Guidances
D.Bohm et F.D.Peat, soulignent que la communication est un facteur essentiel de la perception scientifique : "La science est essentiellement une activité publique et sociale. De fait il est difficile d'imaginer une véritable recherche qui n'entraîne pas de communication avec l'ensemble de la communauté scientifique. En d'autres termes, la communication joue un rôle fondamental dans l'acte même de perception scientifique. Les savants sont influencés dans leur réflexion par un arrière-plan général, ou infrastructure tacite, d'idées, de concepts et de connaissances. En outre, ils s'engagent constamment dans une forme de dialogue interne avec la structure de leur discipline particulière, dialogue où le chercheur soulève de nouvelles questions, retrouve les thèses d'autres scientifiques et ses propres travaux passés. En addition à ce dialogue interne, dans leur activité quotidienne les scientifiques s'engagent activement dans un échange social d'idées et d'opinions par le biais de discussions, de conférences et de publications. Certaines motivations, certaines interrogations et certaines attitudes résultent de ces dialogues, de sorte que toute recherche scientifique procède finalement de la matrice subculturelle totale de la science. Quand l'intuition survient, elle émerge de cette structure générale de communication et doit alors être développée pour y prendre tout son sens. A mesure qu'une intuition particulière se dessine, les scientifiques discutent entre eux des nouvelles idées qu'elle soulève, et pour finir ils les publient. C'est ainsi qu'on répond à la critique et qu'on échange des suggestions dans la communauté scientifique. Cela aboutit à une transformation de la perception originale. Ce processus de discussion générale est aujourd'hui si omniprésent qu'il devient difficile de dire qui le premier a découvert telle ou telle idée. Comme chaque savant assiste à des séminaires, écrit des articles, et entretient des discussions suivies avec ses confrères, de nouvelles perceptions surgissent sans qu'on s'y attende de ce milieu socioculturel. On peut dire à juste titre que chaque scientifique apporte son écot à cette matrice communautaire où toute découverte majeure a fondamentalement ses racines"(1)
En nous interrogeant sur la nature de "ce flux social continuel"(1), nous l'avons rapproché du concept de "champ" à propos duquel R.Sheldrake écrit : "Les champs sont des régions d'influence immatérielles. Le champ de gravitation de la terre, par exemple, s'étend tout autour de nous. Il ne nous est pas visible, mais il n'en est pas moins réel. Il donne leur poids aux choses et provoque leur chute. Il nous maintient en contact avec la terre en ce moment précis ; sans lui nous flotterions. La lune tourne autour de la terre à cause de la courbure du champ de gravitation de la terre ; la terre et toutes les planètes tournent autour du soleil à cause de la courbure du champ du soleil. En fait, le champ de gravitation imprègne l'ensemble de l'univers, courbant toute matière. Selon Einstein, il n'est pas dans l'espace et le temps : il est l'espace-temps. L'espace-temps n'est pas une abstraction gratuite ; il possède une structure qui inclut et façonne activement tout ce qui existe et advient, dans l'univers physique. Il y a aussi des champs électromagnétiques, très différents, de par leur nature, de la gravitation. Ils présentent maints aspects et font partie intégrante de l'organisation des systèmes matériels — des atomes aux galaxies. Ils sous-tendent le fonctionnement de notre cerveau et de notre organisme. Ils sont essentiels à l'opération de tous nos engins électriques. Nous percevons les objets qui nous entourent … parce que nous leur sommes liés par le champ électromagnétique dans lequel se déplace l'énergie vibratoire de la lumière. Et tout autour de nous il y a, dans le champ, d'innombrables schèmes d'activité vibratoires qui échappent à nos sens ; nous pouvons toutefois les déceler au moyen de récepteurs radio ou TV. Les champs sont le milieu de « l'action à distance », et à travers eux les objets peuvent s'affecter l'un l'autre, même s'ils n'entretiennent pas de contact matériel… Tout cela nous paraît aller de soi. Nous vivons en permanence dans ces champs, que nous sachions ou non comment les physiciens les modèlent mathématiquement. Nous ne doutons pas qu'ils possèdent une réalité physique, quels que soient les modèles que nous leur attribuons ou le nom dont nous les gratifions. Nous savons qu'ils existent de par leurs effets physiques, même si nos sens sont, en général, inaptes à les déceler de manière directe. Ainsi, la structure spatiale du champ d'un aimant est-elle, en soi, invisible, mais répandez de la limaille de fer à proximité de l'aimant et son influence se concrétisera aussitôt… Outre ces types familiers, il existe, si l'on en croit la théorie du champ quantique, divers types de champs matériels électroniques, neutroniques, etc. : des champs microscopiques au sein desquels toutes les particules de matière existent en tant que quanta d'énergie vibratoire(2).
