Encampement du monde
installation & dessins
du 19 mars au 19 avril 2026
du jeudi au dimanche de 14h30 à 18h30
Vernissage le samedi 21 mars à partir de 17h
présence de l’artiste tous les samedis et dimanches
© Amandine Meunier
© Amandine Meunier
© Amandine Meunier
Amandine Meunier est une artiste visuel, née en 1977, qui vit et travaille à Monteynard, au Sud de Grenoble. Confrontée, dans son parcours personnel, au déracinement, elle construit, depuis plus de vingt ans, une oeuvre qui cherche à habiter l’exil ou à s’ancrer dans une poétique du déplacement.
(Afin de donner lieu à/Pour localiser) la non-appartenance territoriale elle invente en 2004 Nomadistan, le pays du déplacé. Son travail protéiforme nourrit cette île mentale avec un univers visuel de sculptures, de dessins et d’installations. Elle propose une grande variété de techniques inspirées par des pratiques artisanales lentes et minutieuses et elle utilise souvent des matériaux ou objets récoltés sur la route. D’un geste créateur intensif, presque obsessif, elle recherche la trace de la main, là où l’incident contrarie la perfection pour ouvrir une poésie (en/du) transit. La déambulation dans son archipel nous invite à réfléchir aux questions d’identité, de lien au territoire à travers le filtre de la mobilité contemporaine.
Avec l’exposition présentée à la galerie Alter-art, "L’encampement du monde", Amandine Meunier interroge la vulnérabilité de l’habiter devant l’hospitalité hostilité du territoire et dans la fragilité de l’éphémère. Habiter le monde aujourd’hui c’est prendre en compte le déplacement. Nos identités à traits d’union entre différentes cultures nous déshabituent des ancrages et des installations définitives.
Particulièrement touchée par l’habitat instable, temporaire, anarchiquement posé sur le territoire et fascinée par l’improvisation utilisée comme technique de construction à partir de matériaux glanés dans les alentours, Amandine Meunier collecte des images qui documentent l’abri contemporain. De la cabane comme habitat ludique, rêvé, évolutif à la tente quechua, ou aux cartons empilés et autres abris de fortune qui cherchent refuge sur le trottoir, en passant par l’entrepôt ou le banc public, peut-on investir le transitoire et créer un bâti improvisé?
Avec cette exposition de dessins au crayon sur papier et sacs à gravats, elle interroge l’ancrage de l’éphémère qui s’accommode des restes et dénonce l’infiltration de la précarité dans nos sociétés ainsi que la violence du nettoyage urbain pour questionner notre humanité, notre hospitalité.
Le dessin peut-il prendre matière, faire objet? Peut-il rendre trace, humaniser?
© Amandine Meunier
© Amandine Meunier