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Ce vrai faux fromage est du « fromage analogue »
Qu’est-ce qui ressemble à du fromage, a le goût du fromage, la texture du fromage mais qui n’est pas du fromage ?
Ce vrai faux fromage est du « fromage analogue » que l’on trouve dans tous les plats préparés type lasagnes, pizza ou gratins.
Le fromage analogue ou synthétique : le fromage râpé sans lait

Les photos sur les packagings de pizzas ou de lasagnes avec leur fromage fondant en font saliver plus d’un. Et pourtant, en y regardant de plus près, on a du mal à voir dans la composition « emmental », « gruyère » ou « mozzarella ».

La raison est simple : dans la plupart des plats industriels, le véritable fromage a été remplacé par un « fromage » synthétique.
Ce poids lourd de l’industrie agro-alimentaire (Cargill est présent dans 63 pays et a réalisé un CA de 120 milliards de dollars en 2010) a mis au point le « fromage synthétique » que beaucoup appellent « analogue » et qui est décliné en 2 types :

En 2007, Cargill produit une pâte composée de 15 % de protéines de lait, d’huile de palme et d’exhausteurs de goût comme le glutamate.
En 2009, il invente le Lygomme™ACH Optimum, destiné au marché européen. Cette pâte synthétique visant à remplacer les fromages type gouda ou gruyère dans les préparations alimentaires est composée de 3 amidons, de 2 gélifiants, d’1 galactomannane et d’1 carraghénane. Vous les repérerez dans la liste des ingrédients sous les dénominations E 410 (gomme de caroube), 412 (gomme de guar), 417 (gomme tara) et E 407 (carraghénane).

Pour le vrai fromage, c’est râpé

Comme nous l’a précisé la société Cargill « le Lygomme™ACH Optimum n’est pas un fromage analogue. Il s’agit d’un mélange d’ingrédients alimentaires dérivés de produits naturels (amidon, amidon modifié, carraghénane, graine de caroube et huile de tournesol) formulé pour remplacer les protéines animales dans les fromages de types mozzarella ou cheddar.

L’industrie alimentaire, nos clients, peuvent utiliser le Lygomme™ACH Optimum par exemple pour formuler des produits de remplacement du fromage dans des plats cuisinés, tels que les pizzas ou les hamburgers, pour les consommateurs soucieux du prix. Ils peuvent aussi offrir une alternative à des individus ayant des besoins diététiques particuliers. »

Cet ersatz de fromage apporterait les mêmes caractéristiques qu’un vrai fromage à savoir le même goût, la même texture, la même apparence et le même fondant. Pour le goût, on peut quand même en douter…
Du fromage moins cher que le fromage

Vous l’aurez deviné : si un industriel s’amuse à mettre au point quelque chose qui ressemble à du fromage mais qui n’en est pas, c’est qu’il cherche à faire des économies. Et pas de petites : au
lancement de son Lygomme™ACH, Cargill annonçait une baisse de 100 % des coûts de production d’une pizza au fromage, comparés à ceux engendrés par l’utilisation de vrai fromage, à base de vrai lait.
En râpant vous-même votre fromage, pas de doute possible !
Comment arrive-t-on à ce chiffre ? Selon les spécialistes de la branche des produits laitiers de Cargill, le fromage représente environ 15 % du produit fini dans une pizza. Le marché du lait fluctuant énormément, son prix a un impact important sur le coût de revient d’une pizza surgelée. Un fabricant de pizzas industrielles, s’il veut conserver sa marge lorsque le prix du lait augmente fortement a alors3 solutions : soit il augmente le prix des ses pizzas ; soit il réduit les portions ; ou encore il utilise un mix de fromages qu’il sélectionne selon leur prix sur le marché.
Cargill vend donc son faux fromage comme une alternative permettant aux industriels de préserver leur marge.
Les Français, premiers consommateurs de pizzas en Europe !

En France, on consomme 10 kg de pizza par an et par habitant ! Ce chiffre impressionnant classe les Français en deuxième plus gros consommateurs de pizzas dans le monde, après les Américains et devant les Italiens
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Les fèves edamame, des protéines de haute qualité

Les fèves edamame contiennent plus de protéines que les autres types de légumineuses. Ces protéines sont de haute qualité, plus complètes que celles des légumineuses en général.

On peut facilement confondre petits pois frais et fèves edamame puisqu’ils ont un aspect très semblable. Les fèves edamame sont en fait des fèves de soya fraîches. Tout comme les pois chiches, les haricots et les lentilles, elles font partie de la grande famille des légumineuses. Encore peu connues en Occident, elles sont cultivées et consommées depuis des millénaires en Asie. Elles constituent une façon intéressante de consommer le soya.

Valeur nutritive

En plus de leur teneur en protéines, les fèves edamame sont une excellente source de phosphore, minéral qui joue un rôle important dans le maintien d’une bonne santé osseuse. Elles sont aussi riches en fer d’origine végétale, ce qui en fait un excellent choix pour les adeptes de l’alimentation végétarienne. Par-dessus tout, c’est leur contenu en phytoestrogènes qui en fait un superaliment. De tous les produits du soya (qu’on songe au tofu, au
miso ou au tamari), c’est la fève fraîche qui en contient le plus. Les phytoestrogènes sont des composantes des plus intéressantes pour la santé globale, et notamment pour la prévention des maladies cardiovasculaires et de certains types de cancer.

1/2 tasse (125 ml) de fèves bouillies contient 134 calories, 12 g de protéines, 4 g de fibres, 2,4 mg de fer et 150 mg de phosphore.

Comment la cuisiner

Pour un amuse-gueule original, simplement passée A LA VAPEUR DOUCE DU DE VOTRE CUIT-VAPEUR les fèves edamame avec leur cosse et les servir telles quelles après avoir ajouté une pincée d'épices. Elles s’intègrent aussi très bien à nos recettes de soupes, de salades et de mijotés. Grâce à leur couleur vert clair, elles se démarquent des autres légumineuses en plus d’ajouter une touche colorée à nos mets favoris.

On trouve la plupart du temps les fèves edamame dans la section des légumes surgelés des marchés d’alimentation naturelle et des épiceries. Il suffit de les faire cuire à la vapeur  3 ou 4 minutes pour qu’elles soient prêtes à consommer. Elles sont vendues entières dans leur cosse ou décortiquées. SI VOUS LES FAITES BOUILLIR VOUS DETRUISEZ UNE GRANDE PARTIE DES VITAMINES.


devenir inconditionnellement POSITIF


l'alimentation antistress



la méthode tabata 4 mn/jour de sport = une heure de course à pied

J’aimerais vous parler d’une méthode de sport assez particulière qui permet de perdre plus de poids que si vous courriez 1h PAR JOUR, et ce en seulement 20mn (5 fois 4 mn) PAR SEMAINE: La méthode TABATA, elle porte le nom de son inventeur, et elle est extrêmement simple :
20 secondes d’effort intense et 10 seconde de repos, le tout répété 8 fois. C’est-à-dire que vous faites 20 secondes à fond puis 10 secondes de repos, puis 20 secondes à fond, puis 10 secondes de repos … 8 fois sans faire de pause Et l’entrainement ne dure donc que 4 minutes. Oui 4 minutes !!!.
Ceci est plus efficace que 2 heures de course à pied modérée. Ce chercheur l’a testé : il a testé pendant 6 semaines 2 groupes :
- Le groupe 1 courrait 1 heure à une intensité modérée 5 fois par semaine
- Le groupe 2 courrait 4 minutes en mode TABATA 4 fois par semaine
Les résultats ont été étonnants : le groupe 1 a eu une légère augmentation du système aérobie (endurance) et aucune amélioration du système anaérobie (force). Le groupe 2 a eu une augmentation beaucoup plus forte des deux systèmes alors qu’ils s’entrainaient moins longtemps.

La méthode TABATA pour perdre du poids ?Cette méthode est extrêmement puissante, elle fait partie des 20% qui donnent 80% des résultats. Si vous n’arrivez pas à atteindre un objectif, voici un moyen plus rapide . Il faut bien entendu vous échauffer au préalable, histoire de prévenir votre corps que vous allez faire un effort et que le stress ne soit pas trop violent.

Pourquoi est-ce que ça fonctionne bien ?La méthode TABATA est particulière : elle augmente votre métabolisme basal. Le métabolisme basal c’est la quantité de calories que vous dépensez au repos, sans rien faire. Pour que votre corps puisse fonctionner. Il varie selon que vous êtes un homme ou une femme, grand ou petit, et selon votre poids et votre âge. Et si vous l’augmentez, alors vous dépenserez plus de calories au repos.

La méthode TABATA permet d’augmenter ce fameux métabolisme basal pendant 24 heures. Et c’est là que c’est vraiment puissant parce que non seulement vos performances s’améliorent, mais en plus, vous dépensez plus de calories au repos. En faisant cet exercice 3 à 5 fois par semaine, vous brûlerez plus de graisses qu’avec de la course normale pendant 1 heure par jour (sans comptez que la course à intensité modérée a tendance à faire perdre du muscle).

Attention toutefois, je dois vous prévenir que vu que l’on coure à intensité hyper élevée, c’est assez difficile. Cela peut donner la nausée à certains. Commencez tranquillement au début si vous n’êtes pas habitué. Et augmentez progressivement, sinon vous allez vous dégoûter.

Cette méthode s’utilise aussi pour la musculation. Par exemple, si vous êtes chez vous et que vous n’avez pas envie de sortir parce qu’il neige dehors (c’était mon cas il y a peu !), vous pouvez aussi faire votre séance chez vous en faisant abdos, burpee, pompes, ou autre. L’exercice est le même 20 secondes à fond, 10 secondes de repos. A la fin, vous allez voir que vous serez essoufflé si vous y allez vraiment à fond !