A la suite, R.Sheldrake envisage "la possibilité qu'il existe un nombre beaucoup plus important de types de champs que ne le croit actuellement la physique ; les champs morphogénétiques des divers types de cellules, tissus, organes et organismes vivants". Il cite cette définition du champ donné par P.Weiss : "Un champ est la condition à laquelle un système vivant doit son organisation typique et ses activités spécifiques. Ces activités sont spécifiques en ce sens qu'elles déterminent le caractère des formations auxquelles elles donnent naissance. ( ... ) Dans la mesure où l'action des champs produit un ordre spatial, il s'ensuit le postulat suivant : les facteurs de champ possèdent eux-mêmes un ordre défini. L'hétérogénéité tridimensionnelle des systèmes en développement, c'est-à-dire le fait que ces systèmes possèdent des propriétés différentes dans les trois dimensions de l'espace, doit être rapportée à une organisation tridimensionnelle et à une hétéropolarité des champs d'origine".
Nous avons décidé de nous référer à l'approche originelle du concept de champ et de nous intéresser aux données émanant de la physique. Mais, conscient de la difficulté que nous connaîtrions à évoquer des représentations d'une réalité qui n'est plus du tout accessible à nos sens, nous avons, pour le coup, fait le choix de nous en remettre à des guides dans ce domaine. C'est pourquoi nous citons à la suite les références qu'ils nous ont transmises.
Selon le CEA : "A l’aube du XXe siècle, la naissance de la physique quantique révolutionne notre conception du monde : les physiciens réalisent que la physique classique, qui décrit parfaitement notre environnement quotidien macroscopique, devient inopérante à l’échelle microscopique des atomes et des particules. En effet, les atomes et les particules élémentaires de la matière, n’évoluent pas comme un système classique, où les quantités d’énergie échangées peuvent prendre n'importe quelle valeur… la physique classique décrit différemment un corpuscule (atome, particule) et une onde (lumière, électricité) tandis que la mécanique quantique confond les deux descriptions : un photon, un électron, un atome ou même une molécule sont à la fois onde et corpuscule… Dans la théorie de la relativité, le temps et l’espace forment une seule entité : l’espace-temps, et matière et énergie sont liés. La mécanique quantique relativiste et la notion de champ sont à la base de la "théorie des champs" qui permet de comprendre les phénomènes de physique des hautes énergies au sein des accélérateurs de particules, ou encore les phénomènes de physique de la matière condensée : supraconductivité, effet Hall quantique, ou la superfluidité"(3).
