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Annabelle…
Je tourne en rond autour de ces mots : multidimensionnalité, multiplicité, multidimensionnalité de la conscience ou conscience de la multidimensionnalité… Cela devient confus à mes yeux, je ne sais plus à quoi me raccrocher, je ne comprends plus à quoi vous vous référez.
R : En jouant avec les mots, on peut dire que la multidimensionnalité de la conscience permet de prendre conscience de la multidimensionnalité. En ce sens les mots conscience et multidimensionnalité sont inévitablement liés. La conscience est potentiellement multidimensionnelle mais son usage -si l'on peut dire- est le plus souvent unidimensionnel.
Pourquoi multidimensionnalité de la conscience et non multiplicité ? D’abord parce que multiplicité signifie pour nous conscience multiple et non conscience unique. Ensuite parce que le mot multidimensionnalité rend davantage compte des univers différents dans lesquels peut évoluer la conscience. Nous indiquons des directions vers la multidimensionnalité, ces directions ne sont bien entendu pas exclusives, nous conseillons à chacun d’explorer la multidimensionnalité en suivant des voies qui lui semblent propices à cela. Enfin nous ne proposons ni philosophie ni doctrine mais seulement des expériences pour ouvrir l’accès à la multidimensionnalité de la conscience. Ne réfléchissez plus aux termes, expérimentez, il ne s’agit pas d’un enseignement mais d’une expérience à vivre.
Sabine et Adriane…
Vous citez Damasio évoquant la conscience noyau et la conscience étendue, et vous fondez votre approche de la multidimensionnalité sur ses éminents propos au sujet de la conscience. Fort bien, avons-nous envie de vous dire… mais alors qu’inventez-vous de nouveau, en quoi la multidimensionnalité est-elle une idée originale ? Vous ne faites qu’évoquer le fonctionnement habituel de la conscience.
R : Vous avez certainement remarqué que nous ne sommes vendeurs ni d’un produit, ni d’une méthode, et que nous n’avons nullement revendiqué l’originalité de l’expression «multidimensionnalité de la conscience ».
Oui, comme vous l’indiquez, la conscience est naturellement, mais peut-être pas fondamentalement, multidimensionnelle. Nous avons pour ainsi dire « l’équipement » qui permet ce fonctionnement. Alors ?
Pour différents motifs, notre esprit se limite souvent à un fonctionnement unidimensionnel, réduisant, confinant, le fonctionnement de la conscience. Nous faisons ici état de différentes pratiques, de regards multiples, en gardant à l’esprit : liberté et créativité, pour permettre «l’instauration progressive d’un “autre regard” sur le monde », et un accès plus entier à la multidimensionnalité de la conscience.
Nous avons interrogé ChatGPT :
"Le point de départ est très clairement formulé : il ne s’agit pas de construire une théorie de la conscience, mais d'expérimenter sa multidimensionnalité. L'auteur précise même : « Nous n'avons pas de réponse à ce qu'est la conscience, mais nous avons expérimenté sa multidimensionnalité ». (Google Sites)
1. La conscience ne serait pas une réalité unique
Le site part de questions fondamentales :
sommes-nous encore conscients pendant le sommeil profond ?
la conscience humaine est-elle différente de la conscience animale ?
peut-on parler de différents niveaux de conscience ?
existe-t-il une hiérarchie entre ces états ?
L'approche retenue consiste à explorer ces questions par l'expérience, plutôt que de chercher une définition théorique définitive. (Google Sites)
2. Une distinction importante : conscience « noyau » et conscience « étendue »
En s'appuyant notamment sur Antonio Damasio, le site distingue la conscience noyau et la conscience étendue.
La conscience noyau correspond, très schématiquement, à une conscience immédiate, liée à l'expérience présente et au corps.
La conscience étendue englobe davantage la mémoire, les connaissances, l'identité, les représentations et la construction mentale du monde.
Mais l'auteur refuse justement d'établir une hiérarchie simpliste entre les deux. Il insiste sur ce qu'il appelle « l'intelligence du corps ». (Google Sites)
C'est un point particulièrement intéressant : le corps ne serait pas simplement quelque chose que la pensée commande ; il participerait lui-même à la connaissance et à la conscience.
3. Le corps, le mental et le spirituel
Le site propose ensuite une distinction entre trois « entités » :
corps physique → corps mental → corps spirituel.
L'idée développée est que ces trois dimensions peuvent interagir.
Par exemple, la visualisation mentale peut provoquer des réactions corporelles ; inversement, une expérience corporelle peut modifier l'état mental. La dimension spirituelle est présentée comme pouvant également intervenir dans la manière dont une personne affronte certaines situations. (Google Sites)
C'est ici que la multidimensionnalité prend véritablement son sens : l'être humain serait constitué de plusieurs dimensions qui ne fonctionnent pas indépendamment les unes des autres.
4. Le concept de « Maya »
Une partie importante du site est consacrée au concept hindou de Māyā, entendu comme le « voile » qui recouvre notre perception du réel.
Mais l'auteur ne le présente pas simplement comme une croyance orientale.