Cette méthode marche pour tout type d activité, et permet donc de brûler des graisses, tout en prenant du muscle et plus vous avez de muscle, plus vous … augmentez votre métabolisme basal (1 kilo de muscle brûle plus de graisse au repos qu’un kilo de gras).

Je voudrais aussi prévenir les femmes : n’ayez pas peur de devenir musclor ! Vous avez 1/10è de la testostérone que les hommes ont dans le corps, ce qui fait que vous ne pouvez pas prendre beaucoup de muscle. Cette méthode vous permettra simplement de vous affiner !

A noter aussi que vous n’êtes pas obligé de faire de la course à pied, vous pouvez faire ça avec du vélo, de la natation ou à la maison des appareils simples vélo d’appartement, ( celui qui traine à la cave ou sur le balcon) vélo elliptique stepper …etc. Je vous recommande d’éviter la course à pied si vous êtes trop en surpoids car votre squelette ne va pas aimer...

SUR IPHONE IL EXISTE UNE APPLICATION GRATUITE et UN AUTRE 3à5 euro AVEC DES EXERCIES AU SOL ET DECATHLON ou leboncoin pour le reste velo d'appart...


POUR LES PLUS MOTIVES OU CEUX QUI VONT LE DEVENIR:

S’entrainer plus souvent

La fréquence est une des variable à prendre en compte pour l’atteinte d’un objectif sportif. Le temps que vous y passez détermine forcément votre réussite dans cet objectif. Si vous voulez courir 10 km, vous y arriverez beaucoup plus facilement si vous allez courir 6 fois par semaine qu’une fois par semaine. Si vous voulez vraiment atteindre votre objectif sportif, alors passez-y plus de temps. Augmentez la cadence, la fréquence. Faites en plus, plus régulièrement. Attention il vaut mieux être sur de sa fréquence. Si vous démarrez en vous entrainant tous les jours, et que vous stoppez au bout de 10 jours, alors ça ne sert à rien. Mieux vaut commencer petit et augmenter la cadence.

S’entrainer plus dur

Comment est votre entrainement ? Cool ? Il est temps de revoir la difficulté. Vous ne progresserez pas si cela ne vous semble pas difficile. Il faut être dur avec soi si l’on veut avancer, et progresser. Oui vous vous levez le matin, oui vous avez un travail, mais vous avez aussi des rêves, des objectifs, qui ne se réaliseront pas tout seuls. Il est temps de revoir votre entrainement et de passer la difficulté du dessus. De sortir de votre zone de confort, et d’en chier. Si vous n’êtes plus en confort alors vous allez vous assurer une progression obligatoire.

S’entrainer plus intelligemment

C’est bien beau de s’entrainer plus, et plus dur, mais le problème ici c’est que si vous ne faites pas ça de manière intelligente, vous n’y arriverez pas mieux. Faire le bourrin, ça marche un temps, mais arrivé à un certain moment, il faut se poser, réfléchir et trouver les leviers / connaissances pour nous permettre de plus progresser. Par exemple, si vous faites de la musculation, vous allez suivre un programme bien précis, et adapté à votre cas pour progresser. Si vous levez juste de la fonte comme ça, sans connaître les principes de la musculation et de la prise de muscle, vous ne pourrez plus progresser. Il faut connaître et comprendre le corps. Pareil pour la perte de poids : si vous courrez pendant 1 heure, vous pouvez courir plus souvent et plus longtemps pour perdre, mais il y a aussi le fractionné qui vous aide à mieux perdre. Bref, vous perdez plus en moins de temps. Pour ça, il faut toujours se tenir au courant des nouvelles tendances.

S’entrainer plus longtemps

Bon et bien nous voilà au dernier point. Si vous vous entrainez plus souvent, plus dur, plus intelligemment, le dernier levier de progrès, c’est le temps. Cela revient à augmenter la fréquence. Mais vous pouvez aussi augmenter la durée de vos séances. C’est encore une fois, mathématique : plus vous vous entrainerez, plus vous progresserez. Les grands succès sportifs viennent du temps passé à s’entrainer. Encore une fois, à s’entrainer intelligemment. Mais si vous voulez plus de résultats, y a pas de secrets : il faut s’entrainer plus dur, plus fort, plus souvent, plus longtemps, et tout ça intelligemment. Augmentez donc le temps d’entrainement de 10%, dépassez-vous. C’est dans ces 10% supplémentaires que vous gagnerez plus.


POURQUOI VOTRE REGIME NE MARCHE PAS?



VOTRE REPAS DE FETE ....


POURQUOI METTRE LA CHÂTAIGNE AU MENU?

  • Simplement rôtie au four, elle est un pur délice.
  • Elle complète agréablement des légumes nouveaux en marmite.
  • Sa farine permet d’enrichir le pain, les pâtisseries, les crêpes, etc
  • c'est l’un des rares fruits à écale dont la teneur en gras est relativement faible.
  • Elle renferme de l’amidon résistant, aux effets potentiellement bénéfiques, notamment pour l’intestin
100g de châtaignes vous apporte :
Calories : 210 Kcal
4g de protéines
42g de glucides
3g de lipides

Marron ou châtaigne, dans les deux cas, il s’agit du fruit à écale du châtaignier. La seule différence réside dans l’enveloppe : si le fruit est cloisonné, c’est une châtaigne, sinon c’est un marron. Ainsi, chaque arbre porte des châtaignes et des marrons dans une proportion variable. En cuisine, on réserve habituellement les marrons aux confiseries et autres mets fins, tandis que la châtaigne sert dans les plats de tous les jours. Dans la présente fiche, les deux termes sont employés indifféremment. On ne doit pas confondre le marron et la châtaigne avec le marron d’Inde, fruit non comestible d’un autre arbre, ni avec la châtaigne d’eau, plante qui pousse dans l’eau et dont on mange le tubercule

Comment préparer des marrons ?

Il suffit de faire une petite incision dans les marrons et les faire A LA VAPEUR DOUCE PUIS FINIR dans une poêle, sans matière grasse.

Le marron est un aliment très énergétique et nutritif. En effet, il est relativement riche en calories avec un peu plus de 200 kcal aux 100g, et contient beaucoup de glucides (42g pour 100g). Le marron est une châtaigne dont le fruit est non cloisonné et ne comporte qu’une seule amande. Il constitue pendant des siècles une nourriture de base. Généralement utilisé comme dessert au cours des fêtes de noël, il est également un excellent composant de plusieurs plats.

Confusions possibles

Le marron, fruit comestible du châtaignier, ne doit pas être confondu avec le marron d'Inde, graine toxique du marronnier d’Inde ou marronnier commun (Aesculus hippocastanum), que l'on appelle aussi souvent couramment marron. Les châtaigniers sont cultivés en forêt ou dans des vergers ou des châtaigneraies, parfois dans des parcs. Les marronniers sont des arbres originaires des Balkans qui supportent les plantations urbaines ou routières : les marrons que l'on peut trouver en ville sont donc très souvent des marrons d'Inde. Le marron d'Inde a probablement été nommé par analogie au marron comestible, on ne peut donc pas parler d'abus de langage lorsque l'on utilise ce nom plutôt que « châtaigne2 ». L'inverse est aussi possible à cette époque, les nombreux voyages en Inde, ont permis de découvrir le marronnier d'inde, et la forme de la châtaigne de culture faisait penser au fruit du marronnier. On retiendra que le marron comestible est une châtaigne aussi grosse qu'un marron.

Points forts des marrons !

Le marron est l’un des rares fruits à écale dont la teneur en gras est relativement faible. Ses glucides sont composés majoritairement d’amidon, un carburant essentiel au bon fonctionnement de notre organisme et de notre cerveau. C’est une bonne source d’énergie pour les sportifs et les personnes qui ont des activités ou un travail physique.
Par ailleurs, le marron contient également de la vitamine B1 et B2 qui jouent un rôle dans le métabolisme de l’énergie des cellules, et de la vitamine C indispensable pour lutter contre la fatigue et les infections. Il renferme également des fibres qui participent dans le transit intestinal. Le marron est aussi une bonne source de minéraux et contient du potassium, du phosphore, soufre, magnésium, calcium et sodium.

Le marron pour maigrir ?

Le marron dispose d’une quantité assez importante de calories. Il est donc évident que ce n’est pas un aliment minceur. Il ne faut pas le bannir de son alimentation pour autant, juste limiter sa consommation. Rappelons que pour perdre du poids, il ne faut pas se focaliser sur un aliment ou une catégorie d’aliments, de sorte à éviter les carences. La clé est d’équilibrer son alimentation et d’augmenter ses dépenses en faisant notamment des activités sportives. Un régime équilibrée, du sport, de l’huile de coude et un peu de joie de vivre valent tous les régimes extrêmes ou les médicaments pour maigrir.

Le saviez-vous ?

Si vous tombez sur un fruit à deux amandes voir plus, respectez la tradition en partageant avec un ou plusieurs amis et en pariant quelque chose, un cadeau ou un gage. Le lendemain, il faudra être le premier à crier Philippine pour gagner !