Selon Inexploré.com : "La physique nucléaire nous emmène au bord du monde tel que nous le connaissons classiquement. Là, les particules deviennent des processus dynamiques apparaissant de nulle part… où elles peuvent retourner. Leur capacité d’intrication les unes avec les autres révèle également une dimension non spatiale et non temporelle. Quel est ce niveau de réalité étrange esquissé par la science de l’infiniment petit ? «La vérité choquante est qu’au niveau des atomes et des molécules, la notion même de ‘‘matière’’ se perd dans un domaine de formes non matérielles, et la réalité se transforme en potentialité», indique le Pr Lothar Schäfer, physicien, dans Le Potentiel infini de l’univers quantique. Plus la science avance, plus elle semble révéler l’existence d’un champ contenant un potentiel d’énergie et d’information incommensurable… À partir du moment où nous voyons le vide comme étant rempli d’oscillateurs – des vibrations en chaque point du vide – qui peuvent varier de zéro à l’infini, nous comprenons qu’il est un support sur lequel de l’information peut être inscrite», poursuit le professeur. Le vide, qui n’a donc rien du néant, s’avère être un réservoir insoupçonné de données : c’est de cet espace qu’émergent de l’information, de l’énergie, de la matière et finalement notre réalité. «Le monde visible est ainsi une manifestation – une émanation – depuis un domaine de potentialités transmatérielles et transempiriques», indique Lothar Schäfer… Le vide nous confronte à une deuxième difficulté conceptuelle. Car, en plaçant en lui un monde de potentialités, nous avons l’impression que ce monde est «quelque part». Il est cependant nécessaire de saisir que cette dimension d’où viennent et où repartent les particules ne relève pas de l’espace-temps et ne peut donc être située de manière classique. Lorsqu’elles disparaissent, «les particules ne transportent ni masse, ni énergie, mais seulement de l’information sur des relations numériques. Dans des états ondulatoires, les électrons ne sont plus des particules matérielles mais des motifs de nombres», souligne Lothar Schäfer(4)
Selon E.Klein : "Dans ce cadre [en physique quantique], point capital, il n’existe pas de différence fondamentale entre un état contenant de la matière et un état n’en contenant pas. Cela tient au fait que les objets fondamentaux de la physique quantique ne sont ni des corpuscules ni des ondes comme en physique classique, mais précisément les «champs quantiques» … qui ont la propriété de s’étendre dans tout l’espace… S’il n’y a plus de distinction formelle entre le vide et les autres états, il devient impossible de lui donner un statut réellement à part : il n’est plus un espace pur, encore moins un néant où rien ne se passe, mais un océan rempli de particules virtuelles capables, dans certaines circonstances, d’accéder à l’existence. Le vide apparaît ainsi comme l’état de base de la matière, celui qui contient sa potentialité d’existence et dont elle émerge sans jamais couper son cordon ombilical. La matière et le vide quantique sont de fait liés de façon insécable"(5).
Selon l'Institut Polytechnique de Paris : " Au départ, la théorie quantique des champs est née dans les années 1930 afin de combiner les principes de la physique quantique et ceux de la théorie de la relativité restreinte. Elle permet de décrire par exemple ce qu’il se passe dans les accélérateurs de particules comme celui du CERN. Comme le nom l’indique, le concept à la base de ce formalisme est celui de champ, qui décrit une quantité qui varie dans le temps et l’espace. En physique des particules, un champ est associé à chaque type de particule (photons, électrons, protons…) et les particules elles-mêmes ne représentent «que» des états particuliers de ces champs. Au-delà, d’autres théoriques quantiques des champs servent dans d’autres domaines de la physique, par exemple pour calculer les exposants critiques, qui sont des paramètres clés dans les transitions de phase du 2e ordre, qui concernent les changements d’états dans de nombreux matériaux. Il constitue aussi un outil dans le cadre de la théorie des cordes, qui cherche à concilier la gravitation avec la physique quantique. Bref, l’usage de ce formalisme est très répandu dans la physique aujourd’hui. Mais il y a encore des limites. Malgré ces succès, nous n’avons encore qu’une compréhension rudimentaire de ce qu’une théorie quantique des champs est vraiment. Quelle sont les structures mathématiques sous-jacentes ? Nous avons des idées sur certains cas particuliers, mais pas en général. En plus de ce problème théorique, qui est une des motivations de mes recherches, il y a aussi des conséquences pratiques. Pour les calculs nécessaires aux prédictions, qui servent à comparer théorie et expérience, le principe consiste à faire des sommes sur l’ensemble des configurations possibles des champs. Les calculs exacts sont très compliqués, souvent impossibles. Une des méthodes numériques standards consiste à partir d’un problème plus simple et de s’approcher du problème réel par petites «perturbations» successives. C’est ainsi le principe des diagrammes de Feynman, inventés par le physicien du même nom. Mais cette méthode atteint ses limites lorsque les interactions entre les différents champs sont fortes, par exemple dans le cas des collisions de protons qui se produisent dans l’accélérateur du CERN (6).
