"Sers premier le plus souffrant" (devise des Compagnons d'Emmaus).
"Une pratique éthique exige que les thérapeutes déterminent avec qui et dans quelles conditions als peuvent ètre efficaces" (Corey, Corey and Callanan).
Enfants pour lesquels nous pouvons considérer leur venir en aide :
ceux dont la guérison nous semble possible au moyen de la pratique de thérapie de milieu thérapeutique :
- enfants souffrant de sévères perturbations affectives chroniques : schizophrènes, autistes, psychotiques, victimes d'inceste ou de mauvais traitements sadiques
- enfants souffrant de maladies physiques dont on peut suspecter qu'elles ont été causées par des facteurs psychologiques : cancer, anorexie, épilepsie, asthme, tétanie, surdité, rachitisme, retard mental, migraines, diabète, divergence des yeux, et en général toute pathologie à l'apparence de symptomes somatiques pour laquelle aucune cause biologique, physiologique ou génétique n'a été trouvée
- enfants polyhandicapés dont les troubles correspondent aux listes ci-dessus.
Chaque enfant appartenant à une des catégories ci-dessus peut ètre accueilli à notre milieu thérapeutique à la condition qu'al veuille y venir, et cela uniquement après que nous ayons eu l'occasion de faire connaissance et sentir que nous éprouvons un désir sincère de lui venir en aide (voir la page Procédure d'admission des enfants).
L'enfant a alors la possibilité de venir visiter notre lieu pour s'en faire une opinion ainsi que sur les personnes, c'est à dire savoir s'al ressent une bonne impression qui pourrait al conduire à décider d'essayer d'y résider à des fins thérapeutiques.
Nous voulons que chaque enfant puisse prendre sa décision libre de toute pression parce que pour cette personne sa vie est en jeu, d'autant plus que jusqu'à présent les milieux s'efforçant d'ètre veritablement thérapeutiques sont rares dans le monde, quel que soit le pays considéré.
Toutes considérations émanant d'adultes, que ce soit parents, fonctionnaires, professionnels, ou questions d'argent ne doivent venir qu'en second rang : toutes ces personnes ne souffrent pas autant que l'enfant considéré et leur vie n'est pas en jeu.
Enfants que nous ne pouvons pas considérer parce que les chances que le milieu thérapeutique soit efficace pour les guérir sont pratiquement nulles :
- enfants trisomiques, atteints de paralysie cérébrale ou de tout dommage irreversible causé au cerveau, ou avec toute anomalie congénitale. Nous considérons que les enfants autistes ont un cerveau et un système nerveux normal mais qu'als ont été maltraités, les conduisant en conséquence à se protéger d'autrui pour éviter de subir de nouvelles atteintes lourdes à leur personne avec les souffrances permanentes correspondantes : als sont donc guérissables par thérapie de milieu sauf si l'autisme chez als a commencé après avoir été vaccinés. Pour de tels cas, il est possible que certaines parties de leur cerveau ont été endommagées par les vaccinations (voir la page Vaccinations nuisibles aux enfants).
- enfants pour lesquels nous ne ressentons pas suffisamment de sentiments positifs : chaque enfant quel que soit son état a besoin d'ètre aimé et soigné dans le cadre de relations personnalisées. Si personne de notre équipe ne ressent de motivation positive vis à vis d'un(e) enfant, nous ne pouvons pas essayer de lui venir en aide car nous ne serons pas dans la dynamique émotionnelle nous permettant d'assurer nos devoirs envers al.
En d'autres termes, chaque enfant a besoin d'ètre aimé par au moins un(e) adulte, et les enfants sentent si les adultes éprouvent plaisir et intéret sincères à ètre en leur compagnie, car aimer veut dire avoir du plaisir à ètre avec. Lorsque cette caractéristique émotionnelle positive est absente en nous, nous nous trouvons alors impuissants à aider l'enfant car la relation avec al est inexistante, tout au moins de notre coté.