SOUPE ET POTAGE  D HIVER

UN ARTICLE DANS FEMINA.FR

article du 23 novembre 2014 article du 23 novembre 2014

Une fonction érotique durant les préliminaires

Dans les films cultes tels que la Grande Bouffe ou Neuf Semaines et demie, les aliments participent à l’érotisme et jouent un rôle majeur dans les préliminaires et la montée de l’excitation. « Alors qu’à table, il est interdit de jouer avec les aliments, dans la sphère intime, tout est permis, souligne Nathalie Giraud. Un champagne qui pétille sur la langue ou sur le corps, une crème chantilly goûtée à même la peau sont autant de jeux d’approche qui permettent de solliciter les sens en mettant le mental de côté, ce qui conduit au lâcher-prise total et au plaisir extrême. »
Ce n’est pas tout. Certains possèdent en outre des formes et des composants qui poussent à la consommation… sexuelle, bien sûr ! L’huître, par exemple, rappelle étrangement le sexe de la femme, l’asperge celui de l’homme. « Bon nombre d’aliments ont ainsi un côté suggestif et érotique, explique le médecin nutritionniste Thierry Hazout**. Mais certains possèdent réellement des vertus aphrodisiaques. Et leur association peut se révéler intéressante. »

Une action physiologique sur la santé sexuelle

On connaît notamment le pouvoir excitant des épices qui mettent en alerte tous les récepteurs sensitifs de la bouche. Mais ce ne sont pas les seules… « Tomate, concombre, céleri, pastèque, fraise, banane, miel, chocolat, fruits de mer… possèdent des composants précurseurs d’hormones qui favorisent, chez la femme et chez l’homme, la sécrétion d’œstrogène et de testostérone. Résultat, ils boostent la libido et participent à la bonne santé sexuelle », souligne le nutritionniste.

Outre une forte teneur en vitamine A, qui favorise la production de testostérone, la tomate abonde ainsi en lycopène, un antioxydant qui améliore la fluidité du sang, permettant une meilleure irrigation des tissus érectiles. La pastèque et le chocolat noir contiennent tous deux de l’arginine, un acide aminé essentiel qui, associé à la citrulline (pour la pastèque) et à la théobromine (pour le chocolat noir), participe à la production d’oxyde nitrique, un composé naturel chargé d’aider à la dilatation des vaisseaux sanguins du pénis et du clitoris. C’est pour cette raison qu’une étude américaine de 2008 compare la pastèque à du Viagra naturel capable non seulement de traiter les dysfonctions érectiles, mais aussi de les prévenir !

Les huîtres sont très riches en zinc, un oligoélément indispensable à la synthèse de la testostérone, et renferment également de l’histidine, un acide aminé qui influe lui aussi sur la libido. Les crevettes, pour leur part, sont bien pourvues en phénylalanine, un acide aminé qui joue sur l’humeur et le désir en activant à la fois la production de dopamine, un neurotransmetteur chargé de conduire l’influx nerveux, et celle de noradrénaline, l’hormone de l’attention. Quant à l’ail, son principal composant, l’allicine, entraîne une meilleure irrigation de la verge et du clitoris.

Bien sûr, comme tient à préciser le Dr Hazout : « Il faudrait en engloutir de grandes quantités pour un effet vraiment aphrodisiaque. Mais il est certain que ces aliments ont un rôle suggestif et provoquent une excitation intellectuelle. Dans le feu de l’action, l’imagination fait son œuvre et les esprits se libèrent. » Une entrée en matière précieuse pour des câlins hauts en sensualité !

*www.nathalie-giraud.fr

**www.drthierryhazout.com





Les 3 étapes de la dégustation alimentaire

Dégustez ! Mais ça veut dire quoi au juste ? C’est surtout la dégustation de vin qui est plus connue et médiatisée. Mais comment déguste-t-on un plat ou un aliment ? Dégustation : les sens en action

Déguster ne se joue pas seulement quand l’aliment est dans la bouche ! Tout commence bien avant. Et se continue après l’avoir avalé. La dégustation se passe donc en 3 étapes : avant, pendant et après la mise en bouche de l’aliment.
La dégustation alimentaire, ça s’apprend !
Autre caractéristique : elle fait intervenir tous les sens, les uns après les autres et tous en même temps. Et l’imagination rentre aussi en jeu quand il s’agit des sens, pour leur pouvoir évocateur.
Une des techniques de la dégustation passe par un objectif : pouvoir décrire un aliment, dans toutes ses dimensions sensorielles, à quelqu’un qui ne l’a jamais vu ni goûté. Il faut donc être très précis dans son vocabulaire pour donner le maximum d’informations, afin de pouvoir se faire un jugement de l’aliment.
Les 3 temps de la dégustation

1- Avant la mise en bouche : la vue, le toucher, l’odorat

La vue
Il s’agit de regarder l’aliment sous toutes ses coutures pour pouvoir le décrire (idéalement, il faut pouvoir retourner l’aliment, le manipuler pour pouvoir le voir intégralement) :
quelle(s) couleur(s) ?
quelle(s) forme(s) ?
quelle texture apparente ?
quelles caractéristiques spécifiques (pour un fruit ou un légume : paraît-il mûr, pas mûr ?)
à quoi peut-on le comparer ? Qu’évoque-t-il (ce peut être un souvenir, un son, une musique, une couleur, une histoire, un texte, etc…).
Le toucher
Si on a pu manipuler l’aliment, on peut décrire aussi les sensations du toucher (l’extrémité des doigts est la zone la plus sensible du corps, avec les lèvres), sinon, on l’imagine :
quelle(s) texture(s) ? Mou, dur, moelleux, craquant…
quelle consistance ? Gras, sec, humide…
quelle(s) température(s) ? Chaud, froid, tiède, glacé, brulant…
L’odorat pour mieux déguster
Il faut porter l’aliment sous le nez pour le humer. Une à deux respirations suffisent pour donner le maximum d’informations. L’odorat s’émousse vite :
quel parfum domine ?
quels autres parfums sont présents ?
qu’évoquent-ils ?
Ces 3 étapes prennent du temps. Il faut y passer au moins plusieurs minutes. Toutes ces informations doivent être les plus précises possibles. Elles doivent déjà participer à construire et à anticiper le plaisir alimentaire à venir et à porter un jugement sur l’aliment. Mais sera-t-il aussi bon qu’imaginé ?!

2- Pendant la mise en bouche : l’ouïe, le goût ou la gustation

C’est le moment-clé de la dégustation. C’est là que l’imagination anticipée du plaisir alimentaire va être avérée ou pas.
Il s’agit de vérifier toutes les informations données précédemment par les autres sens et d’en apporter de nouvelles.
L’ouïe
Les dents vont vérifier, apprécier et préciser la texture sentie par le toucher et imaginée par la vue. Est-ce bien croquant, craquant, mou, moelleux ? Chaud, froid tiède ? etc.
La gustation
La langue va explorer les saveurs : sucré, salé, acide, amer, umami et le goût du gras.
La voie rétro-nasale va vérifier si les parfums sentis extérieurement sont les mêmes.
Il faut prendre le temps de bien mâcher, de bien faire passer l’aliment tout autour de la langue, sur le palais, sur toutes les dents. Là encore, cette action ne se fait pas vite, mais en prenant quelques minutes pour bien préciser et analyser toutes les sensations ressenties.

3- Après : l’arrière-goût

Contre toute attente, il y a un après dans la dégustation.
C’est à la fois le goût qui reste en bouche après avoir avalé l’aliment (pour un chocolat, ce peut être le goût du gras, ou celui de cacao, ou celui de lait, ou celui de noisettes s’il est aux noisettes), et celui des éventuels petits restes entre les dents (les morceaux de noisette dans le chocolat qui en contient par exemple).
Cette dernière touche permet de finaliser la description de l’aliment et de lui donner une appréciation générale. Etait-il aussi bon qu’imaginé avant de le manger ?
C’est à ce moment que le plaisir alimentaire se vérifie – ou non (mais dans ce cas, la dégustation s’arrête bien avant, si l’aliment est considéré comme mauvais pour le dégustant).
Les études montrent que plus le plaisir est grand et anticipé, moins les portions de l’aliment sont grandes. Parfait pour maintenir son poids.


A pratiquer au quotidien, pour réenchanter son alimentation, en redécouvrir toutes les saveurs, ou en découvrir de nouvelles !

Quand le goût et le plaisir alimentaire font perdre du poids…

Quand le goût et le plaisir alimentaire font perdre du poids…

Quand le goût et le plaisir alimentaire font perdre du poids…

Manger par plaisir ferait perdre du poids ! Voilà ce que vient de montrer une étude anglaise néo-zélandaise qui a étudié l’impact d’une dégustation de gâteau au chocolat, avec ou sans culpabilité. Pas si étonnant que ça…
Goût : la perception fait toute la différence
Un gâteau au chocolat… C’est à partir de cet emblème type de l’aliment plaisir que sont partis les chercheurs néo-zélandais (1) pour connaître le comportement alimentaire et l’impact sur le poids de personnes le mangeant avec plaisir ou avec culpabilité. Soit le plaisir, opposé à des préoccupations d’alimentation saine.
Plaisir ou culpabilité ?
Le comportement alimentaire et la perception des 190 patients cobayes (dont 72% de femmes) ont été déterminés à l’aide questionnaires alimentaires, ainsi que leur changement éventuel de poids après 18 mois. Un sous-échantillon désireux de perdre du poids avait demandé à être pesé au bout de 3 mois.
Au bout de 6 mois, les 27% de l’échantillon total (dont une majorité de femmes) qui ont associé la gâteau avec la culpabilité avaient pris… 2,36 kg en moyenne.
Ceux qui associaient le gâteau au chocolat avec le plaisir avaient à peine pris du poids (+,036 g).
Quant à leur perception de l’alimentation, ceux qui avait mangé avec culpabilité considéraient qu’ils n’avait pas mangé de façon saine et ils étaient moins confiants sur leur capacité à manger sain dans l’avenir.
Ce résultat se retrouvent déjà au bout des 3 premiers mois : sur 37% de qui voulaient perdre du poids, ceux qui ont mangé le gâteau au chocolat avec culpabilité… ont pris du poids (+ 1,25 kg) alors que ceux qui avaient mangé le gâteau avec plaisir ont… maigri (- 0,43 kg).
L’association de l’aliment avec le plaisir de manger a donc un impact favorable non seulement sur le poids, mais aussi sur la confiance en soi.



