RTR, MMK - SF10 - 2010, de la biplace Talbot 26 Grand Sport
De la génération du début des années 50, qui n’a pas eu en cadeau au minimum la Talbot-Lago Dinky Toys. Perso, j’ai eu le n°5 qui a été donné parmi d’autres Dinky, Norev et Solido, à un petit cousin petit par ma mère, alors qu’au service militaire, pensant, à tort, que je ne m’y intéresserais plus puisqu’ayant dépassé ma majorité de 21 ans et donc grand garçon. A la découverte du pot cassé, plusieurs années après, j’vous dis pas le flip d’autant que ma Mercedes 220 télécommandée, de plastique bordeaux en parfait état, à laquelle j’avais apporté l’éclairage aux feux avant (déjà) à partir d’ampoules et pile provenant de piles électriques Wonder: " ben oui pardi! pour jouer la nuit quoi ! ", s’était fait la malle avec les autres. Je ne me souviens plus de sa marque. Le joujou Talbot devait être la T 26 C puisque sans siège à gauche du pilote. Bon, à l’époque je m’en tamponnais le coquillard de savoir si elle était une monoplace centrale T 26 Course ou une biplace T 26 Grand Sport. A la tuture je jouais un point c’est tout. La chance a voulu que les quelques Jouef en ma possession étaient planquées ailleurs.
Quand MMK a sorti celle en question c'est sans hésité que je l'ai mis dans ma besace. Faut dire qu'attentif j’étais à la moindre mise en route de l’une de sa belle gamme Slot France. N’étant pas une GP d’avant-guerre j’ai zappé la centrale de PSK (2010?) de même que celle de GTM (2011). Par contre je me suis ravisé en 2015 sur la GTM à l’occasion d’une seconde production, je crois, avec à l’idée de faire la seule centrale sortie par Lago en 1939. Hum ! ferais-je un jour cette GP et les quelques autres d’ailleurs?
Ceci dit, après ce bref moment de nostalgie et de grattage de tête, revenons à la biplace du Mans 1950. Avant, et une fois encore, désolé pour les purs et durs du brut de chaîne mais j’ai un peu chatouillé le bolide de ci de là, pour me rapprocher du mieux et, sacrilège, de plus, en jouant ai cassé par deux fois (2015 et 2019) un support d’aile car bien trop fragiles ces p'tites choses-là pour du dynamique. En tout cas, fallait oser faire cette caisse aux supports d'ailes minces et de fait pas coton à réaliser. D'ailleurs, peu si colle aux ailes "moto". En kit, il y aurait eu renforcement au montage. C’est ainsi ! on joue ou on n’joue pas. Dans le dernier cas, on se prive d’un beau mouvement esthétique.
Comme le nez au milieu du visage, il manquait la barre de liaison reliant les deux ailes avant. Dommage car d’origine il y aurait eu renfort naturelle. C’est peut-être aussi pour cela que, après l’avoir ajouté, il n'ya à ce jour eu de casse sur l'avant. Touchons du bois, hein ! Aussi, en aide, une petite patte invisible retientles phares supérieurs. Pour améliorer le fonctionnement, l’environnement du guide a été gratté avec ajustage de son amplitude. Cependant, ce bolide ne livre pas pour autant tout à cause de son pont bronze-alu qui manque de rodage. En dehors de l’aspect technique, ont été apportés les grilles de phare pas top je l’accorde, un écrou à la roue de secours après avoir refait la ceinture et des coups de pinceaux par-ci par-là, jusqu'à faire baver le bas du "5" sur la calandre histoire de faire encore plus mieux. Tout cela pour apporter comme d'hab. ceci: du relief au jouet. Sur l'échappement, on voit une crise de laisser aller. Le support haut arrière gauche, après sa deuxième casse, a été renforcé par une bague de 0.1mm roulée au point de rupture et soudée à la bi. Le démontage du châssis n’est pas aisé pour cause d'échappement passant sous le train. La roue doit être démontée et ensuite comptersur la bonne volonté de flexion du tuyau pour extraire le châssis, collant lui juste juste à la carro. La gravure GC07 sous le capot signe le coup de main du sculpteur. J’adore cette caisse qui ne manque pas de force.