Nous nous sommes intéressé au Champ Akashique à propos duquel on peut lire: "L’idée d’un champ informationnel invisible dans lequel seraient inscrites les informations qui structurent notre monde ne date pas d’hier. La tradition hindoue évoque cette possibilité depuis des siècles en décrivant l’akasha, le cinquième élément qui baigne notre monde. Cependant, c’est surtout à partir de la fin du XIXe siècle que se répand le concept d’annales akashiques. Elles formeraient comme une grande bibliothèque cosmique dans laquelle tout serait inscrit. Dans la même veine, le prêtre et chercheur Teilhard de Chardin invente la noosphère – une sphère de la pensée humaine –, et le psychiatre Carl Gustav Jung la notion d’inconscient collectif. Ce dernier serait «un système psychique d’une nature collective, universelle et impersonnelle, qui est identique chez tous les individus [...]. Il est constitué de formes préexistantes, les archétypes, qui ne peuvent devenir conscientes que secondairement», expliquait Jung. Plus récemment le biologiste Rupert Sheldrake a élaboré le concept de champ morphogénétique qui serait encore une fois un champ informationnel conditionnant le comportement des espèces par résonance morphique. Mais alors, si le champ informationnel impacte l’objet, ce dernier peut-il en retour impacter le champ informationnel ? Oui, répondent de nombreux experts dont Marc Henry : «Cela doit être ainsi si nous voulons garder notre libre arbitre. Sinon, cela voudrait dire que tout est déjà écrit et que nous ne faisons que suivre le programme». Ainsi, si le vide semble orienter le monde visible, les événements de notre monde pourraient laisser leurs traces dans le vide. «On pourrait imaginer que tout ce qui s’est passé jusque-là est enregistré dans le vide, cela expliquerait pourquoi les humains accèdent parfois à des mémoires inexpliquées ayant appartenu à d’autres humains avant eux», suggère le professeur"(4).
Nous citons longuement E.Laszlo qui dresse un tableau explicite des avancées en physique : "Il y a plus d'un siècle, le monde mécaniste prévisible de Newton a subi un dur coup. Avec la scission de l'atome à la fin du XIXe siècle et celle du noyau atomique au début du XXe, c'est la base même des sciences naturelles qui a été ébranlée. Les expériences de physique du début du XXe siècle ont détruit la vision prédominante selon laquelle toute la réalité était composée d'éléments indivisibles en eux-mêmes. Pourtant, les physiciens ne pouvaient la remplacer par un autre concept aussi sensé. L'idée même de «matière» devint problématique. Les particules subatomiques qui émergeaient quand les atomes et leur noyau étaient scindés ne se comportaient pas comme des solides conventionnels ; ils possédaient une mystérieuse interconnexion appelée «non-localisation» ainsi qu'une nature duelle consistant en des propriétés tenant à la fois de l'onde et de la particule. On découvrit que les particules qui constituent l'aspect manifeste de la réalité n'étaient pas des petits points masse, comme de minuscules boules de matière, mais des ondes ; plus précisément, des ondes stationnaires. La physique quantique les désigne sous le nom de fonctions d'ondes. Tout l'ordre visible de l'univers est déterminé par les règles qui gouvernent l'interférence de ces ondes. Les motifs d'interférence possibles parmi les ondes stationnaires que nous connaissons sous la forme d'atomes déterminent le type de molécule que les atomes peuvent former et, par conséquent, le type de système chimique qui en résultera. Le motif d'interférence des molécules détermine à son tour les types possibles d'interactions intermoléculaires, y compris les interactions complexes à la base de la vie. Les types d'interactions possibles sont déterminés à leur tour par l'ordre des états virtuels. Comme nous le faisions remarquer plus haut, chaque particule, chaque atome et chaque molécule possède non seulement l'état qu'il occupe quand on l'observe, mais aussi des états qui sont vides et donc dits «virtuels». Les états virtuels