Le kale, une histoire de chou débarque en France

Le kale, une histoire de chou débarque en France

La nouvelle peut paraître surprenante et pourtant, les Américains raffolent d’un légume nommé le kale. Ce dernier, vanté pour ses multiples mérites, arrive doucement sur le marché français. Zoom sur un légume très en vogue et qui va nous prendre le chou. Quelle histoire !
Le kale : une consommation de masse Outre-Atlantique
Actuellement, les Américains vivent une véritable passion avec un légume pour le moins étrange. J’ai nommé le kale. En quelques années, il a remplacé les épinards, la fameuse salade César, allant même jusqu’à détrôner la chips de pomme de terre.
Le kale, une passion qui rend fous les Américains !
A tel point, que sa consommation a augmenté de près de 30% depuis 2007. Le nombre de fermes cultivant le kale est ainsi passé de 954 en 2007 à 2500 en 2012. Des grandes marques profitent donc de l’aubaine et n’hésitent pas à surfer sur la tendance. Ainsi, Heinz propose par exemple, une soupe assaisonnée à la kale.
Le produit est donc devenu un légume grand public. Sa consommation exponentielle a d’ailleurs fait craindre une pénurie cet été. Heureusement, le fournisseur principal de graines Bejo Seeds a démenti l’information, apaisant l’hystérie qui commençait à s’emparer des amoureux du chou fétiche.
La kale : un chou miracle ?
Le kale est un légume bon marché, cultivable partout à loisir et très riche nutritivement. Il s’apparente, par sa forme, sa couleur et sa consistance à une sorte de chou.
Le plus gros atout du kale ?
Il est très pauvre en calories et constitue un excellent dépuratif. Il est également décrit comme imbattable pour son apport en vitamines A et K et constituerait une des meilleures armes contre le cancer.

D’après le docteur Ramsey, professeur assistant à l’université de Columbia à New-York, ce « super-légume » est capable de réduire les risques de dépression, d’angoisse et même d’Alzheimer.
Il souligne « la nourriture que nous choisissons d’absorber constitue notre marge de manoeuvre la plus importante en matière de santé mentale. Ce que nous enseigne la kale, c’est que bien manger permet d’augmenter la résistance de notre cerveau ».
Etats-Unis : du kale à toutes les sauces
Smoothie vert à la kale Aux Etats-Unis, le kale est cuisinée à toutes les sauces. On le retrouve en smoothie avec du kiwi, en chiffonnade zestée au citron vert ou encore en « kale-onaise » pour accompagner les fruits de mer.
L’engouement est tel qu’un psychiatre new-yorkais en a même fait un livre de recettes !
Dans cette sorte de délire érotique, il explique comment se débarrasser des feuilles amères de l’épaisse côte centrale du kale, avant de les masser avec de l’huile ou du citron pour adoucir leur croquant charnu.
Dans son chapitre « Naughty and Nice » (comprenez « bon et coquin »), il y décline des recettes de cocktail tous plus sains les uns que les autres, tels que le « Kalejito » (variante du mojito) ou encore le « Bloody Mary Vert ».

Le kale aura-t-ilautant de succès chez nous ?
Comme l’explique Kara Nielson, spécialiste des tendances gastronomiques chez Sterling Rice
« Les Américains pensent qu’il y a un aliment magique qui va les sauver de toutes leurs fringales. Contrairement aux Français qui ont une culture gastronomique établie, les Américains sont constamment à la recherche de l’aliment le plus nutritif qui va redessiner les nouveaux usages culinaires ».
Alors, quid de l’engouement Français pour le kale ?
La kale : le légume arrive doucement en France
Fort de sa popularité, le légume est en train de conquérir nos contrées. Pour l’instant, seule une poignée de végétariens pointus semble s’y intéresser.

Et ces derniers rencontrent quelques difficultés à lui trouver un nom ou même à s’entendre sur son genre (« la kayle », « le kayle » ?), hésitant entre 5 différentes appellations parmi lesquelles le peu ragoûtant « chou frisé non-pommé ». Elle est donc encore ultraconfidentielle.
Kristen Beddard : à la rescousse du kale en France
Kristen Beddard est Américaine. Expatriée à Paris, elle se fait la porte-parole ddu kale. Ainsi, elle n’hésite pas à sillonner les marchés bios et les rédactions de magazines spécialisés pour démocratiser le légume en France.

Sur son blog « The Kale Project », elle propose une carte de Paris interactive consultable et qui répertorie les quelques adresses où les français pourront habituer leurs papilles au légume, encore rare.
Pourquoi adopter le kale ?
Plusieurs raisons de l’adopter et notamment :

Peu de calories (pour 100g de kale, seulement 50 kcal), peu de gras, de nombreuses fibres. Et un apport relativement intéressant en protéines ! (3g pour 100g de kale)
Des vitamines : pour 100g de kale, 300% des Apports Journaliers Recommandés (AJR), 200% en vitamine C et 1000% en vitamine K. A noter que la vitamine A est essentielle pour la vision, qu’elle aide à assimiler le fer, la vitamine C aide à absorber le fer non-héminique des végétaux et enfin, la vitamine K prévient notamment de l’ostéoporose.
Des minéraux : toujours pour 100g de kale, 40% de AJR en manganèse (participe à l’utilisation des glucides et lipides dans l’organisme), 15% en calcium, 14% en cuivre (nécessaire à la formation de globules rouges et à l’équilibre des os et du calcium), 13% en potassium (abaisse la tension artérielle et compense l’excès de sodium) et 10% en fer.
Des antioxydants : le kale qui fait partie des brassicacées, regorge comme tous les choux de composés phytochimiques. Cela permet de booster le système immunitaire.




La carte du Plaza Athénée sans viande décide Alain Ducasse


Plaza Athénée sans viande ...

La carte du Plaza Athénée sans viande décide Alain Ducasse

A l’occasion de la réouverture du restaurant du Plaza Athénée à Paris (VIIIe) en septembre, le chef multi-étoilé Alain Ducasse bouleverse les codes de la gastronomie traditionnelle et propose une carte… sans viande. A l’honneur : la « naturalité. Autour de la trilogie poisson, céréales, légumes.
La naturalité en cuisine, selon Alain Ducasse : plus sain et naturel. C’est un vrai tournant, « plus personnel et plus radical » dans l’histoire d’un chef mondialement renommé qui a toujours voulu innover, lit-on sur la page d’acceuil du site web de son restaurant parisien. Il veut mettre la haute cuisine à l’ère de la naturalité – un concept finalement très proche des idées de l’écologie dans le sens du respect de la planète. Parce qu’il estime que c’est une évidence : « Se nourrir de façon plus saine et naturelle est aujourd’hui une attente et une nécessité qu’il est temps de traduire dans le domaine de la haute cuisine », explique Alain Ducasse dans une interview au journal L’Hôtellerie-restauration. L’objectif de cette naturalité : « Avoir interprétation libre et presque instinctive de la haute cuisine, révélant les saveurs originelles de produits, des plus nobles aux plus humbles, tous exceptionnels », ajoute le texte du site web. Concrètement cette naturalité passe par plusieurs éléments

1- Des produits « exceptionnels »
Exceptionnel pour Alaine Ducasse, ce n’est pas forcément synonyme de produits « nobles ». Au contraire, puisqu’il fait rentrer les produits « humbles » dans ce qualiticatif : les sardines, le lieu jaune et les calamars rentrent donc à la carte du Plaza Athénée. « Je suis persuadé que le moment est venu de donner une interprétation de haute cuisine à ces produits modestes. À mes yeux, ce n’est pas une contrainte. C’est un univers de saveurs nouvelles que je propose à mes clients d’explorer», explique-t-il encore. Exceptionnel, c’est aussi synonyme de qualité : le Chef du Plaza revendique les aliments cultivés de manière la plus saine par des gens passionnés et respectueux de la terre et de leur produit, bio ou pas. Les fruits et légumes, s’ils ne sont pas bio, sont issus du jardin de la Reine, au château de Versailles – tendance locavore – : les poissons sont issus de la pêche durable et les céréales sont bio et françaises. Les cultivateurs et les producteurs sont cités, comme acteur de cette cuisine de haute volée.

