PING-PONG
du 10 septembre au 11 octobre 2026
du jeudi au dimanche de 14h30 à 18h30
vernissage le samedi 12 septembre à partir de 17h
présence de l’artiste tous les jours d'ouverture
© photographie David Richalet
L'exposition Ping Pong a été conçue et réalisée par Marc Givry architecte, et Denis Arino peintre.
Le projet n'est pas tant d'exhiber des tableaux mais de reconstruire par leur présence la perception de l'espace qui les accueille. C'est ainsi que les vides sont aussi importants que les pleins comme finalité de l'installation.
Les tableaux sont sériels, systématiques, anonymes et totalement dénués d'intention narrative ou métaphysique. Le choix de n'utiliser que deux nuances colorées et un seul signe plastique est né de la volonté de privilégier l'expérimentation aux dépens de l'expression.
Je fais de la peinture décorative. Denis Arino
© photographie David Richalet
« Pour Denis Arino, le tableau n’est pas une surface plane aux couleurs joliment assemblées dont les bords marqueraient la limite et qu’il faudrait interpréter, mais c’est un objet dont l’épaisseur constitue à la fois le motif, la structure, la singularité et le point de départ. L’épaisseur en est la mesure. Elle lui confère sa qualité d’objet.
L’objet est à la fois plus ou moins qu’une chose mais, ce dont on est sûr c’est qu’il n’est pas amendable: quelle qu’en soit l’interprétation, il n’en reste pas moins ce qu’il est. Cependant, dès qu’il est vu, il établit un rapport entre un espace, un champ, un plan, une proximité, un corps. Il pré-suppose un accord entre des «choses» dont il est entouré et le «soi-même» qui l’observe. Par conséquent, il n’est pas un paysage, il se tient dans le paysage. En ce sens, il s’oppose à l’imagerie qui, elle, fait spectacle. L’objet expose ses propres limites que l’imagerie récuse puisqu’elle est prise dans l’infinie turpitude de ses innombrables interprétations. Ni dogme, ni croyance, l’objet est beaucoup plus modeste, c’est un encombrant. Il a à voir avec le monde extérieur et rien à faire avec le mythe de l’intériorité. »
Thierry Raspail
(extraits catalogue ASSEMBLAGE - page 6 et 7 - Editions Marc Givry Architecte)
© photographie David Richalet