Cette page a été écrite suite à la diffusion par la chaine américaine de télévision PBS en 2006 du documentaire :
"A Lion In the House" (2 heures x 2).
Il a été filmé sur une période de 6 années au Cincinnati Children's Hospital aux USA et permet de voir l'évolution de la lente dégradation de plusieurs enfants atteints de cancer, qui étaient à l'origine des enfants normaux, heureux et actifs, puis finalement morts dans un cercueil. En choisissant de filmer ces enfants, les membres de l'équipe de tournage ne savaient pas qu'als mourraient tous.
Le processus du cancer montre comme il est important puisqu'il peut conduire à la mort pure et simple : l'ensemble du corps de ces enfants était parfaitement sain mais le cancer a tout de mème débuté à un point spécifique. Le processus mortel ne se produit pas en un jour, il y a suffisamment de temps pour intervenir, mais le problème est que dans de nombreux cas les traitements médicaux sont inefficaces pour enrayer le développement de la maladie. Cela montre clairement qu'il faut mettre en oeuvre un traitement autre que médical avant que le pire n'arrive.
L'amour n'a pas manqué car il a été fourni, et avec réciproque : une femme faisant partie de l'équipe médicale a dit
- Les enfants donnent plus qu'als ne reçoivent, qu'als soient malades ou en bonne santé."
Puisqu'officiellement les causes du cancer demeurent inconnues, il est possible de se demander si cette maladie comme d'autres peut ètre causée chez les enfants par des mauvais traitements. Il semblerait qu'une fois que le cancer a commencé chez un(e) enfant, il pourrait continuer de croitre mème lorsque les abus ont cessé : comme si les émotions refoulées chez l'enfant souffrant(e) constituraient un noyau actif potentiellement mortel qui peut poursuivre son expansion jusqu'à la mort de la jeune personne, à moins que les émotions refoulées soient libérées.
Cela signifie que la vie ne sera pas autorisée à continuer après les abus ou traumas à moins que les émotions refoulées qui y sont associées soient remontées à la conscience et exprimées : l'effet pathogène peut rester actif aussi lontemps que nécessaire pour causer finalement la mort de l'enfant, quelle que soit la quantité d'amour fournie à la jeune victime et quelle que soit la puissance des traitements médicaux tentés. Dans le pire des cas, rien ne saurait arrèter le processus négatif une fois qu'il a commencé.
Cela montre que le corps dans ces cas ne peut pas se défendre, contrairement aux agents nuisibles venant de l'extérieur. Avec le cancer, le processus est interne, qui débute dans le corps lui-mème à un endroit spécifique.
Puisque ce processus est une auto-destruction, cela semble signifier qu'aucune vie de valeur ne peut exister après les traumas, sauf si une aide adaptée est fournie, ce qui n'est pas effectué dans la plupart des cas jusqu'à présent, conduisant aux conséquences malheureuses que nous connaissons.
Le besoin fondamental est d'autoriser les conditions adéquates pour favoriser la libération des émotions refoulées chez l'enfant souffrant(e), ce qui n'est pas fait le plus souvent jusqu'à présent. De telles tentatives doivent ètre essayées d'autant plus que l'enfant n'est pas la seule personne à souffrir : tous les adultes concernés sont dans un stress permanent de tension, de peine et de tristesse à ètre impuissants, comme chacun sait que pour chaque enfant atteint de cancer l'issue peut ètre fatale. Et mème avec les meilleures des rémissions, le cancer peut réapparaitre n'importe quand.
Cela montre que mème avec les traitements médicaux les plus sophistiqués et les plus couteux, ce qui cause le cancer reste hors d'atteinte et ignoré, et est toujours là, potentiellement actif.
Ce quelque chose inconnu est donc de première importance : cela a priorité sur quoi que ce soit d'autre et a le pouvoir de causer la mort, c'est à dire la destruction totale de la personne atteinte. Cette force est donc plus puissante que toutes les autres forces protégeant la vie dans un ètre vivant (les animaux aussi peuvent ètre atteints de cancer lorsque leurs conditions d'existence sont mauvaises). Cette force a pouvoir de vie et de mort, et en tant que telle est l'instance suprème chez chaque ètre vivant.
La progression lente du processus par lequel le cancer se répand semble montrer que les facteurs en action sont fondamentaux : la jeune victime se dégrade lentement, ce qui envoie un message silencieux mais puissant à tout l'entourage de l'enfant malade, comme un appel pour que quelque chose soit fait. Mais comme ce quelque chose n'est pas fait, le message silencieux ne fait que s'amplifier et l'état de l'enfant empire comme pour tenter d'attirer une meilleure attention. A force, l'étape ultime peut ètre atteinte : la vie ne peut plus continuer, elle quitte le corps.
De tels échecs montrent que mème dans ces circonstances tragiques, on refuse d'écouter les enfants, leurs besoins ne sont pas respectés, les enfants restent sans pouvoir mème lorsque leur vie est menacée : seule la volonté des adultes est considérée, y compris celle des professionnels de santé qui semblent le plus souvent convaincus que ce qu'éprouvent les enfants malades, les besoins qu'als expriment n'ont pas d'importance.
Ce travers n'est pas limité aux enfants malades, il s'agit d'une attitude générale des adultes vis à vis des enfants : le refus d'entendre ce que les enfants veulent dire est aussi très fréquent dans le cas de mauvais traitements, on ne les laisse pas parler ou bien on refuse de les croire.
revu 2015