2- Du poisson, des céréales et des légumes au lieu de la viande
La trilogie poisson /légumes / céréales – très proche du régime méditerranéen – devient la base et le coeur de sa cuisine et de la carte. Alain Ducasse redécouvre particulièrement les céréales (riz, quinoa et sarrasin compris), dont il parle comme des « trésors retrouvés ». « Leur utilisation en cuisine relève d’un art particulièrement sophistiqué », explique-t-til en citant les différents mode de cuisson, ou de trempage propre à chaque céréale. Les graines font aussi leur apparition, comme celles des courges, de lin, de tournesol.Visiblement, cette diversité l’inspire pour mieux jouer sur les contrastes et les associations originales : le délicat parfum de mûre du riz noir de Camargue s’associe avec le léger goût de betterave des graines d’amarante et avec le croquant des graines de lin ou de tournesol. Autre assocation : turbot et pois chiche cuits dans un jus de coquillages

3- Des textures et des jus oubliés
L’étonnement vient aussi des textures et des consistances, notamment celles que l’on trouve rarement dans la haute cuisine française, comme le gluant. Le riz est ainsi parfois mélangé à du manioc râpé pour obtenir cet effet très particulier. Le fumé et le foin, très tendances dans la cuisine d’aujourd’hui sont aussi à la carte avec une soupe chaude de melon de Piolenc et son homard bleu à peine fumé ; ou ces courgettes fleur, lieu jaune cuit/cru, yaourt au foin. Autre nouveauté liée à la naturalité : les jus végétaux. Ils sont courts et plus mijotés comme avant. Le Chef ajoute du gingembre et du citron au jus de carotte-navet pour lui donner de la vivacité. Ces jus sont servis en début de repas dans des verres en cristal. Les inconditionnels de la viande pourront quand même choisir une viande, entre veau ou volaille, sur une carte volante. Un restaurant étoilé Michelin de cette envergure peut difficilement se passer d’en faire la proposition, au moins, à côté… Bref, c’est « une cuisine libre, radicale savoureuse, vivante et très contemporaine » qu’Alain Ducasse pratique. Elle se traduit aussi dans le décor : pas de nappe, mais des tables de chêne recouvertes de cuir. Les couteaux à viande servent… à la découpe plus fine du poisson.Côté vin, le sommelier Laurent Roucayrol n’hésite pas à mettre du vin rouge avec le poisson.

Et coté prix, c’est aussi exceptionnel : 380 euros (hors boisson) pour le menu. Palace, grand chef et créativité obligent. Mais le plaisir a-t-il vraiment un prix ?!!


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Les édulcorants artificiels peuvent-ils augmenter le taux de sucre dans le sang


EDULCORANT & SANTE

Une étude israélienne publiée dans la revue Nature montre que les édulcorants artificiels peuvent provoquer des taux élevés de sucre dans le sang chez certaines personnes et contribuer ainsi au diabète et à l’obésité.
Dans une expérience, des chercheurs ont constaté que des souris dont le régime alimentaire comprenait de la saccharine, du sucralose ou de l’aspartame avaient des taux sanguins de glucose significativement plus élevés que les souris dont le régime alimentaire comprenaient du sucre ou pas du tout du sucre. Ils ont ensuite voulu analyser si les édulcorants (faux sucres) avaient provoqué un changement métabolique en modifiant l’équilibre des microbes dans l’intestin des animaux. Ils ont transplanté des bactéries de souris nourries avec des édulcorants artificiels ou de souris alimentées avec du sucre chez d’autres souris qui n’avaient pas de bactéries intestinales dans leur tube digestif et qui n’avaient jamais consommé de produit édulcorant. Ils ont constaté que le transfert de bactéries de souris nourries avec des édulcorants a élevé le taux de sucre dans le sang chez les bénéficiaires transplantés, ce qui suggère que les microbes intestinaux avait déclenché des taux de sucre plus élevés chez les souris nourries avec des édulcorants (faux sucres).
Les mêmes scientifiques ont suivi également ce qui s’est passé chez sept volontaires humains qui n’utilisaient pas d’édulcorants artificiels, mais à qui on a donné une dose régulière de saccharine au cours d’une semaine. A la fin de la semaine, quatre d’entre eux avaient des taux sanguins de sucre significativement plus élevés ainsi que les populations de bactéries modifiées dans leur intestin, un résultat similaire à ce qui a été observée chez les souris. Par ailleurs, les chercheurs ont analysé 380 personnes non-diabétiques et ont découvert que les bactéries de l’intestin de ceux qui utilisaient des édulcorants artificiels étaient sensiblement différentes des personnes qui n’en prenaient pas.
Les chercheurs ont noté que leurs résultats sont préliminaires et ne devraient pas être considérées comme une recommandation sur l’opportunité des personnes à reconsidérer l’utilisation d’édulcorants artificiels.
En réponse à l’étude, le Calorie Control Council, un groupe qui représente les fabricants d’édulcorants artificiels et autres produits alimentaires, a publié le communiqué suivant : « Contrairement aux affirmations faites par les chercheurs de cette étude, qui prétendent que l’utilisation d’édulcorants hypocaloriques a augmenté le diabète et le risque d’obésité, l’ensemble des preuves provenant d’études sur les édulcorants, dont de nombreuses études chez l’homme, montrent que ces édulcorants n’ont pas d’effets néfastes sur la maîtrise de la glycémie, et ne conduisent pas à une augmentation du risque d’obésité. »
« L’étude souffre d’une petite taille de l’échantillon, avec des applications et les doses d’édulcorants irréalistes, et une dépendance en grande partie sur la recherche de rongeurs. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence », a dit Haley Curtis Stevens, président de Calorie Control Council.
Selon Radio Canada du 19 septembre 2014, les auteurs indiquent que « Nos travaux suggèrent que les édulcorants artificiels pourraient avoir directement contribué à renforcer l’épidémie qu’ils étaient censés combattre. »

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Petits conseils nutritionnels pour les non-végétariens…



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DANONE,UN PROCES POUR PUB MENSONGERE AUX USA



La filiale américaine du groupe d’alimentation français Danone versera 21 millions de dollars pour conclure un litige avec les autorités américa
ines l’accusant de publicité mensongère sur Activia et Actimel.

Pourquoi Danone continue ses pubs en France alors qu’ elles ont été supprimées aux Etats-unis?
Il existe des « class action » aux Etat-unis, c’est à dire des procédures collectives engagées par de nombreuses personnes ayant subit le meme préjudice. Nicoles Sarkozy avait promis de les mettre en oeuvre, mais aujourd’ hui encore, il n’ y a rien qui a été crée. Car, le BVP ( bureau de vérification des publicités) n’ a aucun pouvoir pour obliger Danone à arreter sa pub mensongère. Danone, ayant des fonds financiers très important, continu à à multiplier les pubs sur les alicaments . Le seul moyen à notre disposition pour stopper cela, est le « bouche à oreille » en arretant d’ acheter des alicaments Danone. Et que les « class action » voient le jour pour dénoncer cela.

Néanmoins, Danone qui n’a reconnu aucun tort, affirme qu’ Activia aide à réguler le système digestif et que Danactive aide à renforcer le système immunitaire. La filiale américaine a accepté d’ indiquer plus clairement que les effets bénéfiques sur l’ irrégularité du transit intestinal sont confirmés seulement après 3 portions par jour

DANONE EN PROCES AUX ETATS UNIS POUR PUBLICITE MENSONGERE A PROPOS DE SES PRODUITS ACTIVIA ET ACTIMEL

Un procès contre Danone aux Etats Unis qui fait l'objet du silence des médias
THE DANNON Co, filiale américaine de DANONE, est attaquée en justice aux Etats-Unis pour publicité mensongère concernant les yaourts bio Activia, Activia Lite et DanActive.
Cette action collective met en avant le manque de preuves scientifiques de DANONE permettant à celui-ci d'affirmer que ces yaourts sont plus bénéfiques que d'autres pour la santé. Ils souhaitent le remboursement de tous les consommateurs ayant acheté ces yaourts et une "campagne publicitaire corrective".

EN FRANCE, AUCUNE PUBLICITE DONNEE DANS LES JOURNAUX TELEVISES POUR CETTE INFORMATION IMPORTANTE, COMPTE TENU DU BATTAGE MEDIATIQUE POUR CES PETITES BOUTEILLES EN PLASTIQUE QUI DETIENNENT UN TRISTE RECORD DU POIDS DE PLASTIQUE PAR RAPPORT AU POIDS DU PRODUIT...

Des produits Danone pourtant sous la surveillance de l'EFSA

Pourtant, ces mêmes produits font bien tardivement l'objet de l'intéret des autorités sanitaires européennes. Selon le Monde du 16/04/2010,Danone renoncerait à vanter les bienfaits pour la santé de deux de ses produits vedettes afin d'éviter une publicité négative et des procès.
Invoquant "le manque de visibilité dans l'application du règlement européen sur les allégations santé", le groupe agroalimentaire a annoncé qu'il retirait des bureaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ses demandes de labélisation santé pour les yaourts Activia (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et le lait fermenté Actimel (1,2 milliard). Des produits représentant à eux deux presque 25 % du chiffre d'affaires du groupe et sur lesquels l'EFSA devait rendre son avis d'ici à quelques semaines.
Concernant Actimel, la demande était double : l'EFSA devait autoriser ou non Danone à faire état d'une amélioration des défenses intestinales en général et d'une aide contre les diarrhées aiguës. Pour Activia, le produit devait pouvoir être promu comme un facilitateur de la digestion et une aide au transit intestinal.
Tirant les conséquences de ce retrait, Danone a annoncé qu'il modifiait sa communication publicitaire et renonçait à toute allusion à un quelconque bénéfice sanitaire précis concernant ses laitages Activia et Actimel.