Grille de phare à partir d'un fil de bobinage
Bague alu. de 0.1mm roulée et recollage de la ceinture de roue à la bi
Caractéristiques:
Les équipements sont ou ressemblent à :
Pilote: jambes partielles, collé
Plancher: moulé à la carrosserie
Châssis: SC
Jante: AL vissée, pneu 25.5x7 du set BRMS-124 Vintage
Moteur: Type Mabuchi
Pont : Z10 CZ/ Z29AL
Guide: Cartrix CX1105
Masse: 90g
Avant d’en arriver aux T 26 furent pensées en 1938 deux monoplaces décalées suivi d’une centrale d'empattement de 2.5m, dont leur réalisation se termina en 39 tout du moins pour la centrale. Leur nouveau moteur toujours de 6 cylindres mais de 4.5 litres simple arbre à culbuteurs, non assisté d’un compresseur, fut conçu sur l’idée du T 150 Course de 4 litres ayant lui été mis en étude courant 1935 afin d’être porté par un châssis d’empattement de 2.65m. Les passionnés virent la première T 150 C au circuit de Miramas en mai 1936. La monoplace centrale de 1939, à cause du conflit, reprit du service en septembre 1945 lors de la Coupe de Paris. En septembre 1947 ce fut au tour de l’une des deux monoplaces décalées, châssis 90131, et ce à l’occasion du GP de l’ACF disputé à Lyon. On la retrouva au départ du Mans 1949 reconfigurée en biplace, comme le voulait le règlement, puis en 50 et 51. La seconde monoplace décalée, châssis 90132, réapparut à Berne au GP de Suisse en juillet 1949. Lors du conflit, ces deux autos firent une virée à Indianapolis en 1941 où elles ne prirent le départ, puis, au Colorado pour disputer la célèbre montée de Land’s End où elles se classèrent 3 et 4 derrière deux protos. US spécialement réalisés pour l’épreuve.
Les T 26 C et GS reprennent l’idée générale de leurs aînées en se distinguant au premier coup d’œil par une calandre redessinée et par leur échappement à gauche rejetant de fait l’anti-flamme cylindrique appelé "bazooka" à droite. En lui-même, l’échappement différencie les T 26 par un "6 en 1" détendu pour les GS, règlement oblige, alors qu’il reste sous forme d'un "2 x 3 en 1" libre pour les 26 C, donc idem à celles de 1939, voire "6 en 1" lors de cas spécifiques. La différence majeure mais non visible vient, pour les décalées appelées maintenant biplaces, d’avoir leur moteur décentré sur la gauche contrairement à celles de 1939 où le moteur était dans l’axe du bolide. Les moteurs restent à 4.5 litres de cylindrée mais à 2 arbres à cames commandants par poussoir les soupapes et toujours sans compresseur. Les premières monoplaces, dont une série de 7 puis de 4 sont construites jusqu’à 1950, prennent la piste dès 1948 à l'occasion du GP de Monaco alors qu’est vue au Mans 1950 la biplace T 26 GS, châssis 110055, qui est au hit aujourd’hui. Cette T 26 GS est la première d’une "série" de quatre fabriquées à partir de 1950 en parallèle de quatre autres monoplaces T 26 C; ces huit étant exclusivement réservées à l’Ecurie usine. Deux autres biplaces seront construites pour 1952. A l’occasion de cette "série", le moteur de 4.5 litres est revu afin d’intégrer une culasse à double allumage accueillant non plus des carbus. inversés mais horizontaux faisant ainsi glisser le "bazooka" dans leur axe d’appel soit vers le bas marquant une autre différence entre les T 26 elles-mêmes moi aussi. Ce nouveau moteur double allumage apparait officiellement aux yeux des passionnés à Silverstone en mai 1950 sous le capot de deux des quatre nouvelles T 26 C appelées en interne T 26 C-DA. Pour raison de temps (de priorité?) la biplace du Mans 110055 prend le départ avec le moteur à simple allumage. Les châssis des deux types de 26 sont identiques, en longueur et largeur, à quelques positions de traversent près dû au besoin du décentrage. Pareillement, les carrosseries ne diffèrent pour les biplaces que dans le but de coller au règlement, comme c'est ici le cas pour le Mans : siège à gauche, portières, ailes "moto", phares et donc dynamo, roue de secours ou pour raison de construction du nouveau réservoir, indépendant cette fois de la carrosserie, supprimant l’appui tête profilé donnant une ligne de carrosserie plus rectilignement basse ou encore de refroidissement comme pour les ailettes du radiateur d’huile émergeant maintenant dans leur totalité.
Le Mans 1950 classe 3001 à 5000cm3 n°5: biplace T 26 GS6 cyl. 4483cm3 Talbot, concurrent Louis Rosier (F), Louis Rosier (F) - Jean-Louis Rosier (F), 1er à la distance 3465km et1er de la classe.
Couleur d'album: une rampe de culbuteurs remplacée et la Talbot reprend une à une ses concurrentes directes (Allard)