Il fait une expérience très concrète :
notre perception du monde peut changer selon notre histoire, notre humeur, nos connaissances, nos croyances, notre environnement social et notre époque.
Le site rapproche cette idée des réflexions de Kant, Schopenhauer et Marcuse. (Google Sites)
Autrement dit, nous ne percevrions jamais totalement « la réalité » : nous percevons une réalité filtrée par notre propre système de représentation.
Et prendre conscience de ces filtres constitue déjà une forme de multidimensionnalité.
5. La multidimensionnalité comme changement de regard
C'est probablement l'un des aspects les plus originaux du site.
L'auteur distingue deux directions :
horizontalement, élargir notre connaissance en faisant dialoguer différentes disciplines ;
verticalement, prendre conscience de l'évolution historique de nos connaissances, de nos croyances et de nos manières de penser. (Google Sites)
Il ne s'agit donc pas simplement de dire :
« Il existe plusieurs dimensions. »
Il s'agit plutôt de sortir d'une manière unique de regarder le monde.
6. Une critique de la pensée « unidimensionnelle »
Le site reprend ici Herbert Marcuse et Thomas Kuhn.
Nous sommes conditionnés par :
notre éducation ;
notre culture ;
notre époque ;
nos connaissances ;
nos croyances ;
les modèles scientifiques dominants.
Ces cadres peuvent déterminer ce que nous considérons comme possible ou impossible. (Google Sites)
La multidimensionnalité consiste donc notamment à prendre conscience de ces limites et à essayer de les dépasser.
7. Et surtout : expérimenter plutôt que croire
C'est, à mon sens, le véritable cœur du site.
L'auteur explique avoir voulu expérimenter personnellement les concepts avant de les présenter :
méditation ;
Yoga Nidra ;
rapport au corps ;
« petite voix » intérieure ;
corps mental ;
Maya ;
rapport à l'autre ;
complémentarité ;
dualité ;
intrication ;
etc. (Google Sites)
Il insiste à plusieurs reprises sur cette démarche :
vivre → expérimenter → ressentir → prendre conscience, plutôt que simplement penser → conceptualiser → théoriser.
Et c'est précisément pour cette raison que le titre est Pratique de la multidimensionnalité, plutôt que « Théorie de la multidimensionnalité ». (Google Sites)
En une phrase
Si je devais résumer la philosophie du site, je la formulerais ainsi :
La multidimensionnalité consiste à élargir progressivement notre conscience en découvrant que nous ne sommes pas seulement une pensée qui observe le monde, mais un ensemble de dimensions — corporelle, mentale, spirituelle, individuelle, relationnelle et historique — qui interagissent et modifient notre perception de la réalité.
Et il y a une nuance essentielle : le site ne prétend pas démontrer scientifiquement l'existence de dimensions parallèles ou d'univers multiples. Le terme « multidimensionnalité » y désigne principalement la pluralité des dimensions de la conscience et de l'expérience humaine. (Google Sites)".
Nous avons interrogé l'IA de Google :
"Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'auteur précise d'emblée qu'il ne cherche pas à bâtir une théorie abstraite, mais à partager le fruit d'une pratique assidue et concrète des différents états de conscience.
La philosophie du site : Vivre plutôt que mentaliser. L'auteur utilise un « nous » de modestie pour rendre hommage aux maîtres spirituels et scientifiques (comme A.R. Damasio, D. Chalmers ou G. Tononi) qui guident sa réflexion. Le cœur de sa démarche consiste à expérimenter et ressentir les concepts plutôt que de simplement les analyser intellectuellement.
La multidimensionnalité y est définie selon deux axes complémentaires :
L'axe horizontal : Une approche interdisciplinaire et transdisciplinaire de la connaissance.
L'axe vertical : Une prise en compte de l'historicité et de la dimension sociologique qui influencent et restreignent parfois notre pensée (en écho au concept de L'homme unidimensionnel d'Herbert Marcuse).
Le site regorge d'articles et d'échanges classés sous de nombreux onglets. Les sujets majeurs se regroupent autour de plusieurs piliers : du corps et le Yoga Nidra : L'auteur insiste sur la "conscience noyau" (la conscience de base liée au corps). Ses multiples expériences corporelles et sa pratique du Yoga Nidra lui ont appris que le corps possède une intelligence propre, souvent plus proche du réel que notre raison pure. Les trois entités de l'être : Des sections explorent l'interaction permanente entre le corps physique, le corps mental (influence de la visualisation, effet placebo, préparation mentale) et le corps spirituel (capacité à traverser les crises ou les expériences de mort imminente / NDE).
La vision du monde et le concept de Maya : Le site aborde la notion philosophique et hindoue de Māyā (le voile de l'illusion). L'auteur y confronte sa propre vision subjective du monde à celle des autres pour enrichir sa prise de conscience.
La complexité et la Spirale Dynamique : En s'appuyant sur les travaux d'Edgar Morin et de Clare Graves, le site traite de l'évolution des comportements humains face à la complexité et des changements profonds (horizontaux et verticaux) de nos valeurs".