Un article du Monde très pro-Danone et anti-EFSA
Curieusement, dans le même article du Monde, le journaliste Yves Mamou se fait le porte parole de Danone donnant à sa prose un caractère suspect de publi-reportage déguisé.
Ainsi, il présente ce double retrait comme provisoire en attendant la soi disante clarification des critère de l'EFSA:
Danone n'aurait ainsi pas voulu prendre le risque de renouveler la triste expérience de l'Immunofortis. En février, l'EFSA avait refusé d'homologuer les qualités médicales de cet ingrédient censé améliorer les défenses immunitaires des bébés.
L'Autorité européenne (EFSA) est ensuite présentée comme "peu souple" et source de dépenses supplémentaires pour les groupes alimentaires alimentaire qui ont choisi la santé du consommateur comme axe stratégique ( coût des études cliniques pour étayer les allégations santé).
Le journaliste Yves Mamou s'inquiète aussi pour le futur du groupe s'il ne peut plus bénéficier d'allégations de santé pour ses produits de masse en arguant qu'il y aurait un risque qu'il résiste moins bien à la concurrence des produits similaires vendus sous marque distributeur...
Danone de plus en plus axé sur le juteux marché des alicaments
(alicaments: aliments ayant des qualités curatives, de médicament)

L'enjeu est important car, comme le fait remarquer un analyste voulant garder l'anonymat, "c'est la capacité à imposer des prix élevés sur des produits alimentaires dits de santé qui est menacée". Le marché des produits laitiers en particulier, où Danone est numéro un mondial, est tiré par la migration des aliments classiques vers les alicaments.
Or, Danone a justement axé sa stratégie sur ces produits réputés "bons pour le corps", avec "un portefeuille de métier 100 % santé et nutrition". Pour y parvenir, le groupe s'est ainsi délesté des biscuits LU (vendu à l'américain Kraft), en 2007, avant de racheter Numico, spécialiste de la nutrition médicale et infantile.
Selon les statistiques du cabinet Euromonitor, le marché européen des aliments "santé-bien-être" a augmenté de 25,6 % en cinq ans, passant de 100,1 à 125,7 milliards d'euros. En France, ce même marché est passé de 15 à 17,3 milliards, soit une augmentation de 15,6 %.

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MISE AU POINT SUR " RED BULL "



A LIRE ... à lire ...


L article ....

Red Bull : enquête sur un mythe pur jus

Le monde bouge | En sponsorisant la F1 ou les fous de basejump, Red Bull a conquis le monde en s’associant à l’idée d’exploit, d’extrême et de fête. Mais la firme autrichienne, génie du marketing, se garde bien de communiquer sur le “glucuronolactone” contenu dans sa boisson. Décryptage d'un système.

Le 10/03/2014 à 07h33- Mis à jour le 10/03/2014 à 13h10
Emmanuel Tellier

 Comme presque toutes les images qui illustrent cet article, cette...

Comme presque toutes les images qui illustrent cet article, cette photo est gracieusement mise à la disposition des médias par le service communication de Red Bull. Ici, Sebastian Vettel pendant les préparations au Grand Prix de formule 1 à Budapest, juillet 2013. © Getty Images/Red Bull Content Pool.

Vous reprendrez bien un peu de carburant ?

Sur une route, aux Etats-Unis. N’importe quelle route, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Vous roulez depuis trois heures, vous vous arrêtez pour remettre du carburant dans le réservoir de la voiture. A l’intérieur de la station, au moment de régler votre dû, vous vous retrouvez face à un mur de canettes en couleurs. Il y en a partout, entre la porte d’entrée et la caisse, sur la caisse, sous la caisse, à gauche, à droite. Dans des réfrigérateurs géants et à même le sol, par paquets de douze. Des montagnes de canettes de boissons dites « énergisantes ». Red Bull, la plus connue, la star du marché mondial ; mais aussi Monster, Rockstar, Burn, Dark Dog, Full Throttle, Venom… Toutes ces marques sont prêtes à payer très cher ces emplacements stratégiques sur votre chemin, ces quelques mètres bénis des dieux du commerce séparant le comptoir de la station de votre véhicule. Franchement, vous ne vous sentez pas un peu fatigué(e) ? C’est tellement ennuyeux, une longue ligne droite…

Voyons un peu : que dit le site internet de la marque numéro un, sous l’onglet « produits et société » ? «  Red Bull Energy Drink est apprécié dans le monde entier par les étudiants, les professionnels très sollicités et ceux qui font de longs voyages. » Voilà, vous êtes ciblé(e) ! Même si vous n’êtes plus étudiant(e) depuis longtemps ; même si vous ne faites là qu’un voyage ordinaire, à portée de n’importe quel chauffeur pensant à boire de l’eau et faire des pauses toutes les deux heures. « Red Bull vous donne des ailes » est un slogan qui ne peut que flatter l’ego du conducteur un peu las comme celui de l’adolescent qui voyage à l’arrière de la voiture – la consommation de Red Bull démarre vers 14 ans en Europe, dès 11 ou 12 ans aux Etats-Unis. Et à 1 dollar la canette (1), à quoi bon hésiter ? De nos jours, même l’eau minérale est plus chère dans les stations-essence américaines.

Cent cinquante canettes vendues chaque seconde…

Des campus universitaires, des jardins publics, des skateparks, des restaurants d’entreprise, des salles de sport, des cabinets d’architecte, en Asie, en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud… Red Bull est partout. La boisson est distribuée dans 165 pays (sur 193) dans le monde, et la notoriété de son nom approche désormais celle du Coca-Cola. Près de 13 millions de canettes sont vendues chaque jour sur la planète. Cela représente 9 000 acheteurs à la minute, 150 à la seconde. On a du mal à parler de succès tant le terme paraît en dessous de la vérité : Red Bull a vendu 35 milliards de canettes depuis sa création en 1987. Plus de cinq milliards rien qu’en 2012 !


A LIRE, notre infographie : Red Bull en chiffres


A pareil niveau de popularité et d’impact, ce n’est plus une mode, une curiosité économique, mais un colossal phénomène de société. Dont on commence seulement à mesurer la véritable ampleur et qui soulève nécessairement des questions : de santé publique – est-on sûr que la consommation de ces boissons est sans danger ? –, mais aussi d’ordre symbolique, politique : que nous dit le triomphe de Red Bull des sociétés dans lesquelles nous vivons ? Et « ce monde selon Red Bull », cette vision d’une vie qu’il faudrait vivre toujours à fond, la performance en obsession permanente, comment la marque tente-t-elle de nous les vendre ?

Taurine ascendant pipeau

Cette histoire commence dans une rue de Bangkok, Thaïlande, un jour de 1982. Dietrich Mateschitz, citoyen autrichien et cadre d’une société de dentifrice, en vacances avec sa petite amie, découvre qu’une curieuse boisson locale, le Krating Daeng (« taureau rouge »), leur permet de vaincre les effets du décalage horaire. Vendu dans des petites bouteilles en plastique, ce breuvage à forte teneur en caféine, sucre et taurine, est déjà très populaire dans le pays. Créé en 1976 par un certain Chaleo Yoovidhya (2), il fait un tabac auprès des ouvriers du bâtiment, des routiers et des conducteurs de tuk-tuks, qui vantent ces vertus énergisantes. Sur l’étiquette, deux taureaux de couleur rouge se font face, prêts à en découdre. Mateschitz, 38 ans, en est convaincu : si ça marche en Thaïlande (et si ça fonctionne sur son propre organisme !), alors ça marchera partout.

Extrême et cool à la fois. Le surf est un alli&

Extrême et cool à la fois. Le surf est un allié de choix pour la communication de la marque. Yuri et Maya Gabeira à Praia dos Coxos, Portugal, octobre 2013. © Luis Firmo / Red Bull Content Pool

Un pacte est signé : Mateschitz dirigera depuis l’Autriche la société Red Bull GmbH, dont il détiendra 49 %. Chaleo Yoovidhya, en échange des 51 % qui feront un jour de lui la troisième fortune de Thaïlande, vend le concept, le logo aux taureaux et, bien sûr, la recette… De retour dans sa région de Salzbourg, l’ancien employé d’Unilever (Mateschitz travailla un temps au département marketing en charge des produits détergents) décortique la formule du Krating Daeng, obsédé par la question qu’il n’aime pourtant pas vraiment qu’on relance trente ans plus tard : « En fait, elle marche comment, cette boisson miracle ? »

Réponse : par un inédit mélange d’éléments naturels et synthétiques, dont la fameuse taurine. Cet acide aminé est encore mal connu : il ne fut identifié qu’en 1950, dans la bile du taureau. En réalité, cette molécule est naturellement présente dans la majorité des tissus animaux – donc pas seulement chez le taureau, qui lui donna son nom évocateur –, mais aussi dans des tissus humains. C’est un neurotransmetteur, une substance qui facilite la communication entre les neurones. Sous sa forme naturelle, rien n’infirme ou ne confirme les effets bénéfiques ou nocifs d’un apport supplémentaire chez l’homme. Mais, nuance d’importance, la taurine utilisée par Krating Daeng – et bientôt par Red Bull, décidé à en faire un argument clé – est un produit de synthèse. Point de taurine naturelle dans les boissons énergisantes, même si l’imaginaire véhiculé par cette substance au nom évocateur est au cœur des stratégies de la marque autrichienne.

Catch me if you can(ette)

Trois années durant, de 1984 à 1987, Mateschitz et les ingénieurs de Red Bull vont plancher sur des améliorations à apporter à la recette thaïlandaise. Ils choisissent de gazéifier la boisson et d’en modifier un peu le goût, qui sera moins sucré que celle de monsieur Yoovidhya, mais toujours vaguement médicamenteux, entre le bonbon acidulé et le sirop pour la toux. En fait, l’essentiel du travail de la petite équipe de laborantins, c’est de s’assurer que, pris séparément, les ingrédients du breuvage de synthèse ne présentent pas de risque connu. Précision majeure : Red Bull envisage toutes ses mesures, tous ses calculs, à l’échelle d’une canette, et une seule : 250 millilitres, pas un de plus (un peu comme si on envisageait la cigarette à l’échelle d’une seule unité…). Alors, lorsqu’en en 1994, après dix ans de gestation, les premiers lots de Red Bull sont enfin commercialisés en Autriche, puis en Allemagne, il est effectivement impossible de démontrer que la consommation de cette ration de référence constitue un quelconque danger. Dietrich Mateschitz se dit sûr de son coup : pour lui, Red Bull est blanc comme neige.

