Dans cette carrière ancienne, nous découvrons un grand nombre d'inscriptions de l'époque des carriers, ainsi que des vestiges de l'époque champignonniste.
L'exploitation en souterrain a semble-t-il été active dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, comme en témoignent plusieurs inscriptions. Les grands vides ont ici été consolidés selon la méthode des hagues et bourrages, comme dans de nombreux autres réseaux de la région. Des piliers à bras sécurisent les points plus instables. De nombreuses bennes de wagonnets ont été laissées sur place, bien que les rails aient disparu.
Malgré l'absence de restes de cultures de champignons, nous rencontrons notamment un magnifique triporteur très probablement dédié à cette activité, des systèmes de ventilation au niveau des puits et une grande cuve de récupération d'eau. La majorité des galeries ont été chaulées pour les stériliser, ce qui leur donne cette couleur blanche.
◾Une zone un peu moins stable s'est un peu effondrée. Les ciels sont ici continuellement arrosés, ce qui permet la formation de concrétions de type fistuleuses.
◾Ci-dessous, de nombreuses inscriptions habillent les ciels de ce réseau. Il faut un peu se tordre le cou pour les chercher, mais ça en vaut la peine. De la chaux en recouvre malheureusement certaines, mais cela permet d'attester qu'elles datent bien d'avant les champignonnistes.
C'est probablement l'inscription la plus impressionnante que j'ai pu découvrir sous terre : un poème complet a été retranscrit au noir de fumée ! Ce texte traite de la guerre et est intitulé "Il ne faut plus jamais".