Cette carrière dispose de volumes assez important pour un recouvrement assez faible. L'accès se fait ainsi via un ancien fontis à ciel ouvert qui permet de remonter en surface.
L'exploitation de champignons dans la seconde moitié du XXe siècle a laissé ici de nombreux vestiges, notamment de très nombreux sacs de culture en plastique. Subsistent aussi une grande cuve de récupération d'eau, une étuve de stérilisation et son système de ventilation, 2 camions, une chaudière ainsi qu'un broyeur à calcaire mobile. Les anciens cavages d'accès ont été foudroyés lors de la construction d'une infrastructure, amputant le réseau de quelques galeries. Aussi, de très nombreux déchets et remblais divers ont été déversés dans certaines galeries depuis des fontis à ciel ouvert notamment. Je vous épargne ces paysages peu photogéniques.
Ci-contre, voici un bel ensemble de trompettes de Chavenay, concrétions spécifiques des carrières.
L'un des dangers dans les carrières de calcaire au recouvrement limité est le risque d'effondrement généralisé soudain et sans signe précurseur. C'est ce qu'il s'est produit ici il y a un peu plus d'1 an. Un soir, dans un grand vacarme s'est abattue une vaste zone d'environ 4 x 3 piliers. Heureusement, les terrains au-dessus de cette carrière sont délimités par des grillages et n'accueillent aucune activité humaine. Le panorama est magnifique mais très destabilisant, les piliers restants étant intactes et ne laissant absolument pas présager un destin funeste aux galeries.