Suite à l'assemblée générale du 8 avril, les deux ifs hâtivement condamnés par certains membres de la commission jardin sont sauvés : une habitante ayant obtenu de Madame de Massol, déléguée aux Espaces Verts, une confirmation écrite que l'abattage de ces arbres était soumis à une autorisation, la résolution a été modifiée avec empressement par la représentante du syndic et il a pu être procédé au vote des autres aménagements non litigieux du jardin.
Menace sur l'espace vert protégé autour de la villa des Hauts-de-Belleville dans le 20e arrondissement.
Bien que protégé depuis 1992 par la ville, les espaces verts parisiens subissent de plus en plus de dommages :
En effet, pour seul exemple sur notre territoire :
- le cimetière de Belleville et la villa des Hauts-de-Belleville
ont déjà été partiellement déboisés lors de la tempête de 1999, sans replantage pour la plupart ;
- sur le côté nord de l'église Notre-Dame-des-Otages,
deux gros peupliers ont été arrachés lors du dernier ravalement et jamais remplacés ;
- sur la rue du Borrego,
il y a quelques années aussi, l'espace vert a été concédé par l'évêché à la société Bouygues pour y élever un immeuble : "Les Pastels".
(Pour mémoire, c’est sur cet emplacement du parc des Otages que venaient, depuis les années 1970, s’initier à la culture potagère les enfants du quartier, bien avant que les jardins partagés ne soient à la mode.) ;
- sur l'espace situé près du cimetière et des réservoirs d'eau, à l'ouest de la villa,
Cet hiver, pour travaux de rénovation, ont été enlevés les gros peupliers, les essences qui peut-être les remplaceront mettront plusieurs décennies avant d'atteindre leur taille ;
Et les murs en pierre devant être refaits, ils ont été remplacés par du béton qui ne permet plus la nidification des oiseaux ;
- dans le parc des religieuses,
les gros marronniers, probablement malades, sont retirés les uns après les autres, l'un tout récemment encore, et non remplacés non plus ;
- Enfin, sur le terrain même de la villa des Hauts-de-Belleville,
Un projet est en cours d’élaboration pour faire voter à l'assemblée générale d'avril, le retrait de deux ifs pour motif esthétique.
Or, en période hivernale, ces arbres, les seuls qui restent verts toute l’année sont désormais :
L’unique refuge (les arbres restant n'ont pas de feuilles et sont élagués) pour une multitude d'oiseaux (pies, corneilles, merles, ramiers, geais, moineaux, mésanges charbonnières et bien d'autres encore...) et dont nous ne sommes plus que quelques rares privilégiés à entendre les ébats et les chants !
L’unique source de création d’oxygène.
Selon la réglementation, sur cet espace protégé, les arbres ne peuvent être retirés que s'ils présentent un danger ou sont malades et ce avec accord de la mairie Et, dans ces deux derniers cas, ils doivent être remplacés.
NOUS SOMMES DES PRIVILEGIES, NE DONNONS PAS LE MAUVAIS EXEMPLE,
RESPECTONS NOTRE PATRIMOINE VEGETAL ET ANIMALIER,
RESPECTONS LA LOI !