"Nous devons devenir le changement que nous voulons voir apparaitre" (K. Gandhi).
L'assistance est un don que nous choisissons de fournir à quelqu'un parce que nous éprouvons de bons sentiments pour cette personne particulière : ces sentiments positifs que nous ressentons sont indispensables car ils sont ce qui dynamise nos actions.
Apporter une différence dans la vie d'une autre personne est un privilège mais aussi une responsabilité : nous pourrions ètre conduits à devoir faire plus que nous pensions au début, mais le bonheur qui découle de cette relation est une récompense qui paie largement pour tous nos efforts.
"Gentillesse, patience, compréhension et constance sont les qualités requises des thérapeutes" (V. Axline).
L 'état d'esprit des assistants doit ètre de se sentir dévoué aux enfants et d'éprouver un intérèt pour la psychologie, et plus particulièrement pour la psychanalyse pour disposer d'une capacité à comprendre la cause des problèmes qui peuvent survenir lorsque nous sommes avec un enfant, pour saisir les réactions de transfert qui peuvent se produire chez l'enfant. Avoir réussi une psychanalyse personnelle n'est pas indispensable mais est un atout certain.
Une autre aptitude très désirable est la capacité à se mettre à la place de l'autre personne et à éviter de projeter sur autrui ses propres besoins et tendances : "Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est mais tel que nous sommes" (Anais Nin), ce qui peut conduire à des malentendus lorsque nos projections inconscientes personnelles nous empèchent de percevoir l'enfant correctement.
Du fait de la tendance que nous avons à revivre le passé dans la situation présente, les assistants doivent pouvoir ètre capables de percevoir leurs propres attitudes d'une façon critique pour détecter leurs erreurs et s'efforcer de se superviser : "Les professionnels réellement dévoués restent engagés dans une attitude permanente d'auto-observation critique pour rester conscients et authentiques" (Corey, Corey & Callanan).
Nous devons rester en permanence attentifs pour vérifier que nous donnons la priorité à la satisfaction des besoins de l'enfant et non aux notres.
En pratique, pour aider le mieux possible ces enfants en souffrance à guérir, il faut
- savoir se tenir bien pour respecter chaque enfant et lui laisser toute la liberté de s'exprimer,
- savoir bien écouter l'enfant sans l'interrompre par des commentaires, remarques, questions ou conseils,
- savoir s'impliquer affectivement avec les enfants y compris si als le souhaitent par des caresses et des calins (proximité physique mais sans dérives à caractère sexuel).
Les personnes intéressées de faire partie de ce projet doivent ètre désireuses d'oeuvrer selon ces orientations, sachant qu'on peut toujours s'améliorer par la pratique mais que les situations nouvelles avec les enfants peuvent survenir dans la progression tous les jours sans préavis : on peut donc ètre amené à improviser et à prendre des décisions sans avoir le temps d'y réfléchir. On agit au mieux, avec nos limites personnelles puisque personne n'est parfait, à plus forte raison dans un tel travail où nous avons toujours à manoeuvrer malgré une multitude de variables inconnues.
Nous devons avant tout en rester sur la recherche du bien pour les enfants, honnètement et sincèrement.
A la fin de chaque journée, nous pouvons toujours prendre le temps de revenir sur les problèmes rencontrés et sur toutes questions dont on éprouve le besoin d'échanger.
Egalement, les assistants doivent ètre prèts à accepter de considérer leurs propres problèmes non résolus depuis leur enfance qui pourraient ètre réactivés par leur relation avec les enfants.
Dans l'ensemble, la qualité qui importe le plus est l'aptitude à ètre non-directif dans la vie de tous les jours avec les enfants pour les autoriser à extérioriser à n'importe quel moment et de n'importe quelle façon les émotions gardées refoulées en als qui sont la cause des symptomes physiques et mentaux.
Le plus souvent, la meilleure attitude à adopter reste de seulement écouter et reconnaitre l'importance de ce qu'exprime l'enfant. Cela n'est pas rien faire, c'est au contraire activement soutenir l'enfant dans ses efforts pour guérir. Mais se limiter à une attitude d' "écoute bienveillante" peut ètre difficile si l'enfant, par ce qu'al exprime, nous amène à une situation si fortement chargée en émotions que nous pourrions préférer trouver une porte de sortie, n'importe laquelle, mais nous ne pouvons pas faillir à l'enfant dans un tel moment.
revu 2015