sont définis par les fonctions de probabilité et les bits d'information. Ils deviennent réels quand une particule, un atome ou une molécule y «saute». La série d'états virtuels dans lesquels peut «sauter» une particule, un atome ou une molécule donnée n'est pas aléatoire, contrairement au saut lui-même. L'ordre de la série d'états virtuels d'une particule donnée (ou d'un atome ou d'une molécule) contrôle le mouvement translatoire, vibratoire et rotatoire de cette particule (ou cet atome ou cette molécule). Cet ordre d'état virtuel détermine le mouvement des systèmes chimiques à travers des surfaces d'énergie potentielle en les conduisant d'un état conforme à un autre, soit d'un type d'ensemble chimique ou biochimique à un autre. Chaque système qui émerge dans le monde manifesté représente une sélection parmi la série d'états virtuels qui lui sont disponibles. Il y a une constante transformation d'états virtuels en états réels, et vice-versa. Lothar Schäfer, physiochimiste quantique, décrit cela comme «une danse incessante» où les états occupés sont constamment abandonnés et deviennent virtuels. Comme il l'écrit, «au fond des choses, l'ordre réel et l'ordre transcendant (ou virtuel) sont entrelacés dans une étreinte frénétique ininterrompue». À la mystérieuse interaction des états réels et virtuels dans le monde physique s'ajoute un autre mystère : la connexion constante entre les particules dans l'état réel, une connexion qui semble transcender l'espace et le temps. La fameuse expérience «EPR» démontre que des particules qui ont déjà partagé le même état (le même système de coordonnées) demeurent instantanément et durablement connectées entre elles. Cette connexion s'étend aux atomes entiers ; les actuelles expériences de «téléportation» prouvent que lorsque l'un des deux atomes d'une paire interconnectée est ensuite associé à un troisième atome, l'état quantique de ce dernier est instantanément transféré («rayonné») à l'autre de la paire initiale, quelle que soit la distance à laquelle il se trouve"(7).
Faisant écho aux recherches de R.Sheldrake sur le champ morphogénétique, E.Laszlo écrit :"L'espace de recherche des réorganisations génétiques possibles à l'intérieur du génome est si énorme que des processus aléatoires prendraient incomparablement plus de temps pour former de nouvelles espèces qu'il n'y a eu de temps disponible pour l'évolution sur cette planète. Les probabilités sont réduites davantage par le fait que plusieurs organismes, et plusieurs organes à l'intérieur des organismes, sont «irréductiblement complexes». Selon le biologiste Michael Behe, un système est irréductiblement complexe si ses parties sont reliées de telle sorte que la suppression d'une seule partie détruit le fonctionnement de l'ensemble du système. Pour qu'un système irréductiblement complexe mute en un autre système viable, chaque partie doit demeurer en relation fonctionnelle avec toutes les autres, durant tout le processus de transformation. L'absence d'une seule partie à une seule étape mène à un cul-de-sac. Il est tout à fait improbable que cette précision constante soit atteinte par des modifications graduelles du bassin génétique. Un génome isolé passant par des mutations aléatoires ne pourrait donner lieu à un organisme mutant apte à survivre dans son milieu, car il n'est pas suffisant qu'une mutation provoque un changement ou quelques changements positifs dans une espèce ; elle doit les provoquer tous. Par exemple, l'évolution des plumes ne produit pas un reptile capable de voler ; des changements radicaux dans la musculature et la structure des os sont également requis, ainsi qu'un métabolisme plus rapide, pour un vol soutenu. Le développement de l'œil nécessite des milliers de mutations, finement coordonnées entre elles. La probabilité qu'une seule mutation donne des résultats positifs est quasiment nulle. Statistiquement, une seule mutation sur vingt millions est viable ; chaque mutation en elle-même rend l'organisme moins apte qu'il n'était, et non l'inverse".
