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Visites, interviews


Il y a peu, 4 habitantes de notre immeuble et 1 d'Haxo 2 ont accepté de répondre aux questions d'un journaliste de France Inter sur l'habitat coopératif, (son histoire, ce qu'il en reste aujourd'hui), pour l'émission Service Public.

Vous pourrez entendre ces 4 petites minutes mardi 6 janvier à 10h00, sur la fréquence FM 87.8, France Inter.


Trouvé sur le site de France Inter :

La "Villa des Hauts de Belleville" rue Borrego à Paris, c'est deux barres d'immeuble construites sur ce principe de l'habitat coopératif. L'une de 158 logements construite en 1958 et l'autre de 21 logements bâtie en 1971. Aujourd'hui, certains habitants tentent de garder l'histoire et la philosophie de solidarité qui a permis la construction de ces immeubles.


Visite de ces barres de béton pas comme les autres, avec Anne Bourgne et Anne-Lise Millan-Brun.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=75080

Antoine Ly.


Les habitats coopératifs renaitront-ils un jour ? Oui, et c'est déjà fait, allez visiter ce site, vous en saurez plus :


http://www.maisonapart.com/edito/immobilier-entre-la-location-et-l-achat-bientot-les-cooperati-2501.php


Une association, Habicoop,  http://www.habicoop.fr/ travaillant sur les expériences d'habitat coopératif nous a sollicité pour visiter notre immeuble, Une quinzaine de personnes sont venues le vendredi 8 février 2008  à partir de 17h30 et ont été guidées par notre présidente du Conseil Syndical, Danièle Peters, assistée d'Anne Bourgne et de toutes les autres bonnes volontés qui ont eu envie de faire partager leur mémoire.

Voici le texte qui leur a donné envie de découvrir notre villa :


Au 47 rue de Borrego(*), au terme d'une expérience qui remonte aux années 50, on nous affirme qu'on peut vivre heureux dans du béton. La démonstration est convaincante. Les habitantes de la villa des Hauts de Belleville, qui nous font visiter généreusement leur habitat, témoignent d'une expérience originale conduite d'une main de maître par un Jésuite. En réponse aux graves problèmes de logement de l'après-guerre, par l'intermédiaire de la société coopérative H.L.M., un architecte disciple de Le Corbusier, Claude Béraud, élabore tout un ensemble urbain comprenant : immeubles, jardin d'enfants, école, foyer de jeunes, maison de la culture, dispensaire.
Qui avait-il de si révolutionnaire ? Un plan conçu avec les habitants, la participation à l'embellissement et l'entretien de l'immeuble (les "heures-castors"), un rez-de-chaussée entièrement dédié à des équipements collectifs (ateliers, salle polyvalente avec cuisine équipée), des espaces verts à partager et surtout un statut juridique étonnant. Chaque locataire disposait d’un droit d’usage cessible et transmissible en contrepartie d’une contribution au financement de la construction.
Ainsi était créée une solidarité entre les coopérateurs qui se trouvaient associés à la vie de l’immeuble et à sa gestion permettant un système de rotation d'appartement entre les familles en fonction de la composition du foyer.
La Maison radieuse édifiée en 1955 sur les plans du Corbusier à Nantes était basée sur le même principe. Près de 40 000 logements ont été réalisés ainsi en location-coopérative. La loi "Chalandon" de 1971 supprima cette formule. Les coopérateurs ont du alors choisir entre l’accession classique ou un statut de locataire HLM. Mais l'esprit communautaire a survécu à la loi. On nous souffle même que les nouveaux copropriétaires sont parfois plus actifs que certains anciens. Les résidents préparent activement le 50e anniversaire de l'immeuble.

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