Il était un foie le glucuronolactone

Inoffensif, donc, le Red Bull, quand on en boit une seule canette… « Le problème, c’est qu’évidemment personne ne peut empêcher un consommateur d’en boire plusieurs en une journée », martèle aujourd’hui le docteur Thierry Hazout, médecin nutritionniste à Levallois-Perret (92), à qui nous avons demandé à son tour de radiographier le breuvage. « Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la composition rassemble des produits qui ne sont pas toxiques à la base, indépendamment l’un de l’autre, mais qui sont surdosés par Red Bull et peuvent provoquer, en association, des effets négatifs. Aujourd’hui, plus personne ne doute que l’effet cumulatif de ces éléments est dangereux. »

Partout dans le monde, Red Bull associe sa marque à l

Partout dans le monde, Red Bull associe sa marque à la fête, à la jeunesse. Ici, lors d'un festival à Miami, en décembre 2013. © Ian Witlen/Red Bull Content Pool

Le médecin attire notamment notre attention sur le glucuronolactone. Composante de poids dans la composition de la boisson, cette forme dégradée du sucre est produite dans le foie humain par le métabolisme du glucose. Là encore, Red Bull en produit synthétiquement, puis en introduit 600 milligrammes dans chaque canette. Le glucuronolactone, qui accélère l’élimination de certaines toxines, a la réputation d’aider à combattre la fatigue et d’apporter un certain bien-être. C’est pourtant, en raison de son surdosage, le composant le plus controversé du Red Bull, plus encore que la taurine ou la caféine (dont la présence, elle, reste mesurée – l’équivalent d’un espresso par canette).

Canettes vides dans les toilettes des clubs

Revenons au milieu des années 1990, au moment où Dietrich Mateschitz décide de donner des ailes d’avion supersonique à Red Bull. Après l’Autriche et l’Allemagne, où l’accueil fut d’abord mitigé – certains bars refusaient la boisson, la trouvant désagréable au goût –, la Hongrie et la Slovénie découvrent la marque aux taureaux. Le bouche-à-oreille commence à fonctionner dans toute l’Europe ; les touristes en ramènent dans leurs bagages, et dans certains pays comme la Grande-Bretagne on commence à s’impatienter : à quand notre tour ? Mateschitz sait que le temps joue pour lui : en refusant d’augmenter les cadences de production, il crée l’attente. De l’art d’orchestrer, sans avoir l’air d’y toucher, un savant marketing viral…

Le Red Bull Lake Jump Challenge au dessus du lac Constance e

Le Red Bull Lake Jump Challenge au dessus du lac Constance en Autriche, juillet 2013 © Red Bull Skydive Team / Red Bull Content Pool

En 1997, c’est le grand saut transatlantique : l’Amérique voit débarquer Red Bull. En Californie d’abord, puis dans tout le pays. Partout où elle se lance, la marque cherche d’abord à se faire adopter dans le « monde de la nuit », les boîtes, les bars branchés. Les serveurs comme les DJ de ces établissements sont des relais de choix pour les commerciaux de Red Bull, « qui n’oubliaient pas de laisser dans les toilettes des clubs des canettes vides pour donner l’impression aux visiteurs que certains clients venaient prendre leur “shoot” à l’abri des regards indiscrets afin de rester éveillés toute la nuit », se souvient Denis Pilato (3).

Les ventes sont excellentes, mais, depuis son voyage à Bangkok, Dietrich Mateschitz voit beaucoup plus grand : il sait que si sa boisson reste cantonnée à l’univers de la nuit elle ne touchera qu’une fraction du public potentiel. Alors, la marque sort des discothèques : le jour se lève et Red Bull décide de ne pas aller se coucher. Nouveau territoire de conquête, gigantesque celui-là : l’univers du sport.

« Les sportifs sérieux ne prennent pas de Red Bull, de Burn ou de Monster »

On ne pourra pas dresser ici la liste des disciplines sportives auxquelles Red Bull s’est associée depuis la fin des années 1990 (il faudrait plusieurs pages). Rappelons juste que la course automobile fut le premier amour de Mateschitz, fasciné par tout ce qui touche à la vitesse (et lui-même excellent pilote d’avion) : le pilote autrichien de Formule 1 Gerhard Berger était sponsorisé dès la saison 1989. Fin 2004, le business-man rachète l’écurie Jaguar Racing pour 100 millions de dollars et la renomme Red Bull. Une idée de génie, au vu des résultats engrangés depuis : brillamment incarnée par le pilote allemand Sebastian Vettel, champion du monde en série, l’écurie Red Bull domine les débats de la tête et des épaules (et des ailerons !) depuis 2010 4. Grâce à ces victoires en cascade, le nom de la firme de Fuschl am See est cité en permanence sur les chaînes de télévision du monde entier – et son logo, qui apparaît partout, s’impose comme l’une des signatures graphiques de l’époque.

Antonio Felix Da Costa pendant les World Series de Renault &

Antonio Felix Da Costa pendant les World Series de Renault à  Budapest, septembre 2013. © Dutch Photo Agency / Red Bull Content Pool

Autres passions, autres investissements massifs : Red Bull devient le parrain très généreux du ski de vitesse, du snowboard, de l’aile-delta, du base jump (une discipline inventée par des aventuriers jugeant le parachutisme classique trop pépère). A peu près tout ce que le monde compte de sports extrêmes devient un territoire à investir pour Red Bull, qui donne de l’argent, sponsorise à titre personnel les athlètes les plus performants et inonde les cérémonies et fêtes de fins d’épreuves de montagnes de canettes à consommer sans modération. Dans les fédérations sportives, on accueille les émissaires du fabricant de boisson (et ses millions de dollars) à bras ouverts. D’après les spécialistes, Red Bull serait désormais en contrat avec plus de six cents manifestations sportives à travers le monde. Après la Formule 1, son plus beau coup médiatique est un événement créé de toutes pièces : un fascinant concours de plongeon dont les épreuves circulent dans le monde entier, les champions s’élançant depuis des promontoires naturels ou des bâtiments hors norme comme le ICA Building (musée d’Art contemporain) de Boston ou la tour Saint-Nicolas, dans le port de La Rochelle. Message limpide : l’exploit peut survenir au coin de la rue, il est universel.

Pourtant, le docteur Thierry Hazout, lui-même coureur de demi-fond, est formel : « Les sportifs sérieux ne prennent pas de Red Bull, de Burn ou de Monster. » Parce que la caféine donne envie d’uriner, et que cela provoque une élimination d’ions nécessaires à l’effort (un non-sens pour tout athlète de haut niveau). Ensuite parce qu’un sportif a besoin d’être à l’écoute de son cœur, des signaux qu’il lui envoie (« ralentis, tu vas trop vite ! ») et que la forte absorption de caféine et de glucuronolactone combinés agira plutôt comme un leurre (« tu es en forme, continue, accélère ! »). « Les marathoniens boivent de l’eau fortement minéralisée et mangent des oranges, explique le médecin, mais certainement pas des sucres rapides. Et cela vaut pour un jeune qui va en boîte de nuit : s’il consomme du sucre puis va danser, il va alors passer d’une hyperglycémie à une hypoglycémie, ce qui est très mauvais. » En associant systématiquement son nom à l’idée même de performance sportive, Red Bull surferait donc allègrement sur un mensonge aussi massif que le Grossglockner (5)…

La grosse colère de monsieur Coca-Cola

Ce « story-telling » savamment orchestré – « nous soutenons le sport, donc nous sommes bons pour les sportifs » – fonctionne à merveille depuis quinze ans, et donne des migraines aux producteurs de sodas « à l’ancienne ». On raconte que le président de la Coca-Cola Company, découvrant les chiffres de vente stratosphériques de Red Bull pour l’année 2000, aurait piqué une colère effroyable, les murs du siège d’Atlanta tremblant si fort que les laborantins du département de recherche n’eurent pas besoin d’un dessin avant de se mettre au travail sur une formule concurrente. « Red Bull vous donne des ailes », un slogan décidément efficace… Détestant se faire doubler, Coca-Cola décide de mettre le paquet dans la promotion, aux Etats-Unis, de sa propre marque Burn (commercialisée depuis 2001), et, en Europe, des boissons Monster (créées en Californie en 2002) – qu’elle distribue. Mais, en terme de leadership, il est trop tard : Red Bull a déjà plusieurs trains d’avance – et ce sont des TGV montés sur coussin d’air.