E.Laszlo expose différents cas à l'appui de l'existence de connexions transpersonnelles :"Les peuples prétendument primitifs connaissent depuis longtemps ces liens «transpersonnels». Les sorciers et les shamans semblent capables d'exercer la télépathie au moyen de la solitude, de la concentration, du jeûne, du chant, de la danse, du tambour ou des plantes psychédéliques. Des clans entiers semblent pouvoir demeurer en contact entre eux, quel que soit le lieu où se trouvent leurs membres. L'anthropologue A.P.Elkins a découvert que les aborigènes d'Australie sont in-formés du sort de leur famille et de leurs amis même quand ils sont hors de portée de toute communication sensorielle avec eux. Un homme vivant loin de chez lui annonce que son père est mort ou que sa femme a accouché, ou encore qu'il y a des troubles dans sa contrée. Il en est tellement certain, qu'il est prêt à retourner chez lui sur-le-champ. Un autre anthropologue, Marlo Morgan, a noté que les membres des peuples tribaux sont capables non seulement d'agir en fonction de l'information reçue grâce à leur lien avec la conscience d'autres personnes, mais aussi de recevoir de l'information sur certains aspects de leur environnement et d'agir en conséquence. Morgan a en outre noté que ces individus peuvent recevoir de l'information de leur environnement, la décoder, puis agir consciemment comme s'ils étaient dotés d'un minuscule récepteur céleste par lequel ils recevraient leurs messages universels. Cette observation fut dramatiquement corroborée en décembre 2004, lors de la catastrophe, en Asie, provoquée par un tsunami. Les Sentinelese et d'autres tribus traditionnelles comptant quelques centaines d'individus vivent dans les îles Andaman, dans l'océan Indien, où ils sont pratiquement isolés du reste de la planète depuis trente à soixante mille ans. On croyait que le tsunami leur avait infligé de lourdes pertes humaines, voire l'extinction, mais ce ne fut pas le cas. Ils s'étaient réfugiés à temps sur les hautes terres pour échapper aux vagues meurtrières. Des journalistes ont supposé qu'ils avaient été informés du danger imminent en observant le comportement des animaux, mais ce ne fut peut-être pas nécessaire. Ces gens ont sans doute préservé le type de sensibilité à l'environnement que possèdent les animaux. Ainsi, ils ont pu capter les signes du danger imminent, à l'instar des oiseaux et des éléphants. Les peuples modernes semblent avoir perdu l'usage de ce «récepteur céleste», mais des expériences en laboratoire démontrent qu'ils n'ont pas perdu le récepteur lui-même. Dans des conditions adéquates, la plupart des gens peuvent prendre conscience des images, des intuitions et des impressions, vagues mais signifiantes, qui leur viennent d'autres personnes et de leur environnement. Des connexions «transpersonnelles» de ce genre ont été rapportées par plusieurs laboratoires de psychologie et de parapsychologie. Des expériences de transferts de pensées et d'images ont été menées sur des distances allant de un à des milliers de kilomètres. Indépendamment du lieu où elles ont été effectuées et de l'identité des expérimentateurs, leur taux de réussite est considérablement supérieur aux probabilités aléatoires. Les sujets récepteurs rapportent habituellement l'impression préliminaire d'une forme légère et flottante qui devient progressivement une image précise, laquelle les étonne à la fois par sa clarté et par l'évidence qu'elle provient d'ailleurs".
