sur les normes sociales définies auxquelles on pourrait conférer la valeur de constantes pour un temps. Nous citons ces lignes de P.Valéry : "Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose. Nous apercevions à travers l’épaisseur de l’histoire, les fantômes d’immenses navires qui furent chargés de richesse et d’esprit. Nous ne pouvions pas les compter… Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie (4). Qu'est-ce qui a fait disparaître ces anciennes civilisations ? Pourquoi, ou à la suite de quoi ces édifices sociaux aujourd'hui disparus, auraient-ils modifié ou abandonné leur mode de fonctionnement, leurs "constantes sociales" ? Nous avons trouvé quelques éléments de réponse dans les propos suivants : "Qu’est-ce qui a provoqué le déclin des premières sociétés étatiques ? Existe-t-il un principe général ? De nombreux modèles attribuent la chute des premiers États à une perte de complexité, généralement due à des événements exogènes, à la mort des dirigeants ou à des changements démographiques. Une autre catégorie de modèles, plus générale, considère l’émergence et l’effondrement des premiers États comme les deux faces d’une même pièce, sous l’effet de la dynamique de compétition entre les élites et le peuple"(5). "Rebecca Costa livre une explication fascinante sur la raison pour laquelle les civilisations meurent. Lorsque leurs problèmes deviennent trop complexes, les sociétés atteignent ce qu’elle appelle un seuil cognitif. Elles ne peuvent tout simplement pas tracer une voie entre le présent et l’avenir… L’argument de Rebecca Costa est que, quelle que soit la cause, la chute du peuple maya, comme la chute de l’empire romain, et de l’empire khmer au Cambodge au treizième siècle, se produit parce que les problèmes devinrent trop nombreux et compliqués pour le peuple de cette époque et de ce lieu à résoudre. Il y eut une surcharge cognitive, et les systèmes s’effondrèrent (6). "Toynbee, historien et philosophe britannique, mort en 1975, écrivit un livre qui me marqua à jamais, l’Histoire… et ce livre se retrouve bien entendu sur le dernier étage de ma bibliothèque. Mon but n’est pas d’en faire une recension mais simplement d’utiliser certains des concepts que Toynbee a mis à jour il y a près d’un siècle pour analyser le cours de l'Histoire et en tirer des conclusions sur le développement probable des évènements à venir. Quelque part, tout commence avec les civilisations et non pas avec les nations et ces civilisations naissent, grandissent, connaissent leur apogée, entrent en déclin et finalement meurent. Derrière ces cycles éternels, on retrouve le rôle des élites dont la fonction est de répondre aux défis récurrents qui se posent à chacune de ces civilisations. -Si les élites sont capables de répondre au dernier défi, alors la civilisation passe à l’étape supérieure, jusqu’au défi suivant et ainsi de suite. -Si les élites sont incapables de répondre au défi du moment, et/ou offrent une mauvaise solution aux problèmes qui se posent, alors le défi se représente, souvent sous une forme nouvelle et si aucune solution n’est apportée, alors, en fin de parcours, il n’existe que trois possibilités. Un changement du personnel politique (remplacement des élites). Un exemple en est le remplacement du personnel de la IVème République par celui de la Vème République, face aux défis créés par la décolonisation. Un changement du régime politique (Révolution), tel que la disparition de la royauté en France pendant la révolution française, la bourgeoisie remplaçant l’aristocratie, ou dans le cas de la Révolution Américaine où des élites locales remplacent le pouvoir royal anglais. Une disparition de la civilisation et ici on peut penser aux civilisations d’Amérique du Sud à l’arrivée des conquistadors ou à la civilisation wisigothique (dont il reste très peu de traces) en Espagne et en Afrique du Nord, après les invasions musulmanes"(7).
Dans ces lignes, Freud nous invite à rapprocher les constantes sociales et les exigences éthiques au sein de la collectivité : "L'analogie existant entre le processus de la civilisation et la voie suivie par le développement individuel peut être poussée beaucoup plus loin, car on est en droit de soutenir que la communauté elle aussi développe un Surmoi dont l'influence préside à l'évolution culturelle. Ce serait là une tâche bien séduisante pour un connaisseur des civilisations que de poursuivre cette analogie jusque dans ses détails. Je me bornerai à souligner ici quelques points frappants. Le Surmoi d'une époque culturelle donnée a une origine semblable à celle du Surmoi de l'individu ; il se fonde sur l'impression laissée après eux par de grands personnages, des conducteurs, des hommes doués d'une force spirituelle dominatrice… L'étude des névroses, ainsi que leur traitement nous amènent à formuler deux objections au Surmoi de l'individu : par la sévérité de ses ordres et de ses interdictions, il se soucie trop peu du bonheur du Moi, et d'autre part il ne tient pas assez compte des résistances à lui obéir ; de la force des pulsions du soi et des difficultés extérieures. Ainsi sommes-nous très souvent obligés dans un but thérapeutique de lutter contre lui et nous efforçons-nous de rabaisser ses prétentions. Or, nous sommes en droit d'adresser des reproches très analogues au Surmoi collectif touchant ses exigences éthiques. Car lui non plus ne se soucie pas assez de la constitution psychique humaine : il édicte une loi et ne se demande pas s'il est possible à l'homme de la suivre. Il présume bien plutôt que tout ce qu'on lui impose est psychologiquement possible au Moi humain, et que ce Moi jouit d'une autorité illimitée sur son soi. C'est là une erreur ; même chez l'homme prétendu normal, la domination du soi par le Moi ne peut dépasser certaines limites. Exiger davantage, c'est alors provoquer chez l'individu une révolte ou une névrose, ou le rendre malheureux" (8).
