Mamitiana Raveloson s'investit aussi pour que le Comité International Olympique (CIO) maintienne cette discipline aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio, ainsi qu'en 2020.
La lutte traditionnelle s'appelle ringa dans l'Ibara.
Il n'y a pas de fête Bara sans épreuve de lutte à mains nues. Si l'épreuve semble individuelle, les villages s'affrontent à travers leurs équipes respectives.
Le meilleur lutteur du village porte le titre de "fanalolahy" (étymologiquement, "fanalo" signifie courageux). Il est en quelque sorte le chef de l'équipe.
Un défi est lancé entre les deux équipes en premier lieu. Si un lutteur lève son bras droit tout en sifflant, celui qui osera le défier répondra de la même manière. Uniquement vétus de "sadia", cest à dire du pagne local, les lutteurs s'affronteront par la suite. La victoire reviendra à celui qui a fait toucher les deux épaules de l'autre à terre.
En cas de litige, les deux fanalolahy de chaque équipe séparent les concurrents et déclarent qu'il n'y a pas de vainqueur. Cependant, les deux comparses sont persuadés d'avoir été aussi forts, l'un autant que l'autre !
Jadis très prisée, la lutte est toujours d’actualité.
Après une année 2011 bien remplie, le dynamique Bara - Mamitiana Raveloson - président de la Fédération Malagasy de Lutte (FML) envisage avec confiance les olympiades de Londres, pour les lutteurs malgaches.
Le 17.05.2013 il annonce sur Newsmada :
"Convertir les pratiquants déjà rompus à cette discipline à la lutte moderne serait plus bénéfique et avantageux que de former de nouveaux adeptes pour en arriver à des résultats rapides et efficaces (...) La durée de la formation sera beaucoup plus courte et nécessiterait moins d’engagement financier ».
Pour aller plus loin :
COMBEAU-MARI, Évelyne DORANGA Moraingy, mrenge, moring : Permanence et ré-invention des pratiques traditionnelles de combat dans les îles de l’océan Indien : Madagascar, Mayotte, Réunion revue Staps - n° 101 (2013) p 69-80