E.Laszlo interroge sur quelques états limites d'expériences de communication : "Plusieurs personnes semblent avoir fait l'expérience d'une CAM, soit d'une communication après la mort... Les CAM ont lieu souvent spontanément, mais elles peuvent aussi être provoquées. Allan Botkin, psychothérapeute qualifié, directeur du Center for Grief and Traumatic Loss, à Libertyville, en Illinois, rapporte que ses collègues et lui ont réussi à provoquer une communication après la mort chez presque trois mille patients…Typiquement, l'expérience de communication après la mort est claire, intense et profondément convaincante. Le thérapeute entend son patient lui décrire la communication avec la personne décédée, l'entend affirmer que leur reconnexion est réelle, et le voit plusieurs fois passer presque instantanément du chagrin intense au soulagement et à la joie… Il est évident que les CAM ont une valeur thérapeutique remarquable, mais que signifient-elles ? S'agit-il d'illusions provoquées par le chagrin ? Botkin affirme que non, car elles n'entrent dans aucune des catégories connues d'hallucinations. Mais alors sont-elles réelles ? Les sujets rencontrent-ils réellement les personnes décédées pour lesquelles ils éprouvent du chagrin ? ".
Science ou mythe ou fable ? Nous voulons conclure sur ces remarques de E.Laszlo : "Au cours de la première décennie du XXe siècle, la science a subi un «changement de paradigme» fondamental. Maintenant, en cette première décennie du XXIe siècle, les anomalies et les énigmes s'accumulent de nouveau, et la communauté scientifique fait face à un nouveau changement de paradigme tout aussi fondamental que la révolution qui a fait passer la science du monde mécaniste de Newton à l'univers relativiste d'Einstein. Le présent changement de paradigme mijotait dans les cercles scientifiques avant-gardistes depuis un certain temps. Les révolutions scientifiques ne sont pas des processus instantanés où une nouvelle théorie apparaîtrait spontanément. Elles peuvent s'effectuer rapidement, comme dans le cas de la théorie d'Einstein, ou plus lentement, comme le passage de la théorie darwinienne à une conception postdarwinienne plus globale en biologie, par exemple. Avant qu'une révolution naissante ne se consolide, les sciences atteintes par les anomalies traversent une période de turbulence. Les scientifiques dominants défendent les théories établies, tandis que les francs-tireurs de l'avant-garde explorent d'autres possibilités. Ces derniers proposent alors des idées nouvelles et souvent radicalement différentes de celles des scientifiques dominants, sur le même phénomène. Pendant un temps, ces conceptions nouvelles, qui se présentent tout d'abord sous la forme d'hypothèses de travail, semblent étranges, sinon fantastiques. Elles paraissent des fables imaginées par des chercheurs à l'esprit fertile. Elles ne sont pourtant pas le fruit d'une imagination débridée. Ces «fables» de chercheurs sérieux sont fondées sur des raisonnements rigoureux réunissant ce qui est déjà connu sur un certain secteur de la réalité et ce que ce secteur a de déroutant. Ce ne sont pas des fables ordinaires, mais des «fables scientifiques», c'est-à-dire des hypothèses rationnelles vérifiables et susceptibles d'être confirmées ou infirmées par l'observation et l'expérience".
1-La Conscience de l'Univers. D.Bohm et F.D. Peat
2-La mémoire de l'Univers.R.Sheldrake
3-https://www.cea.fr/comprendre/Pages/physique-chimie/essentiel-sur-mecanique-quantique.aspx
4-https://www.inexplore.com/articles/vide-source-information-quantique
5-Discours sur l’origine de l’Univers. E.Klein
6- https://www.polytechnique.edu/actualites/theories-quantiques-des-champs-repartir-des-principes-premiers
7-Science et Champ Akashique. E.Laszlo