Les constantes comportementales reposent sur une histoire génératrice d'habitudes de vie : "Les préoccupations du quotidien de la vie accaparent leur esprit. Ils s’inscrivent à leur tour dans l’Histoire, celle aussi que leurs ancêtres leur ont léguée, et partagent avec eux, mutatis mutandis, des aspirations semblables".
"Une grande part de nos comportements est dépendante de notre capacité à apprendre des séquences comportementales, si automatisées que nous pouvons les réaliser sans effort conscient. Ce type d’apprentissage est crucial pour maximiser les performances et habiletés sensorimotrices, cognitives, mais également émotionnelles. En d’autres termes, nous dépendons de cette capacité à nous libérer de la pensée consciente pour réagir de manière adaptée aux changements environnementaux. Un certain nombre d’éléments suggèrent que les noyaux gris centraux et le cervelet jouent un rôle central dans ce type de comportement, que nous nommerons ici habitude. L’apprentissage des habitudes est donc extrêmement adaptatif, permettant de reléguer les ressources ainsi libérées à des tâches nécessitant un contrôle cognitif élevé. Cependant, à l’autre extrémité du continuum, les comportements répétitifs peuvent aussi apparaître comme des symptômes cardinaux dans un large éventail de maladies neurologiques et neuropsychiatriques"(9).
"Notre vie est une accumulation d’habitudes et la plupart des choix et des actions que nous effectuons tous les jours ne sont pas le produit de réflexions mais sont au contraire effectuées machinalement. Un article publié par un chercheur de Duke University en 2006 développe que plus de 40% de nos actions quotidiennes ne relèvent pas de décisions mais tout simplement d’habitudes. Par exemple, souvenez-vous de vos premières leçons de conduite. Chacune de vos actions étaient réfléchies, pensées, analysées. Vous étiez obligés de vous concentrer pour réussir à conduire. Aujourd’hui conduire est devenu un automatisme et cela se fait sans trop de réflexion. Dès le matin au réveil vos habitudes vous guident. La première chose que vous faites en vous levant, si vous enfilez d’abord votre chausson droit ou votre chausson gauche, si vous prenez votre café avant ou après la douche… Les habitudes vous permettent de vivre sans vous poser constamment des questions et vous aident à avancer"(10).
La psychanalyse, avec J.Lacan, conduit à envisager une constante au sein même du psychisme individuel. J.Lacan rappelle que : "Il est tout de même très joli, très frappant… c'est de là que je suis parti parce que ça m'a moi-même, comme ça, un petit peu touché, ça pourrait toucher n'importe qui d'ailleurs, n'est-ce pas … de s'apercevoir que le fondement de l'amour, si ça a rapport avec l'« Un », ça a très exactement pour résultat de ne jamais faire sortir quiconque de soi-même. Si c'était ça… c'est tout ça et rien que ça qu'il [Freud] a dit, n'est-ce pas… à partir du moment où il a introduit la fonction de l'amour narcissique, tout le monde a pu sentir que le problème c'était comment il pouvait y avoir un amour pour un autre"(11). La relation psychanalytique consisterait fondamentalement à reconsidérer l'Un dans sa relation avec le monde. J.Lacan précise: "Mais enfin ça n'est quand même pas pour dire que ce soit là tout l'horizon, c’est à savoir que… il y a autant d'«Un» qu'on voudra… À savoir mettons-y ce qu'on appelle des objets de pensée ou des objets du monde, tout ça, ça compte chacun pour «Un»". Il s'agit donc de reconsidérer la relation induite, créée, par l'histoire des relations aux objets du monde. Sur cette relation, sur cette "valeur" de la relation au monde s'est construite une constante relationnelle.
Si notre tentation avait pu être de prime abord de rapprocher les constantes de limites que l'ont aurait pu avoir l'intention de remettre en question, pour en "sortir", au fil des lignes elles se sont avérées de précieux garde-fous, des auxiliaires du maintien d'un mode d'existence au monde, qu'elles soient physiques, vitales, sociales, psychologiques, comportementales ou psychanalytiques.
1-Les constantes fondamentales. J-P.Uzan et R.Lehoucq
2-De l'importance d'être une constante. J-P.Uzan et B.Leclercq
3-https://www.lonasante.com/normes-constantes/
4-La Crise de l'esprit. P.Valéry
5-https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10529410/#:~:text=Explanations%20for%20the%20fall%20of,demise%20of%20early%20state%20societies.
6- https://rabbisacks.org/les-voix-de-lalliance/tsav/pourquoi-les-civilisations-meurent/
7- https://institutdeslibertes.org/charles-toynbee-et-le-role-des-elites/
8-Malaise dans la civilisation. S.Freud
9- https://stm.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2019-2-page-124?lang=fr
10-https://labelleviepsychologie.com/2021/02/09/les-habitudesun-super-pouvoir-pour-mieux-gerer-sa-vie/
11-Encore. Séminaire XX. J.Lacan