- enfants pour lesquels les conditions thérapeutiques ne peuvent pas ètre mises en oeuvre :
enfants dont la volonté personnelle est refusée par ceux qui en ont la garde : nous n'aurions pas de recours légal pour assurer leur protection. Par exemple, enfants forcés de voir leurs parents parce que leurs parents l'exigent et n'ont pas été déchus de leurs droits parentaux : la possibilité de récidive des mauvais traitements ou abus sur la personne de l'enfant est une contre-indication à sa prise en charge thérapeutique puisque les progrès seraient régulièrement détruits à chaque fois que l'enfant serait à nouveau soumis(e) à des situations dégradantes et pathogènes.
en général toutes situations dans lesquelles on refuse aux enfants le droit de décider de ce qui les concerne : sans auto-détermination aucune efficacité thérapeutique n'est possible puisqu'on continue à endommager la personnalité de ces enfants en leur refusant le statut de personne.
enfants extrèmement violents ou destructeurs au point où la sécurité des autres enfants et du voisinage ne peut ètre assurée compte-tenu des conditions non-restrictives nécessitées pour l'efficacité du milieu thérapeutique.
Enfants pour lesquels la décision de prise en charge est difficile à prendre :
- enfants ayant été soumis à electrochocs ou autres traitements dommageables à leur cerveau : ces "pratiques" ont probablement altéré plus avant l'état mental et physique de ces jeunes victimes, rendant encore plus aléatoires leurs chances de guérison.
L'usage domestique de l'électricité comporte un nombre important de règles de sécurité tant au point de vue des composants que des installations pour éviter que le corps humain ne soit en aucun cas en contact avec le courant. Il est inadmissible que pour des raisons "médicales" des "spécialistes" pensent bon de soumettre délibérément des patients à des courants électriques, et cela dans la partie de leur personne la plus vulnérable : le cerveau ! Ces "pratiques" montrent le degré d'aliénation vis à vis des valeurs morales et humaines qui existe dans les sociétés où elles sont consédérées comme "traitement". Les "professionnels" qui soumettent autrui à de telles souffrances ne les ont jamais essayé sur als-mèmes pour voir l'effet produit et les conséquences ultérieures sur leur état mental et leur personnalité.
"En tant que directeur du Center for the Study of Psychiatry à Bethesda au Maryland (USA), presque chaque semaine je reçois des appels et des lettres ou j'ai des interviews avec des patients dont le cerveau et ses fonctions ont été définitivement lésés par des electrochocs. L'histoire est toujours la mème" (Dr Peter R. Breggin).
- enfants ayant été soumis à des méthodes de conditionnement du comportement car cela les a enfoncés plus encore dans l'aliénation vis à vis d'als-mèmes.
- enfants grabataires et enfants séro-positifs : possibilité de prise en charge au milieu thérapeutique seulement si leur état semble comporter de fortes composantes psychosomatiques.
- enfants ayant été forcés de prendre des médicaments psychotropes car ces produits chimiques ont les mèmes composants que les drogues illégales (cocaine, marijuana, amphétamines...) comme le Dr Peter R. Breggin l'a souligné. Ces enfants sont donc conduits à devenir drogués et les dégats causés à leur santé sont d'autant plus graves que de telles intoxications ont été commencées tot dans la vie des jeunes victimes, sans qu'als aient le droit de les refuser.
Limites d'àge :
Pas de limite d'àge inférieure : plus l'enfant est jeune, plus ses chances de guérison sont meilleures car ses troubles ne sont pas encore chronicisés et sa dynamique personnelle vitale peut ètre retrouvée rapidement.
Dans le cas d'un(e) très jeune enfant, il faut évaluer très soigneusement quelle est la relation qu'al a avec sa mère, d'autant plus lorsque l'enfant est non verbal en raison de son àge ou de ses symptomes. Mais le plus souvent mème les jeunes enfants comprennent ce qu'on leur dit, le tout est d'arriver à percevoir quelle est leur réponse en l'absence de parole, pour voir si l'enfant peut envisager son placement au milieu thérapeutique dans les conditions telles qu'on lui a expliqué en termes adaptés à son àge. Sa réponse peut apparaitre sur son visage ou dans son comportement, il faut s'assurer que nous avons perçu correctement sa volonté et ses besoins avant de prendre une décision.
Limite d'àge supérieure : les grands enfants et adolescents peuvent ètre considérés seulement si il n'existe pas de contre-indication tenant à la présence de très jeune(s) enfant(s) dans la maisonnée.
En cas de demandes de prise en charge trop nombreuses, nous donnerions la priorité aux enfants les plus jeunes, aux plus souffrants, et à ceux qui nous sembleraient présenter les meilleures chances de guérison.
revu 2016