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Sauf en France et en Norvège, deux territoires commerciaux qui vont donner du fil à retordre au nouveau géant. En 2003, alors que l’Europe a autorisé la commercialisation des boissons énergisantes, Paris et Oslo font sécession et mettent leur veto. En France, plusieurs études sont diligentées par le ministère de la Santé, qui recommande le fameux principe de précaution, pointant notamment les risques d’accidents cardiaques. Ne pouvant vendre sa recette d’origine, Red Bull met au point une version française dans laquelle la sulfureuse taurine synthétique est remplacée par un acide aminé voisin, l’arginine – qui a les mêmes effets supposés, mais sonne moins sexy à l’oreille. Le patron de Red Bull ne décolère pas et menace d’un procès coûteux. Il ira devant la Commission européenne, assure-t-il, et demandera 300 millions d’euros d’indemnités. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, résiste autant qu’elle peut à ces pressions, mais, en 2008, François Fillon lui demande de ravaler ses réserves et autorise finalement le produit d’origine, taurine incluse. Fillon, par ailleurs grand amateur de sports automobiles, notait alors Le Canard enchaîné (6)…

Depuis, on dit que l’entrepreneur milliardaire garderait une dent contre la France. De cela, on aurait aimé pouvoir parler avec lui, mais lorsque Télérama demanda une interview en face à face au service de presse de Red Bull, l’accueil fut aussi chaleureux que le message précis : « Monsieur Mateschitz ne parle jamais aux médias. Nous allons faire la demande, mais c’est sans grand espoir. » Demi-miracle trois semaines plus tard : le patron autrichien acceptait finalement de répondre à quelques questions, mais uniquement à l’écrit, par e-mail. Ton plutôt sympathique, mais en monologue intégral, quel intérêt ?

Un petit dernier et puis j’y vais…

Dommage que nous n’ayons pu obtenir cet entretien « in real life », on aurait bien aimé pouvoir discuter avec Dietrich Mateschitz de ces mélanges de plus en plus populaires, notamment chez les 16-35 ans, entre Red Bull et alcool – la vodka en premier lieu. En France, et plus encore en Angleterre (où l’on consomme cinq fois plus de boissons énergisantes que dans l’Hexagone), c’est la boisson star dans les soirées. « Un terrible accélérateur de la mise en danger, selon Thierry Hazout. L’alcool en soi mène à des conduites à risques, ça tout le monde le sait. Mais lorsqu’on mélange du Red Bull à de la vodka, on ajoute une part de confusion. Tous les fêtards ont fait cette expérience : à la fin d’une soirée bien arrosée, vous prenez un café, ou même un Coca-Cola. Rapidement, les effets négatifs de l’alcool s’estompent, même si votre état d’ivresse, lui, reste inchangé. Mais, comme vous vous sentez mieux, vous pouvez décider de prendre le volant… ou de boire encore plus, puis de prendre le volant. En réalité, vous surestimez votre résistance à l’alcool. » Problème supplémentaire : la taurine accélère l’effet de la caféine, donc l’impression trompeuse d’être en forme, invincible… Grands gagnants de cette razzia sur le combo Red Bull-vodka, les patrons de bars et de discothèques, qui réalisent des marges considérables, et les producteurs d’alcool de piètre qualité, qui écoulent leurs stocks sans avoir le moindre effort de promotion à engager.

DJ Rashad sur la scène estampillée Red Bull Mu

DJ Rashad sur la scène estampillée Red Bull Music Academy, et donc financée par la marque lors du prestigieux festival de musiques électroniques Sonar Stockholm, en février 2014. © Anders Neuman / Red Bull Content Pool

Il serait évidemment idiot d’attendre de Red Bull une forme d’autorégulation de ses pratiques commerciales, de son marketing si bien rôdé : ses boissons connaissent un succès populaire extraordinaire, la demande est mondiale et ne semble pas devoir décliner. Il y avait un marché, Red Bull a eu le génie de le sentir avant tout le monde, puis s’y est engouffré avec brio… Face aux critiques, la marque fait le dos rond. Quand une plainte contre Red Bull est déposée aux Etats-Unis ou ailleurs – par exemple, en octobre 2013, par la famille d’un basketteur de 33 ans foudroyé par une crise cardiaque –, la firme répond par ses propres statistiques, ses calculs à l’échelle d’une canette. Ou encore par ce genre de communiqué un peu surréaliste : « There is no added benefit in consuming the product in excessive amounts » (« on ne tirera aucun effet bénéfique de la consommation du produit dans des quantités excessives »). Aucun effet bénéfique ? Cette bonne blague.

Une des plus grosses agences de « presse » au monde

Les chiens aboient, la caravane Red Bull passe. Surtout, elle perfectionne chaque jour un peu plus sa redoutable politique de promotion, elle qui a mis en place tous les outils nécessaires à la célébration de son propre mythe. Au cœur du système Red Bull, il y a une étonnante fabrique à images : la Red Bull Media House, une unité de production et de diffusion de contenus, d’images, de reportages prêts à l’emploi. Six cents employés du monde de l’écrit et de l’audiovisuel y travaillent, depuis le siège en Autriche. Lorsque vous arrivez sur le site internet de cette agence de presse d’un nouveau genre, vous êtes guidés vers différents services à l’efficacité imparable : besoin d’images de windsurf, de compétitions de vélos BMX, de danse hip-hop ? Pas de problème, servez-vous.

Quand le service média de Red Bull ne fournit pas de

Quand le service média de Red Bull ne fournit pas de photo, le logo de la marque est tout aussi présent. Mais comment l'éviter ? Sebastian Vettel au Grand prix de Belgique, Spa, août 2013. © Hoch Zwei/ZUMA/REA

Pour le journaliste anglais Sean O’Neill, « Red Bull a compris bien avant les autres que le paysage télévisuel allait être révolutionné par l’arrivée de nombreuses chaînes à petit budget qui auraient besoin d’images à diffuser. Le groupe a alors décidé de donner des vidéos et des photos de ses événements sportifs sans demander le moindre dollar en contrepartie. » Pour s’assurer un maximum de temps d’antenne, tout est filmé en haute définition et disponible en plusieurs formats, de quelques secondes à 52 minutes de reportage. Chaque jour, plusieurs heures d’images nouvelles sont mises en ligne.

Red Bull n’est plus seulement un fabricant de boissons, c’est devenu un média. La marque a ses propres publications, en magazine papier comme sur Internet. A quoi bon s’embêter à (essayer de) persuader des journalistes parfois retors à parler de Red Bull lorsqu’on peut soi-même orchestrer sa médiatisation ? Le groupe a multiplié les éditions de son Red Bulletin, mensuel aujourd’hui tiré à 4 millions d’exemplaires et distribué gratuitement dans onze pays comme supplément de quotidiens dont L’Equipe, le Los Angeles Times ou le Chicago Tribune. Autant de journaux qu’on imagine mal consacrer un papier critique aux petites canettes bleu et argent.

Tout est gratuit, mais rien ne se perd

Tout en faisant des sports extrêmes son terrain de conquête principal, Red Bull n’a jamais cessé de chouchouter le monde de la musique électronique, les DJ, les festivals branchés fréquentés par sa cible. Régulièrement, elle ouvre de superbes studios d’enregistrements dans des grandes capitales et les prête gracieusement à des artistes en échange de quelques photos au travail. Les dirigeants de Red Bull, ayant oublié d’être bêtes, recrutent à chaque fois des chefs de projet issus des milieux underground, garants d’une ligne éditoriale plutôt intelligente. Du coup, à Paris comme ailleurs, le milieu de la musique électronique a été ravi de l’ouverture d’un studio Red Bull, apportant de fait sa caution à la firme autrichienne… La danse hip-hop et le street art sont d’autres terrains de jeux de plus en plus visités par la marque, qui débarque à chaque fois avec ses appareils photos, ses caméras. Tout est gratuit, mais rien ne se perd.

Pas question de mollir : depuis cinq ans, la concurrence fait rage, même si Red Bull conserve près de la moitié du marché mondial. En France, les marques distributrices (Carrefour, Leclerc…) se sont à leur tour lancées dans la production de boissons énergisantes premier prix depuis 2010. Plus inquiétant pour Red Bull : des marques comme Monster, Dark Dog et Venom sont de plus en plus agressives, sur les prix (de plus en plus bas) comme sur les dosages (de plus en plus forts). Leurs nouveaux produits ont pour nom Khaos, Ripper (l’éventreur), Assault (agression) ou encore Mojave Rattler (crotale du désert de Mojave). Petits joueurs s’abstenir.

Alors, le numéro un mondial se doit d’innover plus encore. Le 14 octobre 2012, lors du saut en chute libre de Félix Baumgmarter depuis une capsule placée à 39 kilomètres d’altitude – un exploit par ailleurs remarquable, rendu possible par le soutien indéfectible de Red Bull depuis quinze ans –, son art de la mise en scène médiatique auto-orchestrée flirta avec le sublime : plus de 8 millions d’internautes suivirent l’exploit en direct sur YouTube. Seize fois plus de spectateurs que pendant la Cérémonie d’ouverture des JO de Londres. Durant les quatre minutes et dix-neuf secondes de la chute libre de Baumgmarter, plus de 2 000 tweets furent postés chaque seconde. Un coup de maître…


Et Dietrich Mateschitz n’entend pas en rester là. Homme de l’image lui-même fort discret – on le voit rarement dans les réceptions, et il regarde les grands prix de Formule 1 depuis son canapé, à la télé –, le grand ordonnateur du mythe Red Bull n’a jamais lésiné sur les moyens : l’entreprise, qui compte 9 000 salariés dans le monde, consacre un tiers de ses revenus à sa promotion. Vous avez bien lu : pas de ses bénéfices, de ses revenus ! Soit un milliard et demi d’euros en 2012, d’après les observateurs. L’homme de Fuschl am See affirmant boire jusqu’à douze canettes de son mirifique breuvage chaque jour (légende ?), peut-on imaginer un seul instant qu’il décide de lever le pied ? 

(1) Environ 0,70 euros, soit deux ou fois moins cher qu’en France.
(2) Il est décédé en 2012 à l’âge de 90 ans.
(3) Dans Les Echos du 9/11/2012.
(4) La marque possède une autre écurie : Toro Rosso (ex-Minardi).
(5) Le point culminant en Autriche, à 3 798 mètres.
(6) Dans son édition du 9 octobre 2013.


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